Chapitre 13 · 17 min de lecture
Afin que Dieu soit tout en tous
1 Corinthiens 15:24-28. — « Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. »
Ce sera la conclusion grandiose du grand drame de l’histoire du monde et de la rédemption de Christ. Un jour viendra — la gloire en est telle que nous n’en pouvons former aucune idée, le mystère en est si profond que nous ne pouvons le concevoir, mais un jour vient où le Fils remettra le Royaume que le Père lui a donné, qu’il a conquis par son sang, et qu’il a établi et rendu parfait du haut du trône de sa gloire. « il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père ». 1 Corinthiens 15:24.
Le Fils lui-même sera aussi soumis au Père, « afin que Dieu soit tout en tous ». Je ne puis le comprendre — le Fils éternellement béni, égal à Dieu, de toute éternité et à travers l’éternité ; le Fils éternellement béni, sur le trône, sera soumis au Père ; et d’une manière qui dépasse entièrement notre entendement, il sera alors manifesté, comme jamais auparavant, que Dieu est tout en tous.
C’est pour cela que Christ a travaillé ; c’est pour cela qu’il travaille aujourd’hui en nous ; c’est pour cela qu’il a jugé bon de donner son sang ; c’est cela que son cœur désire ardemment en chacun de nous ; c’est là l’essence même et la gloire du christianisme, « afin que Dieu soit tout en tous ». Et maintenant, si c’est là ce qui remplit le cœur de Christ ; si c’est là ce qui exprime l’unique but de l’œuvre de Christ, alors, si je veux avoir en moi l’esprit de Christ, la devise de ma vie doit être : Tout soumis et englouti en lui, « afin que Dieu soit tout en tous ». Quel triomphe ce serait si l’Église combattait vraiment sous cette bannière flottant au-dessus d’elle ! Quelle vie serait la nôtre si telle était vraiment notre bannière ! Servir Dieu pleinement, entièrement, uniquement, l’avoir pour tout en tous ! Comme cela ennoblirait, élargirait et stimulerait tout notre être ! Je travaille, je combats, « afin que Dieu soit tout en tous » ; afin que le jour de la gloire soit hâté. Je prie, et le Saint-Esprit lutte en moi avec un désir inexprimable, « afin que Dieu soit tout en tous ». Si seulement, nous chrétiens, nous réalisions à quelle grande cause nous travaillons et nous prions ; si nous avions quelque idée de quel Royaume nous sommes participants, et à quelle manifestation de Dieu nous nous préparons !
Pour illustrer quelle grande chose c’est d’appartenir au Royaume de Dieu et à la glorieuse Église de Christ sur la terre, John McNeill raconte comment, lorsqu’il était un garçon de douze ans, travaillant sur une ligne de chemin de fer et gagnant le beau salaire de six shillings par semaine, il rentrait chez sa mère et ses sœurs, qui n’en finissaient pas d’admirer leur petit Johnnie, et les ravissait en leur parlant de la position qu’il occupait. Il disait avec grande fierté : « Oh, notre compagnie — il passe entre ses mains tant de milliers de livres chaque année ; elle transporte tant de centaines de milliers de voyageurs chaque année ; et elle possède tant de kilomètres de voie ferrée, tant de locomotives et de wagons ; et elle emploie tant de milliers de personnes ! »
La mère et les sœurs tiraient une grande fierté de lui, parce qu’il était associé à une entreprise si importante.
Chrétiens, si seulement nous nous éveillions pour croire que nous appartenons au Royaume que Christ se prépare à remettre au Père, afin que Dieu soit tout en tous, comme la gloire remplirait nos cœurs et chasserait tout ce qui est mesquin, vil et terrestre ! Comme nous serions portés par cette foi bénie ! Je vis pour ceci : que Christ ait le Royaume à remettre au Père. Je vis pour ceci, et je le verrai un jour rendu soumis au Père, et alors Dieu tout en tous. Je vis pour lui, et je serai là non seulement comme témoin, mais j’aurai part à tout cela. Le Royaume remis, le Fils rendu soumis, et Dieu tout en tous ! J’y aurai part, et, dans une adoration ravie, je partagerai la gloire et la félicité.
Prenons ceci à cœur, afin que cela règne dans nos vies — cette unique pensée, cette unique foi, cet unique but, cette unique joie : Christ a vécu, est mort et règne ; je vis et je meurs, et, par sa puissance, je règne ; pour cette seule chose, « afin que Dieu soit tout en tous ». Que cela possède tout notre cœur et toute notre vie. Comment le pouvons-nous faire ? C’est une question sérieuse, à laquelle je désire vous donner quelques réponses simples. Et je dis, tout d’abord : Laissez Dieu prendre sa place dans votre cœur et votre vie. Luther disait souvent aux gens, lorsqu’ils venaient le troubler au sujet de leurs difficultés : « Laisse Dieu être Dieu. » Oh, donnez à Dieu sa place. Et quelle est cette place ? « Afin que Dieu soit tout en tous. » Que Dieu soit tout en tous chaque jour, du matin au soir. Dieu pour gouverner, et moi pour obéir. Ah, la félicité de dire : « Dieu et moi ! » Quel privilège d’avoir un tel associé ! Dieu d’abord, et puis moi ! Et pourtant il pourrait y avoir une secrète exaltation de soi à associer Dieu avec moi-même. Et je trouve dans la Bible une parole plus précieuse encore. La voici : « Dieu, et non pas moi. » Ce n’est pas : « Dieu premier, et moi second » ; Dieu est tout, et je ne suis rien. Paul a dit : « j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois. » Frères, efforçons-nous de donner à Dieu sa place — commençons dans notre chambre, dans notre adoration, et dans la prière. La puissance de la prière dépend presque entièrement de la conscience que nous avons de celui à qui je parle. Il est de la plus grande importance, si nous n’avons qu’une demi-heure pour prier, que nous prenions le temps d’apercevoir ce grand Dieu, dans sa puissance, dans son amour, dans sa proximité, attendant seulement de nous bénir. Cela est de bien plus grande importance que de passer toute la demi-heure à répandre d’innombrables requêtes et à invoquer d’innombrables promesses.
La grande chose, c’est de sentir que nous déposons nos supplications dans le sein de l’Amour tout-puissant. Avant et par-dessus tout, prenons le temps, lorsque nous prions, de réaliser la gloire et la présence de Dieu. Donnez à Dieu sa place dans chaque prière. Je le dis, laissez Dieu avoir sa place. Je ne puis donner à Dieu sa place sur le trône — en un certain sens je le puis, et je devrais m’y efforcer. La grande chose, cependant, c’est de sentir que je ne puis réaliser ce qu’est cette place, mais que Dieu se révélera de plus en plus lui-même, ainsi que la place qu’il occupe. Comment sais-je quoi que ce soit au sujet du soleil ?
Parce que le soleil brille, et, dans sa lumière, je vois ce qu’est le soleil. Le soleil est sa propre preuve. Aucun philosophe n’aurait pu me parler du soleil si le soleil ne brillait pas.
Aucune puissance de méditation et de pensée ne peut saisir la présence de Dieu. Sois tranquille, confiant et reposé, et le Dieu éternel brillera dans ton cœur et se révélera. Et alors, aussi naturellement que je jouis de la lumière du soleil, et aussi naturellement que je regarde les pages d’un livre sachant que je puis voir les lettres parce que la lumière brille ; tout aussi naturellement Dieu se révélera à l’âme qui attend, et fera de sa présence une réalité. Dieu prendra sa place comme Dieu en présence de son enfant, de sorte que, absolument et réellement, la chose principale dans le cœur de l’enfant sera : « Dieu est ici, Dieu se fait connaître. »
Bien-aimés, n’est-ce pas là ce que vous désirez ardemment — que Dieu prenne une place qu’il n’a jamais eue ; que Dieu vienne à vous dans une proximité que vous n’avez encore jamais ressentie ; et, par-dessus tout, que Dieu vienne à vous dans une communion permanente et ininterrompue ? Dieu est capable de prendre sa place devant vous tout le jour. Je répète ce à quoi j’ai déjà fait allusion, parce que Dieu m’a enseigné une leçon par là : de même que Dieu a fait la lumière du soleil si douce, si suave, si brillante, si universelle et si incessante qu’elle ne me coûte jamais une minute de peine pour en jouir ; de même, et bien plus réelle que la lumière qui brille sur moi, la proximité de mon Dieu peut m’être révélée comme mon partage permanent. Prions tous « afin que Dieu soit tout en tous », dans notre vie de chaque jour.
Supposez que là-bas, en Afrique du Sud, se trouve une femme dont le mari est parti pour un long voyage dans l’intérieur du pays. Il doit rester absent des mois, loin de tout relais postal. L’épouse est impatiente de recevoir des nouvelles. Depuis des semaines, elle n’a reçu de lui ni lettre ni message. Un jour, comme elle se tient à sa porte, survient un grand Cafre sauvage. Il est effrayant d’aspect et porte ses lances et son bouclier. La femme, alarmée, se précipite dans la maison et ferme la porte. Il vient frapper à la porte, et elle est saisie de terreur. Elle envoie sa servante, qui revient et dit : « L’homme dit qu’il doit vous voir. » Elle y va, tout effrayée. Il sort un vieux journal. Il est venu à pied, au terme d’un mois de marche, de la part de son mari, et à l’intérieur du journal crasseux se trouve une lettre de son mari, qui lui donne de ses nouvelles. Comme cette épouse se réjouit de cette lettre ! Elle oublie le visage qui l’avait terrifiée. Et maintenant, comme les semaines s’écoulent de nouveau, comme elle se met à soupirer après cet affreux messager cafre ! Après une longue attente, il revient, et cette fois elle se précipite au-dehors à sa rencontre, parce qu’il est le messager qui vient de son époux bien-aimé, et elle sait que, malgré tout son extérieur repoussant, il est le porteur d’un message d’amour. Oh, apprenez à accepter la volonté de Dieu en toutes choses !
Si Dieu doit être tout en tous dans votre cœur et votre vie, je dis non seulement : Laissez-le prendre sa place et acceptez toute sa volonté, mais, troisièmement : Confiez-vous en sa puissance. Chers amis, c’est « Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir ». C’est « le Dieu de paix », selon un autre passage, qui « vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable ». Vous vous plaignez de faiblesse, de débilité, de vide. Qu’importe ; c’est pour cela que vous avez été faits — pour être un vase vidé, dans lequel Dieu peut mettre sa plénitude et sa force. Apprenez donc la leçon. Je sais qu’elle n’est pas facile. Longtemps après que Paul fut devenu apôtre, le Seigneur Jésus dut venir d’une manière toute spéciale pour lui apprendre à dire : « Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses » 2 Corinthiens 12:9. Paul était en danger de s’enorgueillir, à cause des révélations du Ciel, et Jésus vint à lui et dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » 2 Corinthiens 12:9.
La vie de Paul fut changée dès ce moment sur ce point précis, et il dit : « C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 2 Corinthiens 12:10.
Désirez-vous vraiment que Dieu soit tout en tous ? Prenez le temps de dire chaque jour, en vous inclinant devant Dieu : « La puissance toute-puissante de Dieu qui agit dans le soleil, dans la lune, dans les étoiles et dans les fleurs, agit en moi. Cela est aussi certain que le fait que je vis. La puissance toute-puissante de Dieu agit en moi. Je n’ai qu’à m’abaisser et à me tenir tranquille ; il me faut être plus soumis et plus abandonné à sa volonté ; il me faut être plus confiant et laisser Dieu faire de moi ce qu’il voudra. » Donnez à Dieu libre cours en vous, et laissez Dieu agir, et il agira puissamment. Le plus profond repos s’est souvent révélé être l’inspiration de la plus haute action. Cela s’est vu dans l’expérience de beaucoup des saints de Dieu, et c’est justement l’expérience dont nous avons besoin — que, dans le repos de l’abandon et de la foi, l’œuvre de Dieu se manifeste.
Quatrièmement : Si Dieu doit être tout en tous, sacrifiez tout pour son royaume et sa gloire. « Afin que Dieu soit tout en tous. »
C’est un but si noble, si glorieux, si saint que Christ a dit : « Pour cela je donnerai ma vie. Pour cela, je donnerai tout ce que j’ai, jusqu’à la mort de la croix. Pour cela, je me donnerai moi-même. » Si cela valait cela pour Christ, cela est-il sans valeur pour vous ?
Si l’on avait demandé à Jésus de Nazareth : « À quoi sert le corps ? quel est le plus haut usage de ton corps ? » il aurait répondu : « L’usage et la gloire de mon corps, c’est que je puis le donner en sacrifice à Dieu. C’est là tout. » À quoi sert d’avoir un esprit ; à quoi sert d’avoir de l’argent ; à quoi sert d’avoir des enfants ? À ce que je puisse les donner à Dieu ; car Dieu doit être tout en tous en toutes choses. Je prie Dieu qu’il nous donne une telle vue de son royaume et de sa gloire que tout le reste disparaisse. Alors, si vous aviez dix mille vies, vous diriez : « Voici la beauté et le prix de la vie : “afin que Dieu soit tout en tous” pour moi, et que je puisse prouver aux hommes que Dieu est plus que toute chose, que la vie ne vaut d’être vécue que dans la mesure où elle est donnée à Dieu pour qu’il la remplisse. »
Sacrifions tout pour son royaume et sa gloire. Commencez à vivre jour après jour avec cette prière : « Mon Dieu, je me suis livré à toi. Sois mon tout en tous. » Vous dites : « Suis-je capable de réaliser cela ? » Oui, de cette manière : Laissez le Saint-Esprit habiter en vous ; laissez le Saint-Esprit brûler en vous comme un feu, et brûler en vous avec des soupirs inexprimables, criant vers Dieu lui-même pour qu’il révèle sa présence et sa volonté en vous. Dans le huitième chapitre des Romains, Paul a parlé des soupirs de la création tout entière.
Et après quoi soupire la création tout entière ? Après la rédemption, la glorieuse liberté des enfants de Dieu (Voir Romains 8:19). Je suis persuadé que c’est ce que Paul voulait dire quand il parlait des soupirs du Saint-Esprit — les soupirs inexprimables aspirant au temps de gloire à venir où Dieu sera tout en tous. Chrétiens, sacrifiez votre temps ; sacrifiez vos intérêts ; sacrifiez les meilleures forces de votre cœur à prier, à désirer et à crier « afin que Dieu soit tout en tous ».
Et enfin : si Dieu doit être tout en tous, attendez-vous continuellement à lui tout le jour. Mon premier point se rapportait au fait de donner à Dieu sa place, mais je veux le faire ressortir plus nettement en conclusion. Attendez-vous continuellement à Dieu tout le jour. Pour cela, il vous faut vivre toujours en sa présence. Le lieu saint où nous devons vivre dans les cieux, c’est la présence immédiate de Dieu. La présence permanente de Dieu est assurément l’héritage de tout enfant de Dieu, aussi sûrement que le soleil brille. Le Père ne cache jamais sa face à son enfant. Le péché la cache, et l’incrédulité la cache, mais le Père laisse son amour briller tout le jour sur la face de ses enfants. Le soleil brille jour et nuit. Ton soleil ne se couchera jamais. Commence à rechercher ceci. Viens vivre en la présence de Dieu. Il y a en vérité une demeure permanente en sa présence, dans le secret de sa tente, dont quelqu’un a chanté fort joliment : Avec moi, où que j’aille, va cette grande Présence ; cette joie inexprimable, ce repos que rien ne trouble.
Partout, le bienheureux silence de ce Lieu saint ; silence de l’amour qui adore, muet devant sa face.
C’est là le partage de ceux à qui cette prière est accordée : « Je demande à l’Éternel une chose, que je désire ardemment: Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel, Pour contempler la magnificence de l’Éternel Et pour admirer son temple. » Psaume 27:4. « Il me cachera sous l’abri de sa tente. » V. 5. Dieu lui-même vous prendra et vous y gardera, de sorte que toute votre œuvre se fera en Dieu. Bien-aimés, attendez-vous continuellement à Dieu. Vous ne pouvez le faire à moins d’être en sa présence. Il vous faut vivre en sa présence. Alors la bienheureuse habitude de s’attendre à Dieu s’apprendra. La véritable difficulté d’en arriver au point de réellement s’attendre à Dieu vient de ce que la plupart des chrétiens n’ont pas cherché à réaliser la proximité de Dieu ni à donner à Dieu la première place. Mais efforçons-nous d’y parvenir, confions-nous en Dieu pour qu’il nous l’accorde par sa grâce, et attendons-nous à Dieu tout le jour. « Je tourne constamment les yeux vers l’Éternel », dit l’un. Attendez-vous à Dieu pour être conduits, et Dieu, si vous vous attendez beaucoup à lui, vous élèvera dans une puissance nouvelle pour son service, dans une joie nouvelle en sa communion. Il vous conduira dans une plus grande confiance en lui ; il vous préparera à attendre de lui des choses nouvelles. Bien-aimés, nul ne sait ce que Dieu fera pour un homme qui s’est entièrement livré à lui. Loué soit son nom ! Que chacun de nous dise : « Que ma vie soit de vivre et de mourir, de travailler et de prier continuellement pour cette seule chose : qu’en moi, autour de moi et dans l’Église ; que par toute la terre, “Dieu soit tout en tous”. »
Une petite semence est le commencement d’un grand arbre. Un grain de moutarde devient un arbre dans lequel les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid. Ce grand jour dont parle le texte, où Christ lui-même sera soumis au Père, remettra le Royaume au Père, et où Dieu sera tout en tous — voilà le grand arbre du Royaume de Dieu parvenant à son parfait achèvement et à sa gloire. Oh, prenons la semence de cette gloire dans nos cœurs, et inclinons-nous dans un humble abandon et une humble soumission, et disons : « Amen, Seigneur ; que ceci soit mon unique pensée. Que ceci soit ma vie — parler et travailler, prier et exister uniquement afin que d’autres soient amenés à le connaître, eux aussi. Voici ma vie — me livrer aux aspirations inexprimables du Saint-Esprit, afin que je ne me repose pas, mais que je garde toujours les yeux fixés sur ce jour — le jour de la gloire, où, en vérité, Dieu sera tout en tous. »
Que Dieu vienne en aide à chacun de nous. Que Dieu nous aide tous à nous livrer à lui, et à Christ, et à en faire notre vie de chaque jour ; pour l’amour de son Nom. Amen.
Chapitre 13 terminé
Afin que Dieu soit tout en tous