Chapitre 1 · 17 min de lecture
Le secret de la direction divine
Bien des enfants de Dieu sont si profondément tourmentés par la question de la direction divine qu’il peut être utile d’offrir quelques suggestions sur la manière de connaître le chemin dans lequel notre Père voudrait nous voir marcher, et l’œuvre qu’il voudrait nous voir accomplir. On ne saurait exagérer l’importance de ce sujet ; une grande part de notre force et de notre paix tient à savoir où Dieu voudrait que nous soyons, et à nous y tenir précisément.
La manne ne tombe que là où plane la colonne de nuée ; mais on est certain de la trouver sur les sables qui, quelques heures plus tôt, resplendissaient sous l’éclat du feu céleste, et que voile à présent le dais laineux de la nuée. Si nous sommes précisément là où notre Père céleste voudrait que nous soyons, nous avons la parfaite assurance qu’il pourvoira à la nourriture, au vêtement et à tout le reste. Lorsqu’il envoie ses serviteurs à Kerith, il fait même apporter par les corbeaux de quoi les nourrir.
Combien de notre travail chrétien a échoué parce que nous nous sommes obstinés à l’entreprendre de nous-mêmes, au lieu de discerner ce que Dieu faisait et où il réclamait notre présence ! Nous rêvons de brillants succès. Nous voulons les commander. Nous appelons à notre aide toutes sortes d’expédients, douteux ou non. À la fin, nous rebroussons chemin, découragés et honteux, tels des enfants déchirés et griffés par les ronces, et salis par le bourbier. Rien de tout cela ne serait arrivé si seulement nous avions été, dès le commencement, sous la direction infaillible de Dieu. Il pouvait nous éprouver, mais il ne pouvait nous laisser nous égarer.
Naturellement, l’enfant de Dieu, brûlant de connaître la volonté de son Père, se tourne vers le Livre saint et ranime sa confiance en remarquant comment, à toutes les époques, Dieu a conduit ceux qui ont osé se fier à lui jusqu’au bout, mais qui, sur le moment, devaient être aussi perplexes que nous le sommes souvent aujourd’hui. Nous savons comment Abraham quitta sa parenté et son pays et s’élança, sans autre guide que Dieu, à travers le désert sans routes, vers une terre qu’il ne connaissait pas. Nous savons comment, pendant quarante ans, les Israélites furent conduits à travers la péninsule du Sinaï, avec ses labyrinthes de grès rouge et ses étendues de sable. Nous savons comment Josué, en entrant dans la Terre promise, put affronter les difficultés d’une région inconnue et vaincre de grandes nations belliqueuses, parce qu’il regardait au Chef de l’armée de l’Éternel, qui mène toujours à la victoire. Nous savons comment, dans l’Église primitive, les apôtres furent rendus capables de se frayer un chemin à travers les questions les plus ardues et de résoudre les problèmes les plus embarrassants, posant des principes qui guideront l’Église jusqu’à la fin des temps ; et cela parce que le Saint-Esprit leur révélait ce qu’ils devaient faire et dire.
LES PROMESSES DE DIRECTION SONT SANS ÉQUIVOQUE.
Psaume 32:8 : « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre. » Telle est l’assurance formelle que Dieu donne à ceux dont les transgressions sont pardonnées, dont les péchés sont couverts, et qui sont plus prompts à remarquer le moindre signe de sa volonté que le cheval ou le mulet à sentir le mors.
Proverbes 3:6 : « Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira (ou : rendra droits) tes sentiers. » Parole sûre, sur laquelle nous pouvons nous reposer, pourvu seulement que nous remplissions les conditions préalables : nous confier de tout notre cœur, et ne pas nous appuyer sur notre propre intelligence.
Ésaïe 58:11 : « L’Éternel sera toujours ton guide. » Il est impossible de croire qu’il pourrait nous guider en quoi que ce soit s’il ne nous guidait toujours. Car les plus grands événements de la vie, comme les énormes pierres branlantes de l’ouest de l’Angleterre, pivotent sur les plus petits points d’appui. Un caillou peut modifier le cours d’un ruisseau. La croissance d’un grain de sénevé peut déterminer les pluies d’un continent. Ainsi sommes-nous invités à attendre une direction qui embrasse la vie entière dans ses innombrables nécessités.
Jean 8:12 : « Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » L’allusion paraît ici se rapporter aux pérégrinations dans le désert, et le Maître promet d’être pour toutes les âmes fidèles, dans leur pèlerinage vers la Cité de Dieu, ce que la colonne de nuée fut pour les enfants d’Israël dans leur marche vers la Terre promise.
Ce ne sont là que des exemples. La voûte de l’Écriture est incrustée de milliers de promesses semblables, qui brillent, chacune à sa mesure, comme les étoiles qui guident le voyageur à travers l’abîme. Le prophète peut bien résumer l’héritage des serviteurs de l’Éternel en disant de la Cité sainte : « Tous tes fils seront disciples de l’Éternel, Et grande sera la prospérité de tes fils. »
Et pourtant, il peut sembler à certains cœurs éprouvés et craintifs que tous ceux dont parle la Parole de Dieu ont été secourus, mais qu’eux-mêmes demeurent sans secours. Ils croient s’être tenus devant des problèmes déconcertants, face aux mystères de la vie, brûlant de savoir que faire, sans qu’aucun ange soit venu le leur dire, ni qu’aucune porte de fer se soit ouverte pour eux dans la geôle des circonstances.
Certains en rejettent la faute sur leur propre stupidité. Leur esprit est obtus et lourd. Ils ne parviennent pas à saisir le sens de Dieu, qui serait clair pour d’autres. Ils redoutent tant de mal agir qu’ils n’arrivent pas à discerner nettement ce qui est bien. « Qui est aveugle, sinon mon serviteur, Et sourd comme mon messager que j’envoie? Qui est aveugle, comme l’ami de Dieu, Aveugle comme le serviteur de l’Éternel? » Pourtant, comment traitons-nous nos propres enfants ? L’un a l’esprit si vif et si prompt qu’un simple mot suffit à lui indiquer le chemin ; l’autre est né lent, il ne saisit pas vite votre pensée. Ne faites-vous connaître ce que vous voulez qu’au plus habile ? Ne prendrez-vous pas l’autre sur vos genoux pour lui rendre claires les consignes qui le déroutent ? La détresse du tout petit nourrisson, qui désire savoir afin d’obéir aussitôt, ne tisse-t-elle pas un lien presque plus fort que celui qui vous attache aux autres ? Ô enfants las, perplexes et lents, croyez au grand amour de Dieu et jetez-vous en lui, assurés qu’il s’abaissera jusqu’à votre ignorance, s’adaptera à vos besoins, et prendra « les agneaux dans ses bras, les portera dans son sein, et conduira les brebis qui allaitent ».
Il y a certaines directives pratiques auxquelles nous devons prêter attention pour être conduits dans la pensée du Seigneur.
I. ‑‑ NOS MOTIFS DOIVENT ÊTRE PURS.
« Lorsque ton œil est en bon état, tout ton corps est éclairé. » (Luc 11:34.) Vous avez beaucoup marché dans les ténèbres ces derniers temps, et peut-être ce passage en indique-t-il la raison. Votre œil n’a pas été en bon état. Il y a eu quelque obliquité du regard ‑‑ un strabisme spirituel ; et cela vous a empêché de discerner les indices de la volonté de Dieu, qui autrement eussent été clairs comme en plein midi.
Nous devons être très attentifs à juger nos motifs, en les scrutant comme les inspecteurs, aux portes de la Chambre des communes anglaise, fouillent chaque inconnu qui entre. Lorsque, par la grâce de Dieu, nous avons été délivrés des formes les plus grossières du péché, nous demeurons exposés à l’action subtile du moi dans nos heures les plus saintes et les plus belles. Il empoisonne nos motifs. Il souffle la pourriture sur nos plus beaux fruits. Il murmure des flatteries séduisantes à nos oreilles complaisantes. Il détourne l’esprit de son saint dessein, comme les masses de fer des paquebots dévient l’aiguille de la boussole loin du pôle.
Tant que subsiste quelque pensée d’avantage personnel, quelque idée d’obtenir la louange et l’approbation des hommes, quelque visée d’élévation de soi, il sera tout simplement impossible de découvrir le dessein de Dieu à notre égard. La porte doit être résolument fermée à tout cela si nous voulons entendre le murmure doux et léger. Toutes les lumières parasites doivent être exclues si nous voulons voir la pierre de l’Urim et du Thummim s’illuminer du « Oui » de Dieu, ou s’assombrir de son « Non ».
Demandez au Saint-Esprit de vous donner l’œil en bon état, et d’inspirer à votre cœur un seul but : celui qui animait notre Seigneur et lui permit de s’écrier, en considérant sa vie : « Je t’ai glorifié sur la terre. » Que ce soit là le mot d’ordre de notre vie : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts. » Alors « tout ton corps est éclairé, n’ayant aucune partie dans les ténèbres, il sera entièrement éclairé, comme lorsque la lampe t’éclaire de sa lumière. »
II. ‑‑ NOTRE VOLONTÉ DOIT ÊTRE ABANDONNÉE.
« Mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » (Jean 5:30.) Tel était le secret que Jésus non seulement pratiquait, mais enseignait. Sous une forme ou une autre, il insistait constamment sur une volonté abandonnée, comme la clé de la parfaite connaissance. « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra. »
Il y a toute la différence entre une volonté qui est éteinte et une volonté qui est abandonnée. Dieu ne demande pas que nos volontés soient anéanties, comme les muscles atrophiés des bras inutilisés d’un fakir. Il demande seulement qu’elles lui disent « Oui ». Souples entre ses mains comme le rameau de saule sous la main experte.
Bien des fois, tandis que le paquebot approchait du quai, j’ai observé le petit mousse prendre sa place sous la dunette, l’œil et l’oreille fixés sur le capitaine, prêt à crier chacune de ses paroles aux machinistes noircis d’en bas ; et souvent j’ai désiré que ma volonté répétât avec autant d’exactitude et de promptitude les paroles et la volonté de Dieu, afin que toute la nature inférieure obéît.
C’est faute de cette soumission que nous manquons si souvent la direction que nous cherchons. Il y a un différend secret entre notre volonté et celle de Dieu. Et nous ne serons jamais dans le vrai tant que nous ne l’aurons pas laissé prendre, briser et façonner. Oh ! recherchez cela. Si vous ne pouvez donner, laissez-le prendre. Si vous n’êtes pas consentant, avouez que vous êtes prêt à être rendu consentant. Livrez-vous à lui pour qu’il produise en vous le vouloir et le faire selon son bon plaisir. Nous devons être comme une argile malléable, prête à prendre toute forme que le grand Potier choisira ; ainsi serons-nous capables de discerner sa direction.
III. ‑‑ NOUS DEVONS CHERCHER À INFORMER NOTRE ESPRIT.
C’est assurément l’étape suivante. Dieu nous a donné ces merveilleuses facultés intellectuelles, et il ne les négligera pas. Dans sa grâce, il n’annule l’action d’aucun de ses dons admirables, mais il s’en sert pour communiquer ses desseins et ses pensées.
Il est donc de la plus haute importance de nourrir notre esprit de faits, d’informations sûres, des résultats de l’expérience humaine et (par-dessus tout) des enseignements de la Parole de Dieu. On ne peut qu’admirer combien la Bible est pleine de biographies et d’histoire, au point qu’il n’est guère de crise dans nos vies qui ne trouve son pareil dans ces pages merveilleuses. Il n’est pas de livre comme la Bible pour jeter une lumière sur les paliers obscurs de la vie humaine.
Nous n’avons ni besoin ni droit de courir çà et là demander à nos amis ce que nous devons faire ; mais il n’y a nul mal à prendre la peine de rassembler toute information sûre, dont la flamme de la pensée sainte et du dessein consacré pourra se nourrir et se fortifier. C’est à nous, en fin de compte, de décider selon ce que Dieu nous enseignera, mais sa voix peut nous parvenir par la voix du bon sens sanctifié, s’exerçant sur les matériaux que nous avons réunis. Certes, Dieu peut parfois nous ordonner d’agir contre notre raison, mais ces cas sont très exceptionnels ; et alors notre devoir sera si clair qu’aucune erreur n’est possible. Mais le plus souvent, Dieu parlera dans les résultats d’une réflexion mûrie, pesant et soupesant le pour et le contre.
Lorsque Pierre fut enfermé en prison, sans nul moyen de s’en tirer lui-même, un ange fut envoyé pour faire à sa place ce qu’il ne pouvait faire ; mais lorsqu’ils eurent parcouru une rue ou deux de la ville, l’ange le laissa examiner l’affaire par lui-même. Ainsi Dieu nous traite-t-il encore. Il dictera une voie miraculeuse par des moyens miraculeux. Mais quand la lumière ordinaire de la raison suffit à la tâche, il nous laisse agir selon les circonstances.
IV. ‑‑ NOUS DEVONS BEAUCOUP PRIER POUR ÊTRE DIRIGÉS.
Les Psaumes sont remplis de supplications ardentes pour une direction claire : « Éternel! enseigne-moi ta voie, Conduis-moi dans le sentier de la droiture, A cause de mes ennemis. » C’est la loi de la maison de notre Père que ses enfants demandent ce dont ils ont besoin. « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche. »
En un temps de changement et de crise, nous avons besoin de beaucoup prier, non seulement à genoux, mais aussi sous cette douce forme de prière intérieure où l’esprit s’offre sans cesse à Dieu, demandant que sa volonté lui soit montrée, sollicitant qu’elle s’imprime à sa surface, comme les corps célestes se photographient sur du papier préparé. Enveloppé d’une telle prière, le croyant confiant peut arpenter le pont du paquebot nuit après nuit, assuré que Celui qui dirige les étoiles dans leur course ne manquera pas de diriger l’âme qui n’a d’autre but que de faire sa volonté.
Une bonne forme de prière en pareille circonstance est de demander que des portes se ferment, que le chemin se barre, et que toute entreprise contraire à la volonté de Dieu soit arrêtée dès son commencement. Remettez l’affaire absolument entre les mains de Dieu dès le départ, et il ne manquera pas de briser le projet et de faire échouer le but qui n’est pas conforme à sa sainte volonté.
V. ‑‑ NOUS DEVONS ATTENDRE QUE LE PLAN DE DIEU SE DÉPLOIE PEU À PEU DANS SA PROVIDENCE.
Les impressions de Dieu au-dedans et sa parole au-dehors sont toujours corroborées par sa Providence alentour, et nous devrions attendre paisiblement que ces trois choses convergent en un seul point.
Parfois, il semble que nous soyons tenus d’agir. Chacun dit qu’il faut faire quelque chose ; et, de fait, les choses paraissent avoir atteint un tel degré de détresse qu’il le faut. Derrière sont les Égyptiens ; à droite et à gauche, des précipices inaccessibles ; devant, la mer. Il n’est pas aisé, en de tels moments, de se tenir tranquille et de voir la délivrance de Dieu ; mais il le faut. Lorsque Saül se fit violence et offrit le sacrifice, parce qu’il jugeait que Samuel tardait trop à venir, il commit la grande erreur de sa vie.
Dieu peut tarder à venir sous les traits de sa Providence. Il y eut un délai avant que l’armée de Sanchérib ne gisît comme des feuilles flétries autour de la Cité sainte. Il y eut un délai avant que Jésus ne vînt en marchant sur la mer au petit matin, ou ne se hâtât de ressusciter Lazare. Il y eut un délai avant que l’ange ne s’élançât aux côtés de Pierre, la nuit qui précédait son martyre attendu. Il attend juste assez pour éprouver la patience de la foi, mais pas un instant au-delà de l’heure extrême du besoin. « Car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé, Elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; Si elle tarde, attends-la, Car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement. »
Il est fort remarquable de voir comment Dieu nous guide par les circonstances. À un moment, le chemin peut sembler entièrement barré, puis, peu après, survient quelque incident banal qui, aux yeux d’autrui, paraîtrait peu de chose, mais qui, au regard perçant de la foi, en dit long. Parfois ces signes se répètent de diverses manières en réponse à la prière. Ce ne sont pas les fruits fortuits du hasard, mais l’ouverture des circonstances dans la direction où nous devons marcher. Et ils commencent à se multiplier, à mesure que nous avançons vers notre but, comme le font les lumières lorsqu’on approche d’une ville populeuse, en filant à travers le pays par le train de nuit.
Parfois, les hommes soupirent après un ange qui viendrait leur indiquer le chemin ; cela signifie simplement que le temps de se mettre en marche n’est pas encore venu pour eux. Si vous ne savez pas ce que vous devez faire, tenez-vous tranquille jusqu’à ce que vous le sachiez. Et lorsque l’heure d’agir viendra, les circonstances, telles des vers luisants, scintilleront le long de votre sentier ; et vous deviendrez si sûr d’être dans le vrai, quand les trois témoins de Dieu s’accordent, que vous ne le seriez pas davantage si un ange vous faisait signe d’avancer.
Les circonstances de notre vie quotidienne sont pour nous une indication infaillible de la volonté de Dieu, quand elles concordent avec les impulsions intérieures de l’Esprit et avec la Parole de Dieu. Tant qu’elles demeurent immobiles, attendez. Quand vous devrez agir, elles s’ouvriront, et un chemin se fraiera à travers les océans et les fleuves, les déserts et les rochers.
Nous commettons souvent une grande erreur en pensant que Dieu ne nous guide pas du tout, parce que nous ne voyons pas loin devant nous. Mais telle n’est pas sa méthode. Il s’engage seulement à ce que les pas de l’homme de bien soient affermis par l’Éternel. Non l’année prochaine, mais demain. Non le mille suivant, mais le mètre suivant. Non le motif tout entier, mais le point suivant sur la toile. Si vous attendez davantage, vous serez déçu et retomberez dans l’obscurité. Mais cela vous assurera d’être conduit par le bon chemin, comme vous le reconnaîtrez lorsque vous le contemplerez du haut des cimes de la gloire.
Nous ne saurions méditer trop profondément les leçons de la nuée données dans l’exquise leçon en images sur la direction divine (Nombres 9:15-23) : « Le jour où le tabernacle fut dressé, la nuée couvrit le tabernacle, la tente d’assignation; et, depuis le soir jusqu’au matin, elle eut sur le tabernacle l’apparence d’un feu. Il en fut continuellement ainsi: la nuée couvrait le tabernacle, et elle avait de nuit l’apparence d’un feu. Quand la nuée s’élevait de dessus la tente, les enfants d’Israël partaient; et les enfants d’Israël campaient dans le lieu où s’arrêtait la nuée. Les enfants d’Israël partaient sur l’ordre de l’Éternel, et ils campaient sur l’ordre de l’Éternel; ils campaient aussi longtemps que la nuée restait sur le tabernacle. Quand la nuée restait longtemps sur le tabernacle, les enfants d’Israël obéissaient au commandement de l’Éternel, et ne partaient point. Quand la nuée restait peu de jours sur le tabernacle, ils campaient sur l’ordre de l’Éternel, et ils partaient sur l’ordre de l’Éternel. Si la nuée s’arrêtait du soir au matin, et s’élevait le matin, ils partaient. Si la nuée s’élevait après un jour et une nuit, ils partaient. Si la nuée s’arrêtait sur le tabernacle deux jours, ou un mois, ou une année, les enfants d’Israël restaient campés, et ne partaient point; et quand elle s’élevait, ils partaient. Ils campaient sur l’ordre de l’Éternel, et ils partaient sur l’ordre de l’Éternel; ils obéissaient au commandement de l’Éternel, sur l’ordre de l’Éternel par Moïse. »
Cherchons assez haut la direction. Encourageons notre âme à n’attendre que Dieu jusqu’à ce qu’elle la reçoive. Cultivons cette humilité qu’il conduira dans la justice. Efforçons-nous d’avoir l’intelligence prompte, afin d’être aptes à voir le moindre signe de sa volonté. Tenons-nous les reins ceints et les lampes allumées, afin d’être prompts à obéir. Heureux ces serviteurs ! Ils seront conduits par un droit chemin vers la cité d’or des saints.
Pour ma part, après des mois d’attente et de prière, j’en suis venu à être absolument certain de la direction de mon Père céleste ; et avec le poids de l’expérience personnelle, j’encouragerais chaque âme troublée et perplexe qui pourrait lire ces lignes à attendre patiemment le Seigneur, jusqu’à ce qu’il indique clairement sa volonté.
Chapitre 1 terminé
Le secret de la direction divine