La prière qui prévaut ·Le pardon

Chapitre 6 · 17 min de lecture

Le pardon

La chose suivante est peut-être la plus difficile de toutes à traiter : le pardon. Je crois que rien n’empêche autant les gens d’avoir de la puissance auprès de Dieu que cela : ils ne veulent pas cultiver l’esprit de pardon. Si nous laissons la racine d’amertume germer dans nos cœurs contre quelqu’un, notre prière ne sera pas exaucée. Il n’est peut-être pas facile de vivre en douce communion avec tous ceux que nous côtoyons ; mais c’est précisément pour cela que la grâce de Dieu nous est donnée.

La prière des disciples est une épreuve de filiation ; si nous pouvons la prier tout entière du fond du cœur, nous avons de bonnes raisons de penser que nous sommes nés de Dieu. Nul ne peut appeler Dieu son Père sinon par l’Esprit. Bien que cette prière ait été une telle bénédiction pour le monde, je crois qu’elle a aussi été un grand piège ; beaucoup y trébuchent et se perdent. Ils n’en pèsent pas le sens et n’en reçoivent pas les vérités dans leur cœur. Je n’ai aucune sympathie pour l’idée d’une filiation universelle — selon laquelle tous les hommes seraient fils de Dieu. La Bible enseigne très clairement que nous sommes adoptés dans la famille de Dieu. Si tous étaient fils, Dieu n’aurait besoin d’en adopter aucun. Nous sommes tous à Dieu par la création ; mais quand on enseigne que n’importe quel homme peut dire : « Notre Père qui es aux cieux! », qu’il soit né de Dieu ou non, je pense que cela est contraire à l’Écriture. « Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » La filiation dans la famille est le privilège du croyant. « C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable », dit l’Apôtre. Si nous faisons la volonté de Dieu, c’est un très bon signe que nous sommes nés de Dieu. Si nous n’avons aucun désir de faire cette volonté, comment pouvons-nous appeler Dieu « notre Père » ?

Autre chose. Nous ne pouvons pas vraiment prier pour que le royaume de Dieu vienne tant que nous n’y sommes pas entrés. Si nous priions pour la venue du royaume de Dieu alors que nous sommes en révolte contre lui, nous ne ferions que chercher notre propre condamnation. Aucun homme non renouvelé ne désire réellement que la volonté de Dieu se fasse sur la terre. On pourrait écrire sur la porte de la maison de tout homme non sauvé, et sur son lieu de travail : « Ici la volonté de Dieu ne se fait pas. »

Si les nations offraient réellement cette prière, toutes leurs armées pourraient être licenciées. On nous dit qu’il y a quelque douze millions d’hommes dans les seules armées permanentes de l’Europe. Mais les hommes ne veulent pas que la volonté de Dieu se fasse sur la terre comme au ciel ; voilà le mal.

Venons-en maintenant à la partie sur laquelle je veux insister : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » C’est la seule partie de la prière que Christ ait expliquée.

« Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. »

Remarquez qu’en franchissant la porte du royaume de Dieu, vous entrez par la porte du pardon. Je n’ai jamais connu d’homme qui reçoive une bénédiction dans son âme s’il n’était pas disposé à pardonner aux autres. Si nous ne voulons pas pardonner aux autres, Dieu ne peut pas nous pardonner. Je ne sais pas comment le langage pourrait être plus clair qu’il ne l’est dans ces paroles de notre Seigneur. Je crois fermement que bien des prières demeurent sans réponse parce que nous ne voulons pas pardonner à quelqu’un. Laissez votre esprit repasser le passé et le cercle de vos connaissances : y a-t-il quelqu’un contre qui vous nourrissez de la rancune ? Y a-t-il quelque racine d’amertume qui germe contre quelqu’un qui vous a peut-être lésé ? Il se peut que, depuis des mois ou des années, vous entreteniez cet esprit qui ne pardonne pas ; comment pouvez-vous demander à Dieu de vous pardonner ? Si je ne suis pas disposé à pardonner à ceux qui ont pu commettre une seule offense contre moi, quelle chose mesquine et méprisable ce serait de demander à Dieu de me pardonner les dix mille péchés dont je me suis rendu coupable !

Mais Christ va plus loin encore. Il dit : « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. » Peut-être dites-vous : « Je ne sais pas que j’aie quelque chose contre quelqu’un. » Quelqu’un a-t-il quelque chose contre vous ? Y a-t-il quelqu’un qui pense que vous lui avez fait tort ? Peut-être que non ; mais il se peut qu’il le pense. Je vais vous dire ce que je ferais avant de m’endormir ce soir : j’irais le voir, et je réglerais la question. Vous constaterez que vous serez grandement béni dans cet acte même.

À supposer que vous ayez raison et qu’il ait tort, vous pouvez gagner votre frère ou votre sœur. Que Dieu arrache de tous nos cœurs cet esprit qui ne pardonne pas.

Un monsieur vint me trouver il y a quelque temps et voulut que je parle à sa femme du salut de son âme. Cette femme semblait aussi anxieuse qu’aucune personne que j’aie jamais rencontrée, et je pensais qu’il ne faudrait pas longtemps pour l’amener à la lumière ; mais il semblait que plus je lui parlais, plus ses ténèbres s’épaississaient. J’allai la revoir le lendemain, et la trouvai dans une obscurité d’âme plus grande encore. Je pensai qu’il devait y avoir dans la voie quelque obstacle que je n’avais pas découvert, et je lui demandai de réciter avec moi cette prière des disciples. Je pensais que, si elle pouvait dire cette prière du fond du cœur, le Seigneur la rencontrerait dans la paix. Je commençai à la réciter phrase après phrase, et elle la répétait après moi jusqu’à ce que j’arrivai à cette demande : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Là elle s’arrêta. Je la répétai une seconde fois, et attendis qu’elle la dise après moi ; elle dit qu’elle ne le pouvait pas. « Quel est le problème ? » Elle répondit : « Il y a une femme que je ne pardonnerai jamais. » « Oh, dis-je, j’ai mis le doigt sur votre difficulté ; il est inutile que je continue à prier, car vos prières ne s’élèveront pas plus haut que ma tête. Dieu dit qu’il ne vous pardonnera pas si vous ne pardonnez pas aux autres. Si vous ne pardonnez pas à cette femme, Dieu ne vous pardonnera jamais. C’est le décret du ciel. » Elle dit : « Voulez-vous dire que je ne puis être pardonnée tant que je ne lui ai pas pardonné ? » « Non, ce n’est pas moi qui le dis ; c’est le Seigneur, et c’est une bien meilleure autorité. » Elle dit : « Alors je ne serai jamais pardonnée. » Je quittai la maison sans avoir fait sur elle la moindre impression. Quelques années plus tard, j’appris que cette femme était dans un asile d’aliénés. Je crois que cet esprit qui ne pardonne pas l’a rendue folle.

S’il y a quelqu’un qui a quelque chose contre vous, allez aussitôt vous réconcilier. Si vous avez quelque chose contre quelqu’un, écrivez-lui une lettre pour lui dire que vous lui pardonnez, et ainsi ôtez cette chose de votre conscience. Je me souviens de m’être trouvé, il y a quelques années, dans la salle des entretiens ; j’étais dans un coin de la salle, m’entretenant avec une jeune femme. Il semblait y avoir un obstacle dans la voie, mais je ne parvenais pas à découvrir lequel. À la fin, je dis : « N’y a-t-il pas quelqu’un à qui vous ne pardonnez pas ? » Elle leva les yeux vers moi et dit : « Qu’est-ce qui vous fait poser cette question ? Quelqu’un vous a-t-il parlé de moi ? » « Non, dis-je ; mais j’ai pensé qu’il pourrait en être ainsi, puisque vous n’avez pas encore reçu le pardon vous-même. » « Eh bien, dit-elle », montrant un autre coin de la salle où était assise une autre jeune femme, « j’ai eu un différend avec cette jeune femme ; nous ne nous sommes plus parlé depuis longtemps. » « Oh, dis-je, tout est clair pour moi maintenant ; vous ne pouvez pas être pardonnée tant que vous n’êtes pas disposée à lui pardonner. » Ce fut un grand combat. Mais, vous le savez, plus grande est la croix, plus grande est la bénédiction. Il est humain de faillir, mais il est digne de Christ de pardonner et d’être pardonné. À la fin, cette jeune femme dit : « J’irai lui pardonner. » Chose étrange, le même conflit se livrait dans l’esprit de la jeune femme à l’autre bout de la salle. Elles reprirent leurs esprits à peu près au même moment. Elles se rencontrèrent au milieu de la pièce. L’une essaya de dire qu’elle pardonnait à l’autre, mais elles ne purent achever ; alors elles se jetèrent dans les bras l’une de l’autre. Puis nous quatre — les deux âmes en quête et les deux ouvriers — nous nous mîmes à genoux ensemble, et nous eûmes une belle réunion. Ces deux femmes s’en allèrent dans la joie.

Cher ami, est-ce là la raison pour laquelle vos prières ne sont pas exaucées ? Y a-t-il quelque ami, quelque membre de votre famille, quelqu’un dans l’église, à qui vous n’avez pas pardonné ? Nous entendons parfois parler de membres d’une même église qui ne se sont pas adressé la parole depuis des années. Comment pouvons-nous attendre que Dieu pardonne quand il en est ainsi ?

Je me souviens d’une ville que M. Sankey et moi visitâmes. Pendant une semaine, il sembla que nous battions l’air ; il n’y avait aucune puissance dans les réunions. À la fin, je dis un jour que peut-être quelqu’un cultivait cet esprit qui ne pardonne pas. Le président de notre comité, qui était assis à côté de moi, se leva et quitta la réunion sous les yeux de l’assistance. La flèche avait touché son but, et était allée droit au cœur du président du comité. Il avait eu un différend avec quelqu’un depuis environ six mois. Il se mit aussitôt à la recherche de cet homme et lui demanda de lui pardonner. Il vint me trouver, les larmes aux yeux, et dit : « Je remercie Dieu que vous soyez jamais venu ici. » Ce soir-là, la salle des entretiens fut bondée. Le président devint l’un des meilleurs ouvriers que j’aie jamais connus, et il n’a cessé depuis d’œuvrer au service chrétien.

Il y a plusieurs années, l’Église d’Angleterre envoya un missionnaire dévoué en Nouvelle-Zélande. Après quelques années de labeur et de succès, il célébrait un dimanche un service de sainte cène dans un district où les convertis avaient été, peu de temps auparavant, des sauvages. Comme le missionnaire conduisait le service, il remarqua l’un des hommes qui, juste au moment de s’agenouiller à la balustrade, se leva soudain et se rendit en hâte à l’extrémité opposée de l’église. Peu après, il revint et reprit calmement sa place. Après le service, le pasteur le prit à part et lui demanda la raison de son étrange conduite. Il répondit : « Comme j’allais m’agenouiller, je reconnus dans l’homme à côté de moi le chef d’une tribu voisine, qui avait assassiné mon père et bu son sang ; et j’avais juré par tous les dieux que je tuerais cet homme à la première occasion. Le désir de me venger faillit d’abord me terrasser, et je m’élançai, comme vous m’avez vu, pour échapper à son emprise. Comme je me tenais à l’autre bout de la salle et que je considérais l’objet de notre réunion, je pensai à Celui qui pria pour ses propres meurtriers : “ Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. ” Et je sentis que je pouvais pardonner au meurtrier de mon père, et je vins m’agenouiller à ses côtés. »

Comme l’a dit quelqu’un : « Il existe dans le monde une vilaine sorte de pardon — une sorte de pardon de hérisson, décoché comme des piquants. On prend celui qui a offensé, on l’assoit devant le chalumeau de son indignation, on le brûle, on lui incruste sa faute ; et lorsqu’on l’a suffisamment pétri de ses poings, alors on lui pardonne. »

Le père de Frédéric le Grand, sur son lit de mort, fut averti par M. Roloff, son conseiller spirituel, qu’il était tenu de pardonner à ses ennemis. Il en fut tout troublé, et après un moment de silence dit à la reine : « Toi, Feekin, tu pourras écrire à ton frère (le roi d’Angleterre) après ma mort, et lui dire que je lui ai pardonné et que je suis mort en paix avec lui. » « Il vaudrait mieux, suggéra doucement M. Roloff, que Votre Majesté écrive tout de suite. » « Non, fut la réponse sévère. Écris après ma mort. Ce sera plus sûr. »

Une autre histoire parle d’un homme qui, croyant qu’il allait mourir, exprima son pardon à celui qui l’avait lésé, mais ajouta : « Maintenant, faites attention : si je guéris, la vieille rancune reste valable. »

Mes amis, ce n’est là point de pardon du tout. Je crois que le vrai pardon comprend l’oubli de l’offense — qu’il la met entièrement hors de nos cœurs et de nos mémoires.

Comme le dit Matthew Henry : « Nous ne pardonnons pas à notre frère qui nous offense comme il faut, ni d’une manière agréable à Dieu, si nous ne lui pardonnons pas du fond du cœur, car c’est cela que Dieu regarde. Aucune malice ne doit y être nourrie, ni aucune malveillance envers quiconque ; aucun projet de vengeance ne doit y être couvé, ni aucun désir de vengeance, comme il y en a chez beaucoup qui paraissent au-dehors paisibles et réconciliés. Nous devons, du fond du cœur, désirer et rechercher le bien de ceux qui nous ont offensés. »

Si le pardon de Dieu était pareil à celui que nous montrons si souvent, il ne vaudrait pas grand-chose. Supposons que Dieu dise : « Je te pardonnerai, mais je ne l’oublierai jamais ; pendant toute l’éternité je ne cesserai de te le rappeler » ; nous ne sentirions pas que c’est là un pardon. Remarquez ce que Dieu dit : « Je ne me souviendrai plus de leur péché. » Dans un passage d’Ézéchiel, il est dit qu’aucun de nos péchés ne sera mentionné ; n’est-ce pas bien de Dieu ? J’aime prêcher ce pardon — la douce vérité que le péché est effacé pour le temps et pour l’éternité, et qu’il ne sera plus jamais mentionné contre nous. Dans une autre Écriture nous lisons : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. » Puis, quand vous vous tournez vers le onzième chapitre de l’Épître aux Hébreux, et que vous lisez le tableau d’honneur de Dieu, vous constatez qu’aucun des péchés d’aucun de ces hommes de foi n’est mentionné. On parle d’Abraham comme de l’homme de foi ; mais on ne dit pas comment il renia sa femme en Égypte ; tout cela avait été pardonné. Moïse fut tenu hors de la Terre promise parce qu’il perdit patience ; mais cela n’est pas mentionné dans le Nouveau Testament, bien que son nom figure dans le tableau d’honneur de l’Apôtre. Samson aussi est nommé, mais ses péchés ne sont pas rappelés. Mieux encore, nous lisons même : « le juste Lot » ; il ne ressemblait guère à un homme juste dans le récit de l’Ancien Testament, mais il a été pardonné, et Dieu l’a rendu « juste ». Si nous sommes une fois pardonnés par Dieu, nos péchés ne seront plus jamais rappelés contre nous. C’est le décret éternel de Dieu.

Brooks dit du pardon que Dieu accorde à son peuple : « Quand Dieu pardonne le péché, il l’ôte entièrement ; en sorte que, si on le cherchait, on ne pourrait le trouver, comme le dit le prophète Jérémie : “ En ces jours, en ce temps-là, dit l’Éternel, On cherchera l’iniquité d’Israël, et elle n’existera plus, Le péché de Juda, et il ne se trouvera plus; Car je pardonnerai au reste que j’aurai laissé. ” De même que David, voyant en Mephiboscheth les traits de son ami Jonathan, ne prêta aucune attention à sa boiterie ni à aucun autre défaut ou difformité, ainsi Dieu, contemplant en son peuple la glorieuse image de son Fils, ferme les yeux sur tous leurs défauts et difformités, ce qui fit dire à Luther : “ Fais de moi ce que tu voudras, puisque tu as pardonné mon péché. ” Et qu’est-ce que pardonner le péché, sinon ne plus mentionner le péché ? »

Nous lisons dans l’Évangile de Matthieu : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. » Puis, un peu plus loin, nous lisons que Pierre vient à Christ et dit : « Combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi? Sera-ce jusqu’à sept fois? » Jésus répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois. » Pierre ne semblait pas penser qu’il fût en danger de tomber dans le péché ; sa question était : combien de fois devrais-je pardonner à mon frère ? Mais bientôt nous apprenons que Pierre est tombé. Je puis imaginer que, lorsqu’il tomba, la douce pensée lui revint de ce que le Maître avait dit sur le pardon à accorder jusqu’à septante fois sept fois. La voix du péché peut être forte, mais la voix du pardon est plus forte encore.

Entrons dans l’expérience de David, lorsqu’il dit : « Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné! Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude! Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée; Car nuit et jour ta main s’appesantissait sur moi, Ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité; J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Éternel! Et tu as effacé la peine de mon péché. »

David pouvait regarder en bas, en haut, en arrière et en avant ; vers le passé, le présent et l’avenir ; et savoir que tout était bien. Résolvons-nous à ne pas nous reposer avant que cette question du péché ne soit à jamais réglée, afin que nous puissions lever les yeux et réclamer Dieu comme notre Père qui pardonne. Soyons disposés à pardonner aux autres, afin de pouvoir réclamer le pardon de Dieu, nous souvenant des paroles du Seigneur Jésus, lorsqu’il dit : « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. »

Pardon

« Ô joie ! mes péchés sont pardonnés !
Maintenant je puis croire, et je crois !
Tout ce que j’ai, tout ce que je suis et serai,
À mon précieux Seigneur je le donne ;
Il a réveillé mon sommeil de mort,
Il a dissipé la nuit obscure de mon âme ;
Il m’a murmuré la paix, et m’a attiré à lui,
Il s’est fait mon souverain délice.

Que l’enfant oublie sa mère,
Que l’époux dédaigne son épouse ;
Fidèle à lui, je n’en aimerai point d’autre,
Me tenant étroitement à son côté.
Jésus, entends la confession de mon âme ;
Je suis faible, mais la force est tienne ;
Sur tes bras, pour la force et le secours,
Que mon âme repose en paix ! »

Albert Midlane.

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La prière qui prévaut Dwight L. Moody

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