Chapitre 10 · 20 min de lecture
Octobre
1er octobre
Aux pieds du Seigneur. Luc 10:39.
Aux pieds du Seigneur — voilà notre lieu de privilège et de bénédiction, et c’est là que nous devons être instruits et préparés aux devoirs concrets de la vie. Là nous devons renouveler nos forces tandis que nous nous confions en lui, et apprendre à prendre notre vol comme les aigles ; là nous devons acquérir cette vraie connaissance qui est puissance. Là nous devons apprendre comment s’accomplit le véritable travail, et nous armer du vrai ressort qui le fait faire. Là nous devons trouver la consolation au milieu des épreuves du travail — et elles ne sont pas rares — comme au milieu des épreuves de la vie en général ; et là nous devons goûter par avance quelque chose de la félicité du ciel au milieu des jours de la terre ; car s’asseoir à ses pieds, c’est en vérité être dans les lieux célestes, et contempler sa gloire, c’est faire ce que nous ne nous lasserons jamais de faire là-haut.—W. Hay Aitken.
2 octobre
Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. 1 Jean 4:16.
Dieu est amour; et il est bon, autant que vrai, de songer que chaque rayon de soleil qui touche la terre a le soleil à son autre extrémité ; ainsi chaque parcelle d’amour sur la terre de Dieu a Dieu à son autre extrémité.—Mark Guy Pearse.
3 octobre.
Ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Actes 4:13.
Un chrétien devrait être une image frappante de Jésus-Christ. Vous avez lu des vies de Christ, magnifiquement et éloquemment écrites, mais la meilleure vie de Christ est sa biographie vivante, tracée dans les paroles et les actions de son peuple. Si nous étions ce que nous professons être, et ce que nous devrions être, nous serions des portraits de Christ ; oui, des ressemblances si frappantes de lui que le monde n’aurait pas à nous examiner des heures durant pour dire : « Eh bien, cela ressemble un peu » ; mais, dès qu’il nous aurait aperçus, il s’écrierait : « Il a été avec Jésus ; il a été instruit par lui ; il lui ressemble ; il a saisi l’idée même du saint homme de Nazareth, et il la met en œuvre dans sa vie et ses actions de chaque jour. »—Spurgeon.
4 octobre
Ne crains pas, crois seulement. Marc 5:36.
Ne te laisse pas abattre si les difficultés et les épreuves t’entourent dans ta vie céleste. Elles y ont peut-être été placées à dessein par Dieu pour te former et te discipliner en vue de plus hauts développements de la foi. S’il t’appelle à « peiner à ramer », c’est peut-être pour faire de toi un marin plus aguerri, pour t’amener à relever les mains languissantes et les genoux affaiblis, et, par-dessus tout, pour te pousser à une confiance plus sainte en celui qui tient dans sa main le navire et ses destinées, et qui, au milieu des nuées qui s’amassent, de l’horizon assombri et des vagues écumantes, adresse sans cesse à nos défiances ce doux reproche : « Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu? »—Macduff.
5 octobre
Heureux l’homme que Dieu châtie! Job 5:17.
Heureux, parce que la correction est destinée à le conduire dans les sentiers de la félicité et de la paix.
Heureux, parce qu’il n’y a en elle aucune sévérité inutile.
Heureux, parce que le châtiment n’est pas tant dirigé contre nous que contre nos plus cruels ennemis — nos péchés.
Heureux, parce que nous avons d’abondantes paroles de consolation.
Heureux, parce que le Seigneur châtie celui qu’il aime.
Heureux, parce que notre légère affliction n’est que pour un moment.—George Bowen.
6 octobre
Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie. Matthieu 2:10.
Nous qui cherchons Jésus, nous devrions être joyeux ; il ne fait pas honneur à notre Seigneur que nous ayons l’air de chercher son tombeau. Les mines mornes des disciples de Christ lui ont fait tort aux yeux du monde. Sourions donc en marchant, car nous avons l’étoile pour peu que nous levions les yeux et que nous nous placions dans le droit chemin.—Thos. Champness.
7 octobre
Si je suis assise dans les ténèbres, L’Éternel sera ma lumière. Michée 7:8.
Si tu consens à choisir les ténèbres apparentes de la foi plutôt que les clartés de la raison, une lumière merveilleuse jaillira sur toi de la Parole de Dieu.—A. J. Gordon.
8 octobre
Je (Daniel) restai seul, et je vis cette grande vision. Daniel 10:8.
La solitude est l’antichambre de Dieu ; un pas de plus, et tu peux être en sa présence immédiate.—Landor.
9 octobre
Venez, mangez. Jean 21:12.
Ce matin, la voix du Bien-aimé de notre âme se fait entendre et nous adresse son invitation.
« Enfants », demande-t-il, « n’avez-vous rien à manger ? »
Nous répondons : « Non ; de nous-mêmes nous n’avons rien que la faim et la disette. Ô Dieu, nous ne pouvons nous nourrir nous-mêmes ! »
C’est alors que sa douce voix répond : « Venez, mangez ! »—W. Hay Aitken.
10 octobre
Seigneur Éternel, tu le sais ! Ézéchiel 37:3.
Voici la réponse de la foi. « Tu le sais ! » — quel oreiller pour le cœur qui vient s’y reposer ! « Tu le sais ! » — quels mots, peu nombreux mais si compréhensifs, pour résumer et exprimer les difficultés, les perplexités et les épreuves du cœur. « Tu le sais ! » — quel lieu de repos d’une douceur inexprimable au milieu des houles tumultueuses de la vie ; au milieu d’une mer qui ne connaît nul calme ; au milieu d’une scène où les ballottements de-ci de-là sont l’histoire de chaque heure ! Quelle réponse ces mots renferment pour tout cœur qui ne trouve pas de paroles pour exprimer ses grandes émotions ; pour un cœur dont les douleurs sont trop profondes pour que le langage se fraie un chemin jusqu’à Dieu ! Oh ! qu’ils soient toujours au premier rang dans l’âme, comme la réponse à toute difficulté sur notre route ! Ils sont la réponse de Dieu à tout ce que nous ne pouvons sonder ; la réponse de Dieu sur laquelle nos cœurs peuvent se reposer, et que nos lèvres peuvent prononcer, quand toute voie est barrée et que nous ne pouvons passer. « Seigneur Éternel, tu le sais ! » Repose-toi ici, croyant. Appuie ton âme sur ces paroles. Repose-toi paisiblement sur le sein de ton Dieu, et emporte-les avec toi dans toutes les scènes de la vie. « Seigneur Éternel, tu le sais. »—F. Whitfield.
11 octobre
Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Genèse 28:12.
Songe à cette échelle mystique, qui descend du trône de Dieu jusqu’à l’endroit, si humble soit-il, où tu peux te trouver. Ce peut être une lande déserte ; une humble chaumière ; la cabine d’un navire ; la hutte d’un colon ; un lit de souffrance ; mais Jésus-Christ te découvre et vient là même où tu es. L’un des montants de cette échelle est l’or de sa divinité ; l’autre, l’argent de son humanité ; les échelons sont la suite des événements, du berceau de Bethléhem jusqu’à la droite de la puissance, où il est assis. Cette échelle ploie sous un poids de bénédictions pour toi. Oh ! puisses-tu renvoyer tes fardeaux de péché, de souci et de crainte par les mains des anges ascendants de la prière et de la foi ! — afin de pouvoir recevoir dans ton cœur la troupe des anges de la paix, de la joie, de l’amour et de la gloire.—F. B. Meyer.
12 octobre
Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas! Genèse 28:16.
Le curé de la paroisse, tout d’austérité,
Gravit le haut clocher de l’église
Pour être plus près de Dieu, afin de transmettre
Sa parole aux gens d’en bas.
Et dans ses sermons il écrivait chaque jour
Ce qu’il croyait venu du ciel ;
Et il le laissait tomber sur la tête des gens
Deux fois en un jour sur sept.
Dans sa vieillesse, Dieu dit : « Descends et meurs. »
Et il cria du haut du clocher :
« Où es-tu, Seigneur ? » Et le Seigneur répondit :
« Ici-bas, parmi mon peuple. »—Selected.
13 octobre
Maintenant, Israël, écoute les lois et les ordonnances que je vous enseigne. Mettez-les en pratique, afin que vous viviez, et que vous entriez en possession du pays que vous donne l’Éternel, le Dieu de vos pères. Deutéronome 4:1.
« Écoute » et « mets-les en pratique », afin de « vivre » et de « posséder ». Voilà un principe universel et permanent. Il était vrai pour Israël, et il est vrai pour nous. Le chemin de la vie et le vrai secret de la possession, c’est la simple obéissance aux saints commandements de Dieu. Nous le voyons d’un bout à l’autre du volume inspiré, de la première à la dernière page. Dieu nous a donné sa Parole, non pour que nous spéculions sur elle ou que nous la discutions, mais pour que nous lui obéissions. Et c’est à mesure que, par la grâce, nous rendons une obéissance cordiale et joyeuse aux lois et aux ordonnances de notre Père, que nous marchons sur le lumineux chemin de la vie et que nous entrons dans la réalité de tout ce que Dieu a mis en réserve pour nous en Christ.—C. H. M.
14 octobre
Si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. Galates 2:20.
L’homme qui vit en Dieu ne connaît d’autre vie que la vie de Dieu.—Phillips Brooks.
15 octobre
Nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la cuirasse de la foi et de la charité, et ayant pour casque l’espérance du salut. 1 Thessaloniciens 5:8.
La foi, l’amour, l’espérance — ces trois-là forment l’armure défensive qui garde l’âme ; et ces trois-là rendent possible la maîtrise de soi. Tel un plongeur dans son scaphandre que l’on descend jusqu’au fond de l’océan sauvage et démonté, l’homme dont le cœur est ceint de la foi et de la charité, et dont la tête est couverte du casque de l’espérance, peut être plongé dans la mer la plus déchaînée de la tentation et de la mondanité, et pourtant il marchera au sec et sain et sauf au milieu de ses profondeurs, et respirera un air qui vient d’un monde au-dessus des flots sans repos. La foi te mettra en communication avec toute la puissance de Dieu. L’amour te conduira dans une région où toutes les tentations qui t’entourent seront touchées comme par la lance d’Ithuriel, et montreront leur propre laideur. Et l’espérance détournera tes yeux de la splendeur séduisante qui t’environne pour les fixer sur les gloires d’en haut. Ainsi les rênes te reviendront en main d’une manière toute nouvelle, et tu pourras régner sur ta propre nature d’une façon dont tu n’avais jamais rêvé auparavant, pourvu seulement que tu te confies en Christ, que tu l’aimes et que tu fixes tes désirs sur les choses d’en haut. Alors tu pourras te gouverner toi-même, quand tu laisseras Christ te gouverner.—Alex. McLaren.
16 octobre
La parole de notre Dieu subsiste éternellement. Ésaïe 40:8.
La Parole de Dieu est l’eau de la vie ; plus on la puise, plus elle coule fraîche. Elle est le feu de la gloire de Dieu ; plus on la souffle, plus elle brûle clair. Elle est le blé du champ du Seigneur ; mieux on la moud, plus elle rend. Elle est le pain du ciel ; plus on le rompt et le distribue, plus il demeure. Elle est l’épée de l’Esprit ; plus on la fourbit, plus elle brille.—Bishop Jewel.
17 octobre
Je t’ai parlé dans le temps de ta prospérité. Jérémie 22:21.
Nous abritons nos yeux de la main pour écarter l’éclat du grand jour lorsque nous voulons voir au loin. Ainsi Dieu pose pour ainsi dire sa main sur notre front et tempère l’éclat de la prospérité, afin que nous embrassions les phases plus larges de sa bonté. C’est une expérience commune que, regardant du fond de la nuit de quelque affliction personnelle, des hommes ont vu pour la première fois au-delà du plan terrestre et entrevu la terre de Beulah. Ne reculons pas devant la Main dont nous savons qu’elle n’est lourde que de bénédiction.—Ludlow.
18 octobre
Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur. Psaume 91:3.
Il te délivre du filet de l’oiseleur. C’est-à-dire des petites choses, des pièges et des rets cachés que l’on tend pour nous. Les grands péchés effraient là où les petits filets enlacent. Il est plus facile d’échapper à la flèche du chasseur qu’à l’appât rusé.
Et où n’en tend-on pas ? La richesse et la pauvreté, la maladie et la santé, la prospérité et l’adversité, l’amitié et la solitude, le travail et son absence — chacun a son piège, où non seulement les imprudents se laissent prendre, mais où les sages et les vigilants tombent parfois en proie. De petites choses, de simples fils, à peine dignes qu’on s’en garde — et pourtant assez forts pour nous retenir et nous entraver, et qui peuvent être le commencement de notre perte.—Mark Guy Pearse.
19 octobre
L’Éternel mit un signe sur Caïn. Genèse 4:15.
Nous parlons du signe de Caïn comme s’il était la marque d’une malédiction. En réalité, c’était le signe de la miséricorde de Dieu, une défense contre ses ennemis.—D. J. Burrell.
20 octobre
Quiconque parmi vous craint l’Éternel . . . Quiconque marche dans l’obscurité et manque de lumière, Qu’il se confie dans le nom de l’Éternel, Et qu’il s’appuie sur son Dieu! Ésaïe 50:10.
« Dans les violentes tempêtes », disait un vieux marin, « nous ne pouvons faire qu’une seule chose, il n’y a qu’un seul moyen : nous devons mettre le navire dans une certaine position et l’y maintenir. »
Voilà, chrétien, ce que tu dois faire. Parfois, comme Paul, tu ne vois ni soleil ni étoiles, et une grande tempête pèse sur toi ; alors tu ne peux faire qu’une seule chose ; il n’y a qu’un seul moyen. La raison ne peut t’aider. Les expériences passées ne te donnent aucune lumière. La prière même ne t’apporte nulle consolation. Un seul parti te reste. Tu dois mettre ton âme dans une position et l’y maintenir. Tu dois t’appuyer sur le Seigneur ; et, quoi qu’il advienne — vents, vagues, mers contraires, tonnerre, éclairs, rochers menaçants, brisants rugissants —, quoi qu’il arrive, tu dois t’attacher au gouvernail et tenir ferme ta confiance en la fidélité de Dieu, en son engagement d’alliance, en son amour éternel en Jésus-Christ.—Richard Fuller.
21 octobre
Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. Apocalypse 2:10.
Il y a un ciel au bout du voyage de tout chrétien fidèle.—Cuyler.
22 octobre
Fuis en Égypte. Matthieu 2:13.
Pourquoi ? Parce qu’il y a un roi cruel qui cherchera à ôter la vie au petit enfant.
Christ est-il né en toi ? Ta vie est-elle comme cette crèche — précieuse comme un écrin, à cause de ce qu’elle renferme ? Alors prends garde ; car, plus rusé et plus sans scrupule qu’Hérode, le destructeur des âmes cherchera à te détruire.
Un jour viendra où l’on dira : « Ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts. » La grâce survivra à l’ennemi, et nous reviendrons encore goûter les douceurs de la vie, sans aucun Hérode pour nous menacer. Après tout, c’est le péché qui est de courte durée, car le bien fleurira quand le malin sera enchaîné pour toujours.—Thos. Champness.
23 octobre
Ton serviteur fera ce que dit mon seigneur le roi. 1 Rois 2:38.
Il y a quelque chose d’infiniment meilleur que de faire une grande chose pour Dieu, et cette chose infiniment meilleure, c’est d’être là où Dieu veut que nous soyons, de faire ce que Dieu veut que nous fassions, et de n’avoir aucune volonté en dehors de la sienne.—G. Campbell Morgan.
24 octobre
Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. Matthieu 5:16.
On dit que le monde a un œil d’aigle pour tout ce qui est inconséquent, un œil prompt à découvrir les caprices et les inconséquences chez les défaillants et les indignes. Il a un œil d’aigle ; mais l’aigle cligne devant le soleil, et l’iris brûlant de son œil se rétracte, confus, devant la pureté sans tache de midi. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin que d’autres, saisis d’admiration et charmés par la cohérence de votre vie pieuse, viennent s’enquérir et dire que vous avez été avec Jésus.—Punshon.
25 octobre
Les onze disciples allèrent . . . sur la montagne que Jésus leur avait désignée . . . Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: . . . Allez, faites de toutes les nations des disciples. Matthieu 28:16, 18, 19.
Les actions considérables de ce monde ont d’ordinaire de très petits commencements. De quelques lettres, combien de milliers de mots se forment ! De dix chiffres, combien de milliers de nombres ! Un point est le commencement de toute la géométrie. Une petite pierre jetée dans un étang y trace un petit cercle, puis un plus grand, jusqu’à ce qu’il s’étende d’un bord à l’autre. Ainsi, de petits commencements, Dieu fait jaillir un flot à travers le monde entier.—Charnock.
26 octobre
Je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie. Luc 2:10.
Il est vrai que cette bonne nouvelle d’une grande joie devait être « pour tout le peuple », mais non pas d’abord. Le message tombe sur nos propres oreilles, et il est d’abord pour nos propres âmes.
Oh ! pèse bien ceci ! Reçois toutes les vérités de Dieu d’abord dans ton propre cœur. Demande dans une prière fervente que l’Esprit les écrive de la plume du ciel sur ta propre conscience. Alors tu seras un vase propre à l’usage du Maître, et tu porteras son message avec une puissance spirituelle aux âmes des autres.—F. Whitfield.
27 octobre
Le Seigneur châtie celui qu’il aime. Hébreux 12:6.
La prospérité terrestre n’est pas un signe de l’amour particulier du ciel ; la douleur et le souci ne sont pas non plus une marque de la défaveur de Dieu, mais tout le contraire. L’amour de Dieu est robuste, véritable et ardent — non pour notre confort, mais pour notre félicité durable ; il est résolu à l’atteindre, et il est assez fort pour supporter d’être méconnu et blâmé dans ses efforts pour accorder nos esprits à une musique plus haute. C’est pourquoi il vient nous instruire. Entrons-nous nous-mêmes comme élèves à l’école de l’amour de Dieu. Laissons de côté nos propres idées sur le programme d’étude ; soumettons-nous à être conduits et enseignés ; tenons-nous prêts à toutes les leçons qui pourront être données au tableau noir de la douleur ; soyons si assurés de l’inépuisable ténacité de son amour que nous osions nous confier en lui, quand même il nous ferait mourir. Et attendons ce moment auguste où il nous donnera la raison de toute la discipline de la vie, avec un sourire qui fera tressaillir nos âmes d’extase et contraindra la douleur et les soupirs à s’enfuir pour toujours.—F. B. Meyer.
28 octobre
Ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jean 16:23.
La prière doit s’appuyer sur la promesse, mais, grâce à Dieu, ses promesses sont toujours plus larges que nos prières ! Nul risque de bâtir ici des pyramides renversées, car Jésus-Christ est le fondement.—Frances Ridley Havergal.
29 octobre
Il se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Jean 13:4, 5.
Les actes sont communs et vils parce qu’ils expriment ordinairement les pensées communes et viles des hommes. N’accusons pas de bassesse les actes qui composent notre vie quotidienne, mais nos âmes ignobles qui se révèlent si indignement à travers ces actes. Le même acte peut successivement s’élever par tous les degrés intermédiaires, du fond de l’indignité jusqu’à une hauteur transcendante d’excellence, selon l’âme qui s’y manifeste. L’une des fins glorieuses de l’incarnation de notre Seigneur fut qu’il pût nous réconcilier avec les détails de la vie, afin que nous ne les méprisions pas comme insignifiants, mais que nous nous méprisions plutôt nous-mêmes de notre incapacité à faire de ces détails les interprètes d’une nature noble. Oh ! regardons donc avec tendresse et gratitude les détails quotidiens de la vie, voyant sur eux tous l’empreinte sanctifiante de la main de Jésus !—George Bowen.
30 octobre
Il mit . . . les chérubins qui agitent une épée flamboyante . . . pour garder le chemin de l’arbre de vie. Genèse 3:24. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie. Apocalypse 22:14.
Combien il est remarquable et beau que la dernière page de l’Apocalypse vienne se recourber pour toucher la première page de la Genèse. L’histoire de l’homme a commencé par des anges au visage sévère et aux épées flamboyantes barrant le chemin de l’Arbre de vie. Elle s’achève par la garde des chérubins retirée ; ou plutôt, peut-être, rengainant leurs épées et devenant des guides vers le fruit désormais permis, au lieu d’en être les gardiens. C’est la grande manière symbolique qu’a la Bible de dire que tout ce qui est entre les deux — le péché, la misère, la mort — n’est qu’une parenthèse. Le dessein de Dieu ne sera pas déjoué. Le terme de sa marche majestueuse à travers l’histoire, c’est l’accès des hommes à l’Arbre de vie, dont, durant les âges mornes — qui ne sont qu’un instant dans les grandes éternités —, ils avaient été exclus par leur péché,—Alex. McLaren.
31 octobre
Afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur. Éphésiens 1:17, 18.
Nous descendions un soir une montagne en Suisse, lorsqu’un noir orage effaça le jour, et que toutes choses furent soudain plongées dans les ténèbres. Nous ne distinguions plus qu’à peine les étroits sentiers poudreux et les versants sombres qu’engloutissait une obscurité plus profonde encore. Que dire alors de la majesté qui nous entourait, des hauteurs, des abîmes, des merveilles ? Tout était ténèbres. Puis vint l’éclair — non des lueurs, mais l’embrasement du ciel tout entier, incessant et de tous côtés. Dans quels retraits de gloire notre regard plongea ! Quelles merveilles de splendeur jaillirent des ténèbres !
Songe que, avec nous, en nous, est Celui qui vient rendre resplendissants les chemins communs et poudreux de la vie, illuminant nos pensées ternes par la lumière de la gloire de Dieu ; éclaircissant la vision de l’âme, puis révélant la grandeur du salut qui est nôtre en Christ.—Mark Guy Pearse.
Chapitre 10 terminé
Octobre