Chapitre 9 · 17 min de lecture
Bien plus contre bien moins
« mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Romains 5:20).
Une grande part du réconfort de notre vie religieuse dépend de la manière dont nous voyons les choses. Notre manière de voir ne change pas la réalité, mais elle change la façon dont nous en faisons l’expérience. Notre sécurité vient de ce qui est réel, mais notre réconfort vient de ce que nous croyons être réel.
Il est une expression employée à maintes reprises dans la Bible pour décrire le salut de Jésus-Christ : « bien plus ». Elle nous dit qu’il n’est aucun besoin humain auquel son salut ne puisse « bien plus » que pourvoir. Pourtant nous sommes souvent tentés de penser que « bien moins » serait un terme plus juste — que, dans l’expérience réelle, le salut est bien moindre que nos besoins. Cette vision du « bien moins » rend notre vie spirituelle misérable.
Si ce que nous avons appris de la plénitude du salut de Dieu est vrai, « bien plus » devrait être le seul langage que nous employions. Parce que certains chrétiens agissent comme si « bien moins » était plus réaliste, voyons ce que la Bible dit réellement. Si Dieu dit que son salut est plus que suffisant et que nous soutenons qu’il l’est moins, nous le traitons d’indigne de confiance et créons notre propre misère.
« Bien moins » est le langage de ce que nous pouvons voir ; « bien plus » est le langage de l’invisible.
« Bien moins » paraît plus raisonnable parce que notre faiblesse est visible, tandis que la force de Dieu est invisible. Nos besoins sont là, devant nous, tandis que la provision de Dieu est cachée et doit être saisie par la foi.
Pour voir les choses invisibles, il nous faut que notre « œil intérieur » soit ouvert — cette faculté de voir sous la surface.
Cet œil regarde non aux choses passagères que nous voyons, mais aux choses éternelles que nous ne pouvons voir. La question vitale est celle-ci : cet œil a-t-il été ouvert en vous ?
Considérez le récit de 2 Chroniques 32:1-15. Un ennemi avait menacé de submerger Juda. Cet ennemi avait réussi partout ailleurs et était certain qu’il vaincrait Israël aussi. Mais le roi Ézéchias regarda au Dieu invisible et vit qu’il était plus fort. Il dit au peuple : « Fortifiez-vous et ayez du courage! Ne craignez point et ne soyez point effrayés devant le roi d’Assyrie et devant toute la multitude qui est avec lui; car avec nous il y a plus qu’avec lui. Avec lui est un bras de chair, et avec nous l’Éternel, notre Dieu, qui nous aidera et qui combattra pour nous » (2 Chroniques 32:7-8). D’un côté était la force humaine ; de l’autre, l’Éternel, notre Dieu ! Pas étonnant que le peuple se soit senti encouragé.
Quand le roi ennemi, Sanchérib, vit leur foi, il se moqua d’eux. Il demanda : « Combien moins votre Dieu vous délivrera-t-il de ma main ? », puisque aucun autre dieu n’avait sauvé aucune autre nation.
« Combien moins » — quelle tentation de douter ! La chose paraissait impossible. Mais Ézéchias tint les yeux du peuple fixés sur l’invisible, et le Seigneur envoya une grande délivrance. Le « bien moins » de l’ennemi devint une victoire de « bien plus ».
Sentons-nous parfois que Dieu est « bien moins » capable de nous délivrer qu’il ne l’a promis ? Avons-nous l’impression que nous confier au Seigneur seul est un désespéré dernier recours ? J’entendis un jour un chrétien dans une grande détresse dire, désespéré : « Eh bien, il ne me reste plus maintenant qu’à me confier au Seigneur. » Son ami répliqua, stupéfait : « Est-il possible que l’on en soit arrivé là ? »
Nous en serions peut-être horrifiés, mais, honnêtement, nous éprouvons souvent la même chose. Pourtant les « bien plus » de la grâce de Dieu sont à la hauteur de toute urgence. L’apôtre nous dit que Dieu est « celui qui peut faire… infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (Éphésiens 3:20). Voilà ce que signifie « bien plus ». Nous pouvons concevoir de merveilleuses bénédictions, mais Dieu peut faire bien plus que celles-là même.
Il nous est dit que « ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment » (1 Corinthiens 2:9). S’il a préparé plus que nous ne pouvons même imaginer, assurément pouvons-nous nous confier à lui pour les choses que nous pouvons imaginer, et bien plus encore.
Décidons que notre langage sera le « bien plus » de la foi. « si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup » (Romains 5:15). Cela atteint les profondeurs du besoin humain.
Nous savons, comme un fait, que la mort est réelle ; sommes-nous tout aussi sûrs que la grâce surabonde bien plus ? Croyons-nous que le remède est plus grand que le mal ?
L’un de nos besoins les plus profonds est d’être sauvés. Y a-t-il un « bien plus » pour cela ? « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Romains 5:8-10).
La question du salut est réglée par ces « bien plus ». Puisque le Christ a fait le plus difficile — mourir pour nous alors que nous étions ennemis — il fera certainement la part « moindre », qui est de nous garder maintenant que nous sommes ses amis. Ayant fait le plus grand, à combien plus forte raison fera-t-il le reste.
Or, le point pratique pour nous en tout cela est celui-ci : le croyons-nous vraiment ? Nous sommes-nous débarrassés de tout doute touchant notre salut ? Pouvons-nous parler avec assurance du pardon et de la vie éternelle ? Disons-nous, avec la timidité de l’incrédulité : « J’espère être un enfant de Dieu » ; ou levons-nous la tête avec une joyeuse confiance en Dieu comme notre Père, et disons-nous avec Jean : « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes » ? Est-ce, à cet égard, « bien plus » pour nous, ou « bien moins » ?
Nous aspirons et prions pour le don du Saint-Esprit, mais cela semble tout en vain. Nous sentons que nos prières ne sont pas exaucées. Mais notre Seigneur donne à la foi un merveilleux « bien plus » auquel se tenir pour cela : « Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent. » Il n’en est pas un d’entre nous qui ne sache combien de bons parents sont reconnaissants et empressés à donner de bonnes choses à leurs enfants — combien souvent ils les leur pressent avant même que l’enfant soit prêt à les recevoir, ou sache même qu’il en a besoin. Et pourtant, qui d’entre nous croit réellement que Dieu est effectivement « bien plus » empressé à donner le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ? N’est-ce pas plutôt que beaucoup sentent secrètement qu’il est « bien moins » disposé, et qu’il nous faudra mendier, supplier, lutter et attendre ce don dont nous avons désespérément besoin ? Si seulement nous pouvions croire ce « bien plus », combien notre demande serait pleine de foi. Nous pourrions alors vraiment croire que nous avons effectivement reçu ce que nous avions demandé, et nous trouverions que nous sommes en possession réelle du Saint-Esprit comme notre Aide et notre Guide présent et personnel ; et toutes nos luttes épuisantes et nos prières angoissées pour ce don promis seraient finies.
Plus cuisant, peut-être, qu’aucun autre besoin est notre besoin de victoire sur le péché et sur les circonstances. Comme des véhicules qu’on ne peut arrêter, ils roulent sur nous avec une puissance irrésistible et nous écrasent dans la poussière. Et le langage du « bien moins » semble le seul langage que nos âmes osent tenir. Mais Dieu nous a donné pour cela un « bien plus » des plus triomphants : « Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul. »
Nous avons connu le règne de cette mort spirituelle qui vient par le péché, et avons gémi sous sa puissance. Mais que savons-nous de ce « bien plus » de règne dans la vie par Jésus-Christ dont parle l’apôtre ? C’est-à-dire, avons-nous maintenant de plus grandes victoires que nous n’avions autrefois de défaites ? Régnons-nous sur les choses « bien plus » qu’elles ne régnaient jadis sur nous ?
Je veux dire ceci : que dans l’Évangile il est promis que nous serons « plus que vainqueurs » sur les choses mêmes qui nous ont autrefois vaincus, et la question est de savoir si nous le sommes réellement. Nous avons été dominés par des milliers de choses : par la crainte des hommes, par nos tempéraments particuliers, par nos circonstances extérieures, par nos humeurs irritables, même par le mauvais temps, par notre entourage de toute espèce. Nous avons été esclaves là où nous aurions dû être rois. Nous avons trouvé notre règne « bien moins » plutôt que « bien plus ». Pourquoi cela ? Simplement parce que nous n’avons pas « reçu » assez de l’abondance de la grâce qui est nôtre dans le Christ. Nous avons laissé l’incrédulité nous frustrer de nos possessions légitimes.
Nous sommes appelés à être rois et avons été créés pour dominer, mais ici Dieu déclare que ce sera « bien plus » une domination qu’autrefois ce n’était une servitude ; l’avons-nous trouvé ainsi ? Sinon, pourquoi ? Le manque ne peut aucunement être du côté de Dieu. Il n’a pas manqué de pourvoir au « bien plus » de la victoire. Il faut que nous ayons, d’une manière ou d’une autre, manqué d’en faire usage. Et je ne puis m’empêcher de croire que notre échec vient de ce que nous avons substitué notre « bien moins » au « bien plus » de Dieu ; et que, dans le fond de notre cœur, nous n’avons pas cru qu’il y eût réellement une suffisance dans le don de la justice en Christ pour nous rendre capables de régner. Nous avons manqué, par notre incrédulité, de « recevoir l’abondance de la grâce » qui est nécessaire pour régner.
Quel est donc notre remède ? Rien que ceci — abandonner à jamais notre « bien moins » d’incrédulité, accepter comme vraie la déclaration de Dieu de « bien plus », et revendiquer aussitôt la victoire promise. Et selon notre foi, cela doit nous être fait et nous sera fait.
Mais ces assurances des « bien plus » du salut de Dieu ne sont pas pour nos seuls besoins spirituels, mais aussi pour nos besoins temporels. Ne vous inquiétez pas, dit-il, des choses de la terre, car « Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? »
Je sais que, pour bien des chrétiens, ce passage et d’autres semblables sont si familiers qu’ils ont presque perdu tout leur sens. Mais ils signifient bien quelque chose, quelque chose de presque trop merveilleux pour être cru. Ils nous disent que Dieu prend soin de nous, êtres humains, « bien plus » qu’il ne prend soin de l’univers qui nous entoure, et qu’il veillera sur nous et pourvoira à nos besoins bien plus qu’il ne le fera même pour lui.
Incroyable, et pourtant vrai ! Combien de fois nous avons admiré le fonctionnement ordonné de l’univers, et admiré la grande Puissance créatrice qui l’a fait et qui le régit maintenant ! Mais aucun de nous, je suppose, n’a jamais senti nécessaire de prendre sur ses propres épaules le fardeau de l’univers. Nous nous sommes confiés au Créateur pour tout gérer sans notre aide. Quoique je doive avouer que, à la manière dont certains trouvent à redire à la gestion des choses par le Créateur, et aux conseils qu’ils semblent croire nécessaire de lui donner dans leurs prières, on penserait que tout le fardeau repose sur eux !
Mais même là où nous avons pleinement reconnu que l’univers est tout entier à la garde de Dieu, nous avons manqué de voir que nous aussi y sommes, et nous n’avons jamais rêvé qu’il pût être vrai que « bien plus » qu’il ne prend soin de l’univers, il prendra soin de nous. Nous avons regardé aux choses visibles de nos circonstances et de notre entourage, et à la grandeur de notre besoin et de notre propre impuissance, et nous avons été anxieux et effrayés. Nous nous sommes chargés du souci de nous-mêmes, sentant dans notre incrédulité que, loin d’être d’une valeur « bien plus » grande que les oiseaux du ciel ou les lis des champs, nous sommes en réalité d’une valeur infiniment « bien moindre » ; et il nous semble que le Dieu qui prend soin d’eux n’est pas du tout susceptible de prendre soin de nous. Nous disons avec le psalmiste : « Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui? » L’homme paraît si chétif, si insignifiant, de si peu de poids comparé au grand et vaste univers ; qu’est-il, demandons-nous, pour que Dieu prenne soin de lui ? Et pourtant Dieu déclare qu’il prend bien soin de lui, et qu’il prend même soin de lui bien plus qu’il ne prend soin de l’univers. Bien plus, souvenez-vous-en, non pas bien moins. En sorte que toute pensée d’anxiété à notre sujet doit être aussitôt écrasée par cette réflexion de bon sens que, puisque nous ne sommes pas assez insensés pour nous inquiéter de l’univers, nous ne devons pas être assez plus insensés encore pour nous inquiéter de nous-mêmes.
Dans le Sermon sur la montagne, notre Seigneur nous donne le « bien plus » suprême de tous. « Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. »
Dans ce « bien plus » nous avons une garantie pour la provision de tout besoin. Tout ce que notre Père voit être bon pour nous est ici abondamment promis. Et l’illustration employée pour nous convaincre est d’une application universelle. Dans tous les rangs et toutes les conditions de la vie, chez toutes les nations, et même dans le cœur des oiseaux et des bêtes, l’instinct maternel ne manque jamais de pourvoir à sa progéniture le mieux qu’il peut.
En aucune condition de la vie une mère ne donnera, à moins d’être méchante au-delà de toute comparaison, une pierre quand on lui demande du pain, ou un serpent quand on lui demande un poisson. Et notre Dieu, qui a créé le cœur maternel, pourrait-il être pire qu’une mère ? Non, non, mille fois non ! Ce qu’il fera est « bien plus », oh, tellement plus que même la plus tendre mère ne pourrait faire. Et si les mères « savent » — comme assurément elles le savent — donner de bonnes choses à leurs enfants, « à combien plus forte raison » lui. Mais croyons-nous vraiment ce « bien plus » ? Nos heures d’anxieuse insomnie dans nos lits doivent répondre. Si Dieu est effectivement bien plus disposé et capable de nous donner de bonnes choses que les parents ne le sont d’en donner à leurs enfants, alors toute possibilité de doute ou d’anxiété quant à l’exaucement de nos prières doit s’évanouir à jamais. Toutes les « bonnes choses » doivent nous être données quand nous demandons, aussi inévitablement que la mère qui le peut nourrit son enfant quand il lui demande du pain. Aussi inévitablement, dis-je ? Ah, chers amis, bien plus inévitablement encore. Car c’est : « à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux ».
Qui d’entre nous a sondé le sens de ce « à combien plus forte raison » ? Mais au moins ceci doit-il signifier que tout empressement humain à écouter et à répondre au cri du besoin ne peut être qu’une pâle image de l’empressement de Dieu, et que, par conséquent, nous ne pouvons plus jamais oser douter. Et si des parents ne donneraient pas une pierre pour du pain, lui non plus ne le ferait ; en sorte que, lorsque nous demandons, nous devons être absolument sûrs que nous recevons la « bonne chose » que nous avons demandée, que ce que nous recevons en ait l’apparence ou non.
La mère de saint Augustin, dans son ardent désir de la conversion de son fils, pria pour qu’il n’allât pas à Rome, dont elle redoutait les tentations. Dieu l’exauça en l’envoyant à Rome pour qu’il y fût converti. Les choses que nous appelons bonnes sont souvent les mauvaises choses de Dieu, et notre mal est son bien. Mais, de quelque manière que les choses paraissent, nous savons toujours que Dieu doit donner le meilleur, parce qu’il est Dieu et ne pourrait faire autrement.
« Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? » Puisqu’il a fait la chose suprême en nous donnant le Christ, « bien plus » fera-t-il la chose moindre en nous donnant toutes choses avec lui. Et pourtant nous entendons continuellement les propres enfants de Dieu se plaindre de leur pauvreté spirituelle et de leur état de famine spirituelle. Parfois, il semble même qu’ils croient que c’est là chose pieuse à faire et un signe de vraie humilité. Mais qu’est-ce d’autre que se glorifier dans le « bien moins » de leur incrédulité, au lieu du « bien plus » de Dieu ?
« Oh, je suis une si pauvre créature », entendis-je un jour un enfant de Dieu dire avec une réelle complaisance, comme on le pressait vers une victoire de la foi ; « je suis une si pauvre créature que je ne puis espérer atteindre les hauteurs que vous atteignez, vous, les grands chrétiens. » « Pauvre créature », en effet ; bien sûr que vous l’êtes, et nous tous aussi !
Mais Dieu n’est pas pauvre, et c’est sa part de pourvoir à vos besoins, non votre part de pourvoir aux siens. Il est capable, quoi que puisse dire l’incrédulité, de « vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre ». « Toutes », « toujours », « toute » — quels mots embrassant tout que ceux-là ! Ils incluent nos besoins jusqu’à leur limite absolue et ne laissent place à aucune question. Comment pouvons-nous, comment osons-nous, en face de telles déclarations, douter ou questionner encore ?
Nous n’avons fait qu’effleurer les merveilles de la grâce cachées dans ces « bien plus » de Dieu. Nous ne pourrons jamais en épuiser le sens dans cette vie. Mais résolvons du moins, dès à présent, de mettre de côté tout « bien moins » d’incrédulité touchant tous les aspects du salut. Du fond de notre extrême faiblesse, de notre péché et de notre besoin, affirmons avec une foi victorieuse, toujours et partout, le puissant « bien plus » de la grâce de Dieu !