Chapitre 1 · 16 min de lecture
Les prières de la Bible
Ceux qui ont laissé la plus profonde empreinte sur cette terre maudite par le péché ont été des hommes et des femmes de prière. Vous découvrirez que la prière a été la puissance souveraine qui a mis en mouvement non seulement Dieu, mais aussi l’homme. Abraham était un homme de prière, et des anges descendirent du ciel pour s’entretenir avec lui. La prière de Jacob fut exaucée lors de ce merveilleux entretien à Peniel, qui lui valut une si grande bénédiction et adoucit le cœur de son frère Ésaü ; l’enfant Samuel fut donné en réponse à la prière d’Anne ; la prière d’Élie ferma les cieux pendant trois ans et six mois, puis il pria de nouveau, et les cieux donnèrent la pluie.
L’apôtre Jacques nous dit que le prophète Élie était « un homme de la même nature que nous ». Je rends grâce de ce que ces hommes et ces femmes, si puissants dans la prière, aient été tout à fait semblables à nous. Nous sommes portés à croire que ces prophètes, ces hommes et ces femmes puissants d’autrefois différaient de ce que nous sommes. Assurément, ils vivaient en un âge bien plus obscur, mais ils étaient de la même nature que nous.
Nous lisons qu’en une autre occasion Élie fit descendre le feu sur le mont Carmel. Les prophètes de Baal crièrent longtemps et à grands cris, mais aucune réponse ne vint. Le Dieu d’Élie entendit et exauça sa prière. Souvenons-nous que le Dieu d’Élie vit encore. Le prophète fut enlevé et monta au ciel, mais son Dieu vit toujours, et nous avons auprès de lui le même accès qu’avait Élie. Nous avons le même droit d’aller à Dieu et de demander que le feu du ciel descende consumer nos convoitises et nos passions — pour brûler nos scories et laisser Christ resplendir à travers nous.
Élisée pria, et la vie revint à un enfant mort. Beaucoup de nos enfants sont morts par leurs offenses et leurs péchés. Faisons comme fit Élisée ; supplions Dieu de les relever en réponse à nos prières.
Manassé, le roi, était un homme méchant, et il avait fait tout ce qu’il pouvait contre le Dieu de son père ; pourtant, à Babylone, lorsqu’il cria à Dieu, son cri fut entendu, et il fut tiré de sa prison et rétabli sur le trône à Jérusalem. Assurément, si Dieu a prêté l’oreille à la prière du méchant Manassé, il entendra la nôtre au temps de notre détresse. N’est-ce pas là un temps de détresse pour un grand nombre de nos semblables ? N’y en a-t-il pas beaucoup parmi nous dont le cœur est accablé ? En nous approchant du trône de la grâce, souvenons-nous que Dieu exauce la prière.
Considérez encore Samson. Il pria, et sa force lui revint, de sorte qu’il en fit périr davantage à sa mort que durant sa vie. C’était un rétrograde restauré, et il eut de la puissance auprès de Dieu. Si ceux qui ont rétrogradé veulent seulement revenir à Dieu, ils verront avec quelle promptitude Dieu exauce la prière.
Job pria, et sa captivité fut ramenée. La lumière vint à la place des ténèbres, et Dieu l’éleva au-dessus même de sa prospérité d’autrefois — en réponse à la prière.
Daniel pria Dieu, et Gabriel vint lui annoncer qu’il était un homme bien-aimé de Dieu. Trois fois ce message lui parvint du ciel en réponse à la prière. Les secrets du ciel lui furent révélés, et il lui fut annoncé que le Fils de Dieu allait être retranché pour les péchés de son peuple. Nous trouvons aussi que Corneille pria ; et Pierre lui fut envoyé pour lui dire des paroles par lesquelles lui et les siens seraient sauvés. En réponse à la prière, cette grande bénédiction descendit sur lui et sur sa maison. Pierre était monté sur le toit pour prier dans l’après-midi, lorsqu’il eut cette merveilleuse vision de la nappe descendue du ciel. Ce fut alors que l’Église adressait à Dieu des prières sans cesse pour Pierre, que l’ange fut envoyé pour le délivrer.
Ainsi, à travers toutes les Écritures, vous découvrirez que lorsque la prière de la foi montait vers Dieu, la réponse descendait. Je pense que ce serait une étude fort intéressante que de parcourir toute la Bible pour voir ce qui est arrivé pendant que le peuple de Dieu était à genoux, l’invoquant. Assurément, cette étude fortifierait grandement notre foi — en montrant, comme elle le ferait, avec quelle merveille Dieu a entendu et délivré lorsque le cri est monté vers lui au secours.
Considérez Paul et Silas dans la prison de Philippes. Tandis qu’ils priaient et chantaient les louanges de Dieu, le lieu fut ébranlé, et le geôlier fut converti. Cette seule conversion a probablement fait plus qu’aucune autre rapportée dans la Bible pour amener des âmes dans le royaume de Dieu. Combien ont été bénis en cherchant à répondre à cette question : « que faut-il que je fasse pour être sauvé? » Ce fut la prière de ces deux hommes pieux qui amena le geôlier à genoux, et qui apporta la bénédiction à lui et à sa famille.
Vous vous souvenez comment Étienne, tandis qu’il priait et levait les yeux, vit les cieux ouverts et le Fils de l’homme à la droite de Dieu ; la lumière du ciel tomba sur son visage, en sorte qu’il resplendit. Souvenez-vous aussi comment le visage de Moïse resplendissait lorsqu’il descendait de la montagne ; il avait été en communion avec Dieu. Ainsi, lorsque nous entrons vraiment en communion avec Dieu, il lève sur nous sa face ; et, au lieu d’avoir des mines sombres, notre visage resplendira, parce que Dieu a entendu et exaucé nos prières.
Je veux attirer particulièrement l’attention sur Christ comme exemple pour nous en toutes choses ; en rien plus que dans la prière. Nous lisons que Christ priait son Père pour tout. Chaque grande crise de sa vie fut précédée de prière. Permettez-moi de citer quelques passages. Je n’avais pas remarqué, jusqu’à il y a quelques années, que Christ priait lors de son baptême. Tandis qu’il priait, le ciel s’ouvrit, et le Saint-Esprit descendit sur lui. Un autre grand événement de sa vie fut sa Transfiguration. « Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea, et son vêtement devint d’une éclatante blancheur. »
Nous lisons encore : « En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. » C’est le seul endroit où il est rapporté que le Sauveur passa une nuit entière en prière. Qu’allait-il arriver ? Lorsqu’il descendit de la montagne, il rassembla ses disciples autour de lui et prêcha ce grand discours connu sous le nom de Sermon sur la montagne — le plus admirable sermon qui ait jamais été prêché à des mortels. Aucun sermon n’a probablement fait autant de bien, et il fut précédé d’une nuit de prière. Si nos sermons doivent atteindre le cœur et la conscience du peuple, il nous faut beaucoup prier Dieu, afin que la parole soit accompagnée de puissance.
Dans l’Évangile de Jean, nous lisons que Jésus, au tombeau de Lazare, leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Remarquez qu’avant d’appeler le mort à la vie, il parla à son Père. Si nos morts spirituels doivent être ressuscités, il nous faut d’abord obtenir de la puissance auprès de Dieu. La raison pour laquelle nous échouons si souvent à toucher nos semblables, c’est que nous essayons de les gagner sans avoir d’abord obtenu de la puissance auprès de Dieu. Jésus était en communion avec son Père, et il pouvait ainsi avoir l’assurance que ses prières étaient exaucées.
Nous lisons encore, au douzième chapitre de Jean, qu’il pria le Père. C’est là, je crois, l’un des chapitres les plus tristes de toute la Bible. Il était sur le point de quitter la nation juive et de faire l’expiation du péché du monde. Écoutez ce qu’il dit : « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je?… Père, délivre-moi de cette heure?… Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure. » Il était presque sous l’ombre de la Croix ; les iniquités du genre humain allaient être mises sur lui ; l’un de ses douze disciples allait le renier et jurer qu’il ne l’avait jamais connu ; un autre allait le vendre pour trente pièces d’argent ; tous allaient l’abandonner et fuir. Son âme était saisie d’une profonde tristesse, et il prie ; quand son âme était troublée, Dieu lui parla. Puis, au jardin de Gethsémané, tandis qu’il priait, un ange lui apparut pour le fortifier. En réponse à son cri, « Père, glorifie ton nom! », il entend une voix descendre de la gloire — « Je l’ai glorifié, et je le glorifierai encore. »
Une autre prière mémorable de notre Seigneur eut lieu au jardin de Gethsémané : « Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria. » Je voudrais attirer votre attention sur le fait rapporté que, par quatre fois, la réponse descendit tout droit du ciel tandis que le Sauveur priait Dieu. La première fois, ce fut à son baptême, lorsque les cieux s’ouvrirent et que l’Esprit descendit sur lui en réponse à sa prière. De nouveau, sur la montagne de la Transfiguration, Dieu apparut et lui parla. Puis, lorsque les Grecs vinrent, désirant le voir, la voix de Dieu se fit entendre en réponse à son appel ; et de nouveau, lorsqu’il cria au Père au milieu de son agonie, une réponse directe lui fut donnée. Ces choses sont rapportées, je n’en doute pas, afin que nous soyons encouragés à prier.
Nous lisons que ses disciples vinrent à lui et dirent : « Seigneur, enseigne-nous à prier. » Il n’est pas rapporté qu’il leur ait appris à prêcher. J’ai souvent dit que j’aimerais mieux savoir prier comme Daniel que prêcher comme Gabriel. Si vous laissez l’amour pénétrer votre âme, en sorte que la grâce de Dieu descende en réponse à la prière, il n’y aura aucune difficulté à toucher le peuple. Ce n’est pas par des sermons éloquents que les âmes perdues seront atteintes ; il nous faut la puissance de Dieu pour que la bénédiction descende.
La prière que notre Seigneur enseigna à ses disciples est communément appelée l’oraison dominicale. Je pense que la véritable prière du Seigneur est plutôt celle du dix-septième chapitre de Jean. C’est la plus longue prière de Jésus qui nous soit rapportée. Vous pouvez la lire lentement et attentivement en quatre ou cinq minutes environ. Il y a là, je crois, une leçon à retenir. Les prières de notre Maître étaient brèves lorsqu’elles étaient offertes en public ; quand il était seul avec Dieu, il en allait autrement, et il pouvait passer la nuit entière en communion avec son Père. Mon expérience est que ceux qui prient le plus dans le secret de leur chambre font en général de courtes prières en public. Les longues prières ne sont trop souvent pas des prières du tout, et elles lassent le peuple. Combien était courte la prière du publicain : « O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. » Celle de la femme syro-phénicienne était plus courte encore : « Seigneur, secours-moi! » Elle alla droit au but, et elle obtint ce qu’elle voulait. La prière du brigand sur la croix fut brève : « Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. » La prière de Pierre fut : « Seigneur, sauve-moi! » Ainsi, si vous parcourez les Écritures, vous découvrirez que les prières qui obtinrent une réponse immédiate étaient généralement brèves. Que nos prières aillent droit au but, disant simplement à Dieu ce que nous désirons.
Dans la prière de notre Seigneur, en Jean 17, nous trouvons qu’il formula sept requêtes — une pour lui-même, quatre pour les disciples qui l’entouraient, et deux pour les disciples des âges à venir. Six fois, dans cette seule prière, il répète que Dieu l’avait envoyé. Le monde le regardait comme un imposteur ; et il voulait qu’ils sachent qu’il venait du ciel. Il parle du monde neuf fois, et fait mention de ses disciples et de ceux qui croient en lui cinquante fois.
La dernière prière de Christ sur la Croix fut brève : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Je crois que cette prière fut exaucée. Nous trouvons que là même, devant la Croix, un centurion romain fut converti. Ce fut probablement en réponse à la prière du Sauveur. La conversion du brigand, je le crois, répondit à cette prière de notre Seigneur béni. Saul de Tarse l’a peut-être entendue, et ces paroles l’ont peut-être suivi tandis qu’il se rendait à Damas ; de sorte que, lorsque le Seigneur lui parla en chemin, il reconnut peut-être la voix. Il est une chose que nous savons : le jour de la Pentecôte, quelques-uns des ennemis du Seigneur furent convertis. Assurément, ce fut en réponse à la prière : « Père, pardonne-leur ! »
Nous voyons donc que la prière occupe une place élevée parmi les exercices de la vie spirituelle. Tous les enfants de Dieu ont été des gens de prière. Considérez, par exemple, Baxter ! Il tacha les murs de son cabinet du souffle de ses prières ; et après avoir été oint de l’onction du Saint-Esprit, il fit couler un fleuve d’eau vive sur Kidderminster, et convertit des centaines d’âmes. Luther et ses compagnons furent des hommes qui plaidèrent auprès de Dieu avec une telle puissance qu’ils rompirent le charme des siècles et jetèrent des nations soumises au pied de la Croix. John Knox saisit toute l’Écosse dans ses bras vigoureux de foi ; ses prières terrifiaient les tyrans. Whitefield, après beaucoup de saintes et fidèles supplications dans le secret, se rendit à la foire du Diable et arracha en un seul jour plus de mille âmes à la griffe du lion. Voyez un Wesley priant amener plus de dix mille âmes au Seigneur ! Considérez le priant Finney, dont les prières, la foi, les sermons et les écrits ont ébranlé tout ce pays et envoyé une vague de bénédiction à travers les Églises des deux côtés de la mer.
Le Dr Guthrie parle ainsi de la prière et de sa nécessité : « Le premier signe véritable de la vie spirituelle, la prière, en est aussi le moyen d’entretien. L’homme peut aussi bien vivre physiquement sans respirer que spirituellement sans prier. Il existe une classe d’animaux — les cétacés, ni poissons ni oiseaux de mer — qui habitent les profondeurs. C’est leur demeure, ils ne la quittent jamais pour le rivage ; et pourtant, bien qu’ils nagent sous les flots et en sondent les abîmes les plus obscurs, il leur faut sans cesse remonter à la surface pour respirer l’air. Sans cela, ces monarques des profondeurs ne pourraient subsister dans l’élément dense où ils vivent, se meuvent et ont leur être. Et ce que la nécessité physique leur impose, le chrétien doit l’accomplir par une nécessité spirituelle. C’est en montant sans cesse vers Dieu, en s’élevant par la prière dans une région plus haute et plus pure pour y recevoir les provisions de la grâce divine, qu’il entretient sa vie spirituelle. Empêchez ces animaux de remonter à la surface, et ils meurent faute de souffle ; empêchez le chrétien de monter vers Dieu, et il meurt faute de prière. “Donne-moi des enfants”, s’écria Rachel, “ou je meurs !” “Laissez-moi respirer”, dit l’homme haletant, “ou je meurs.” “Laissez-moi prier”, dit le chrétien, “ou je meurs.” »
« Depuis que j’ai commencé », disait le Dr Payson lorsqu’il était étudiant, « à implorer la bénédiction de Dieu sur mes études, j’ai fait plus en une semaine que dans toute l’année précédente. » Luther, alors qu’il était le plus accablé de travail, disait : « J’ai tant à faire que je ne saurais m’en tirer sans trois heures de prière par jour. » Et les théologiens ne sont pas les seuls à penser et à parler hautement de la prière ; des hommes de tout rang et de toute condition ont éprouvé la même chose. Le général Havelock se levait à quatre heures, quand l’heure de la marche était fixée à six, plutôt que de perdre le précieux privilège de la communion avec Dieu avant de partir. Sir Matthew Hale dit : « Si j’omets, le matin, de prier et de lire la Parole de Dieu, rien ne va bien de toute la journée. »
« Une grande partie de mon temps », disait McCheyne, « se passe à accorder mon cœur pour la prière. C’est le lien qui relie la terre au ciel. »
Une vue d’ensemble du sujet montrera qu’il existe neuf éléments essentiels à la vraie prière. Le premier est l’Adoration ; nous ne pouvons, au départ, rencontrer Dieu sur un pied d’égalité. Nous devons l’aborder comme Celui qui dépasse infiniment notre portée et notre vue. Le suivant est la Confession ; le péché doit être écarté. Nous ne pouvons avoir aucune communion avec Dieu tant que subsiste entre nous quelque transgression. S’il y a quelque tort que vous avez fait à un homme, vous ne pouvez espérer la faveur de cet homme tant que vous n’êtes pas allé vers lui confesser votre faute. La Restitution en est un autre ; nous devons réparer le tort, partout où c’est possible. L’Action de grâces vient ensuite ; nous devons être reconnaissants de ce que Dieu a déjà fait pour nous. Puis viennent le Pardon, puis l’Unité ; et pour une prière telle que ces choses la produisent, il faut la Foi. Ainsi disposés, nous serons prêts à présenter directement notre Requête. Nous entendons bien des prières qui ne sont que des exhortations, et si l’on ne voyait pas les yeux de l’homme fermés, on croirait qu’il prêche. Puis, bien de ce qu’on appelle prière n’est que reproche adressé aux autres. Il faut plus de requête dans nos prières. Après tout cela doit venir la Soumission. En priant, nous devons être prêts à accepter la volonté de Dieu. Nous examinerons ces neuf éléments en détail, terminant notre enquête en donnant des faits qui illustrent la certitude où nous sommes de recevoir, à de telles conditions, des réponses à la prière.
L’Heure de la prière
« Seigneur, quel changement en nous une seule heure
passée en ta présence saura opérer !
Quels lourds fardeaux ôtés de notre sein ;
quels sols arides rafraîchis comme par une ondée.
Nous fléchissons les genoux — et tout, autour de nous, paraît s’assombrir ;
nous nous relevons — et tout, le lointain comme le proche,
se dresse en clairs contours, vaillant et net ;
nous fléchissons : quelle faiblesse ! — nous nous relevons : quelle plénitude de force !
Pourquoi donc nous faire à nous-mêmes ce tort,
ou aux autres — de n’être pas toujours forts ?
D’être sans cesse accablés de soucis ;
d’être jamais faibles ou découragés,
anxieux ou troublés, alors qu’avec nous est la prière,
et qu’avec toi sont la joie, la force et le courage ? »
Trench.