Chapitre 5 · 18 min de lecture
Il leur parlait du Père
« Ils ne comprirent point qu’il leur parlait du Père. » Jean 8:27 L’un des noms de Dieu les plus lumineux est celui que notre Seigneur Jésus-Christ a tout spécialement révélé : le nom de Père. Je dis spécialement révélé par le Christ, car, si Dieu avait été appelé à travers les âges par bien d’autres noms exprimant divers aspects de son caractère, le Christ seul nous l’a révélé sous le nom qui les contient tous : celui de Père — un nom qui renferme en lui-même tous les autres noms de sagesse et de puissance, et par-dessus tout d’amour et de bonté, un nom qui pourvoit pleinement à tous nos besoins. Le Christ, qui était le Fils unique dans le sein du Père, était le seul qui pût révéler ce nom, car lui seul connaissait le Père.
« comme le Père me connaît et comme je connais le Père » (Jean 10:15). « C’est que nul n’a vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu; celui-là a vu le Père. » (Jean 6:46) Dans l’Ancien Testament, Dieu n’était pas tant révélé comme Père que comme un grand guerrier combattant pour son peuple, ou comme un roi puissant qui le gouvernait et prenait soin de lui. Le nom de Père ne lui y est donné qu’un très petit nombre de fois, six ou sept tout au plus ; tandis que dans le Nouveau Testament il est employé deux ou trois cents fois environ. Le Christ, qui le connaissait, était le seul qui pût le révéler. « personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père, ni qui est le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » (Luc 10:22) La question essentielle qui se pose donc à chacun de nous est de savoir si nous comprenons personnellement que le Christ nous parle du Père. Nous savons qu’il emploie sans cesse le mot Père, mais comprenons-nous vraiment ce que ce mot signifie ? Avons-nous la moindre idée de ce qu’est le Père ? Tout le malaise et toute l’inquiétude dans la vie spirituelle de tant d’enfants de Dieu viennent, j’en suis convaincue, de ce seul point : ils ne comprennent pas que Dieu est véritablement et personnellement leur Père. Ils se le représentent comme un Juge sévère, ou comme un dur Maître, ou au mieux comme une autorité lointaine et inaccessible, siégeant très loin, imposant des lois exigeantes à un monde effrayé et tremblant ; et, dans leur crainte de ne pouvoir satisfaire à ses exigences, ils ne savent plus vers où se tourner. Mais d’un Dieu qui est un Père, doux, aimant et plein de compassion, d’un Dieu qui, tel un père, se tient à leurs côtés contre l’univers entier, ils n’ont aucune véritable connaissance.
Je ne crains pas d’affirmer que l’inquiétude et le malaise intérieur sont impossibles pour ceux qui parviennent à connaître que Dieu est véritablement leur Père.
Mais avant d’aller plus loin, je dois préciser que je parle d’un Père tel que nos plus hauts instincts nous disent qu’un bon père doit être. Il arrive que des pères terrestres soient méchants, durs, égoïstes, voire cruels, ou simplement indifférents et négligents ; mais aucun de ceux-là ne saurait, en aucun sens véritable, être appelé un bon père. Or Dieu, qui est bon, doit être un bon Père, ou n’être pas Père du tout.
Nous avons tous connu de bons pères en ce monde, ou du moins pouvons-nous les imaginer. J’en ai connu un, et il a rempli mon enfance de lumière par sa belle paternité. Je me souviens vivement de la confiance et de la joie avec lesquelles je vivais chaque jour, pleinement assurée de savoir que j’avais un père. Et je suis certaine d’avoir compris quelque chose de la parfaite paternité de Dieu à travers mon expérience de ce père terrestre.
Mais Dieu n’est pas seulement un Père ; il est aussi décrit d’une manière qui reflète à la fois des qualités paternelles et maternelles, et nous avons tous connu des mères dont l’amour et la tendresse sont sans limites. Il est certain que le Dieu qui les a créés tous deux, et qui incarne en lui-même la plénitude de l’amour parental, n’aurait jamais pu créer des pères et des mères terrestres plus tendres ou plus aimants qu’il ne l’est lui-même. C’est pourquoi, si nous voulons comprendre quelle sorte de Père il est, nous devons rassembler les meilleures qualités de tous les pères et de toutes les mères que nous avons jamais connus ou que nous pouvons imaginer, et reconnaître que même cela n’est qu’un pâle reflet de Dieu, notre Père qui est aux cieux.
Lorsque notre Seigneur enseignait à ses disciples comment prier, le nom par lequel il leur commanda de s’adresser à Dieu fut : « Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié ». (Matthieu 6:9) Cela montre clairement de quelle manière nous devons penser à lui. Des millions et des millions de fois, au cours des siècles, ce nom a été prononcé par les enfants de Dieu partout dans le monde ; et pourtant, jusqu’à quel point a-t-il été compris ? Si tous ceux qui employaient ce nom en avaient vraiment saisi le sens, il eût été impossible que les fausses représentations de son caractère et les doutes sur son amour et sa sollicitude, qui ont troublé le cœur de ses enfants à travers l’histoire, aient pu s’enraciner. La tyrannie, la dureté et la négligence pourraient peut-être être attribuées à un Dieu dont le nom ne serait que roi, juge ou législateur ; mais d’un Dieu qui est avant tout un Père, et nécessairement, puisqu’il est Dieu, un bon Père, on ne saurait à bon droit nourrir de telles pensées. De plus, puisqu’il est un « Père éternel », il doit, par sa nature même, toujours agir comme un bon Père doit le faire, en toute circonstance, et jamais autrement. Il est impensable qu’un bon père oublie ses enfants, les néglige ou agisse injustement envers eux. Un père méchant ou insouciant le pourrait, mais un bon père, jamais. Et en appelant notre Dieu du nom béni de Père, nous devons reconnaître que, s’il est Père, il doit être le meilleur des pères, et que sa paternité doit représenter le plus haut idéal de paternité que nous puissions concevoir.
C’est une paternité qui embrasse les plus hauts idéaux du père et de la mère réunis, comprenant tout l’amour, la tendresse, la compassion, l’aspiration et le sacrifice de soi que nous associons à juste titre à la condition de parent, même si nous ne les voyons pas toujours parfaitement exprimés chez les parents terrestres.
Mais vous demanderez peut-être : les autres noms de Dieu ne suggèrent-ils pas des idées plus redoutables ? Ils ne le semblent que parce que ce nom béni de Père n’est pas compris comme étant à leur fondement à tous.
Ce nom doit être le fondement de tout autre nom sous lequel il est connu. A-t-il été appelé un Juge ? Oui, mais il est un Père-Juge, qui juge comme le ferait un père aimant. Est-il un Roi ?
Oui, mais il est un Roi qui est aussi le Père de son peuple, le gouvernant avec la tendresse d’un père. Est-il un Législateur ? Oui, mais il est un Législateur qui donne des lois comme le ferait un père, attentif à la faiblesse et à l’ignorance de ses enfants. « Comme un père a compassion de ses enfants, L’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, Il se souvient que nous sommes poussière. » (Psaume 103:13-14) Nous ne devons jamais, jamais penser à Dieu autrement que comme à « notre Père ». Tous les autres attributs que nous lui associons doivent être fondés sur cette vérité de « notre Père » et façonnés par elle. Ce qu’un bon père ne saurait faire, Dieu, qui est notre Père, ne saurait le faire non plus ; et ce qu’un bon père doit faire, Dieu, qui est notre Père, le fera assurément.
Dans la dernière prière de notre Seigneur, en Jean 17, il dit qu’il nous a fait connaître le nom du Père afin que nous découvrions la merveilleuse vérité que le Père nous aime comme il a aimé son Fils.
Or, qui d’entre nous croit vraiment cela ? Nous avons pu lire ce chapitre bien des fois, peut-être plus qu’aucun autre de la Bible, et pourtant croyons-nous réellement qu’il est littéralement vrai que Dieu nous aime autant qu’il a aimé le Christ ? Si nous le croyions vraiment, pourrions-nous jamais avoir encore une pensée d’anxiété ou de révolte ? Ne serions-nous pas pleinement et entièrement assurés, en toute circonstance, que le divin Père, qui nous aime autant qu’il a aimé son Fils unique, notre Seigneur Jésus-Christ, prendrait soin de nous de la meilleure manière possible, et qu’il nous commanderait donc clairement de ne nous inquiéter ni de nous troubler de rien, parce qu’il connaît son Père et sait qu’il est parfaitement sûr de se confier entièrement en lui ?
Il est très frappant qu’il ait si souvent dit : « Votre Père qui est aux cieux », non seulement le mien, mais aussi le vôtre. « Votre Père qui est aux cieux » prend soin des oiseaux du ciel et des lis des champs, et prendra donc assurément soin de vous, qui valez beaucoup plus que bien des oiseaux. Quelle folie, dès lors, de nous inquiéter et de nous troubler des choses, quand le Christ nous a dit que notre Père céleste sait que nous avons besoin de tout cela ! Car, étant un bon Père, il doit, par sa nature même, pourvoir à nos besoins dès qu’il les connaît.
Qu’avons-nous donc pour ne pas comprendre cela ?
De nouveau, notre Seigneur compare les pères terrestres à notre Père céleste, non pour montrer combien notre Père céleste est moins bon et moins aimant, mais combien il l’est davantage. « Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? …
à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. »
(Matthieu 7:9-11) Pouvons-nous imaginer un bon père terrestre donnant une pierre ou un serpent à un enfant affamé au lieu de pain ou de poisson ? Nos cœurs reculeraient d’horreur devant une telle pensée. Pourtant, beaucoup d’enfants de Dieu semblent croire que leur Père céleste agit ainsi envers eux, leur donnant des pierres quand ils demandent du pain, ou des épreuves quand ils demandent une bénédiction. Et certaines de ces personnes appartiennent peut-être à des organisations qui existent pour protéger les enfants de la cruauté — sans avoir pourtant considéré la gravité qu’il y a à accuser leur Père céleste des choses mêmes qu’elles condamneraient chez des pères terrestres.
Mais notre Père céleste n’est pas seulement disposé à nous donner de bonnes choses — il est bien plus que disposé.
Notre Seigneur dit : « Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume. » (Luc 12:32) Il n’y a nulle réticence dans son don ; c’est son bon plaisir de donner. Il se réjouit de le faire. Il désire vous donner le royaume bien plus que vous ne désirez le recevoir.
Ceux d’entre nous qui sommes parents comprennent avec quel empressement nous désirons donner de bonnes choses à nos enfants, souvent plus empressés à les donner qu’eux à les recevoir ; et cela nous aide à comprendre comment c’est le bon plaisir de Dieu de nous donner le royaume. Pourquoi donc l’approchons-nous avec crainte et hésitation, et pourquoi nous tourmentons-nous d’anxiété comme s’il pouvait manquer de pourvoir à ce dont nous avons besoin ?
Il ne peut y avoir qu’une seule réponse : nous ne connaissons pas vraiment le Père.
Nous sommes dépeints comme faisant partie de « la maison de Dieu ». L’Écriture enseigne que si quelqu’un ne prend pas soin des siens, il a « renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. » (1 Timothée 5:8) Puisque nous appartenons à la maison de Dieu, ce principe s’applique à lui ; et s’il manquait de pourvoir à nos besoins, ses propres paroles se dresseraient contre lui. Je le dis avec révérence, mais aussi avec netteté, car bien peu semblent l’avoir saisi.
Dans ma propre expérience, il vint un moment décisif où je compris pour la première fois cette vérité touchant la responsabilité de mon Père qui est aux cieux. Ce fut comme si, en un seul instant, le fardeau de la vie était ôté de mes épaules et posé sur les siennes, et que toutes mes craintes, mes anxiétés et mes incertitudes étaient remises entre les mains de sa sollicitude aimante. Je compris que l’instinct humain naturel qui attend des parents qu’ils prennent soin de leurs enfants n’est pas simplement culturel, mais divinement déposé en nous. Il est destiné à nous enseigner que le Créateur, qui a rendu les parents humains responsables de leurs enfants, est lui-même tout autant responsable de ses enfants. J’aurais pu me réjouir grandement. À partir de ce moment, mes fardeaux furent changés en repos. Car lorsque cette compréhension vient à quelqu’un, cette personne doit, par nécessité, entrer dans le repos.
Avec un tel Dieu, qui est en même temps un Père, il n’y a de place pour rien d’autre que le repos. Et chaque fois que, depuis cette joyeuse découverte, des tentations de douter, de m’inquiéter ou de craindre se sont présentées, j’ai refusé de les écouter à la lumière de ce que j’ai appris, car je reconnais qu’y céder reviendrait à mettre en doute la fidélité de mon Père qui est aux cieux.
Nous avons peut-être eu l’habitude de penser que nos doutes et nos craintes viennent de notre propre indignité et sont un signe d’humilité. Nous les avons peut-être même pris pour la preuve d’une piété particulière et cru qu’ils étaient en quelque sorte agréables à Dieu. Mais si des enfants, dans leur relation avec leurs parents terrestres, laissaient monter des doutes sur l’amour de leurs parents et craignaient que leur sollicitude pût manquer, ces doutes et ces craintes témoigneraient-ils d’un amour et d’un respect véritables ? Seraient-ils agréables à leurs parents ?
Si Dieu est notre Père, la seule chose que nous puissions faire de nos doutes, de nos craintes et de nos pensées anxieuses est de les rejeter entièrement derrière nous et de refuser de les entretenir à nouveau. Nous le pouvons. Nous pouvons renoncer à nos doutes tout comme nous exhorterions quelqu’un à renoncer à une habitude nuisible. Si nous voyons vraiment que nos doutes sont un péché contre Dieu et mettent en question sa fidélité, nous serons empressés à les abandonner.
Nous nous sommes peut-être accrochés autrefois à nos doutes parce que nous les croyions faire partie de notre foi et être une attitude convenable pour quelqu’un qui se sent indigne. Mais si nous voyons maintenant que Dieu est vraiment notre Père, nous rejetterons tout doute avec horreur, y reconnaissant une calomnie contre son amour et sa sollicitude.
Que pourrait désirer de plus une âme que d’avoir un Dieu dont le nom est « notre Père », et dont le caractère répond à ce nom ? Comme le dit Philippe : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit » (Jean 14:8). Et en vérité, cela suffit — bien au-delà de ce que les mots peuvent exprimer.
Une de mes amies alla un jour visiter une pauvre femme qui vivait dans l’un des quartiers les plus misérables de Philadelphie, et dont la situation avait été signalée comme d’une grande détresse. Elle trouva les choses pires encore qu’on ne les lui avait dites. La femme était âgée, perclue de rhumatismes, et vivait seule dans une petite chambre pauvre, ne recevant qu’une aide occasionnelle d’une voisine bienveillante. Pourtant, elle était joyeuse et pleine de reconnaissance.
Mon amie s’étonna qu’une telle joie pût exister en de telles circonstances, et demanda : « N’avez-vous jamais peur en songeant à ce qui pourrait vous arriver, vivant ici seule et dans un tel état ? »
La femme la regarda avec surprise et dit : « Peur ? Mais, ne savez-vous pas que j’ai un Père, et ne savez-vous pas qu’il prend soin de moi à tout moment ? » Puis, voyant l’embarras de mon amie, elle ajouta doucement : « Assurément, mon Père est aussi le vôtre, et vous le connaissez, et vous savez qu’il prend toujours soin de ses enfants. » Ce fut une leçon que mon amie n’oublia jamais.
« Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes » (1 Jean 3:1). L’amour qui nous est donné est l’amour d’un père pour son enfant — un amour tendre et protecteur qui comprend notre faiblesse et nos besoins et prend soin de nous en conséquence. Il nous traite comme des enfants, et tout ce qu’il demande en retour, c’est que nous le traitions comme un Père en qui nous pouvons nous confier sans anxiété.
Nous devons prendre la place des enfants — dépendants et confiants — et le laisser prendre la place du Père — attentif et responsable. Parce que nous sommes les enfants et qu’il est le Père, nous devons le laisser faire la part du Père. Trop souvent, nous prenons ce rôle sur nous et cherchons à prendre soin de nos propres besoins et à y pourvoir. Mais nul bon père terrestre ne voudrait que ses enfants portent ses responsabilités, et notre Père céleste ne voudrait certainement pas que nous portions les siennes.
Il n’est pas étonnant qu’il nous soit dit : « déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous » (1 Pierre 5:7). Bien sûr qu’il prend soin de nous — c’est son rôle de Père. Il ne serait pas un bon Père s’il ne le faisait pas. Tout ce qu’il demande, c’est que nous lui disions ce dont nous avons besoin, puis que nous lui en laissions le soin. Il promet que si nous faisons cela, « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:7).
Les enfants d’un bon père terrestre sont en paix parce qu’ils se confient à la sollicitude de leur père. Pourtant, les enfants du Père céleste n’ont souvent aucune paix, parce qu’ils ont peur de se confier en lui. Ils peuvent lui exposer leurs besoins, mais seulement par routine. Ils ne croient pas vraiment qu’il prendra soin d’eux. Et ainsi ils continuent de porter leurs fardeaux comme s’ils n’avaient aucun Père aux cieux.
Quelle folie que cela ! Si un père terrestre quelconque est digne de la confiance de ses enfants, combien plus notre Père céleste est-il digne de la nôtre. Si peu se confient en lui, c’est ou bien qu’ils n’ont pas réalisé qu’il est vraiment leur Père, ou bien que, tout en l’appelant Père, ils n’ont jamais compris ce que cela signifie réellement.
La réponse à ton inquiétude est de faire vraiment connaissance avec le Père.
« Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! » (Romains 8:15). Cet esprit d’adoption règne-t-il dans ton cœur, ou est-ce l’esprit de crainte ? Ta paix en dépend entièrement. Nul effort, nulle lutte, nulle prière ne peut t’apporter le repos tant que l’esprit d’adoption est absent.
Mais tu demanderas peut-être comment recevoir cet esprit. Ce n’est pas quelque chose que l’on obtient par l’effort. Il vient naturellement lorsque tu découvres que Dieu est vraiment ton Père. Quand tu le réalises, tu ne peux t’empêcher de penser et d’agir comme un enfant — et c’est là ce que signifie l’esprit d’adoption. Il n’a rien de mystérieux ; c’est simplement le résultat naturel de trouver un Père là où tu croyais autrefois n’avoir qu’un Juge.
Le grand besoin est donc de faire cette découverte. Pour cela, nous devons écouter ce que le Christ dit du Père, et le croire.
« En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez pas notre témoignage » (Jean 3:11).
« Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres » (Jean 14:10).
« Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai » (Jean 3:33).
Si nous acceptons le témoignage du Christ, nous déclarons que Dieu est vrai. Si nous le rejetons, nous faisons de lui un menteur.
« Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu » (Jean 14:7). Nous devons décider que, désormais, nous croirons son témoignage et connaîtrons vraiment le Père. Pour nous, il ne doit y avoir « qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes » (1 Corinthiens 8:6).