Il tient mes lendemains ·Énoch

Chapitre 8 · 8 min de lecture

Énoch

« C’est par la foi qu’Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît point la mort, et qu’il ne parut plus parce que Dieu l’avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu’il était agréable à Dieu. »

(Hébreux 11:5).

L’histoire d’Énoch est rapportée très brièvement en Genèse 5:18-24.

Une autre question d’un quiz biblique pour enfants demande : « Qui fut l’homme le plus âgé ayant jamais vécu ? » Mathusalem, le fils d’Énoch !

Énoch vécut sur la terre 365 ans, marchant avec Dieu avant que « Dieu le prît ». Cette marche avec Dieu était une marche de foi, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu (Hébreux 11:6).

Il savait ce que c’était que d’être en communion étroite avec son Créateur, d’entendre sa voix et de connaître sa conduite.

Combien douce dut être cette communion ! Bien qu’Énoch portât les marques de la chute d’Adam et Ève, il jouissait encore de la présence de Dieu. Aujourd’hui aussi, alors que tout autour de nous peut sembler corrompu et que le mal paraît l’emporter, l’enfant de Dieu qui marche par la foi peut encore jouir d’une douce communion avec son Seigneur.

L’histoire est remplie de récits de croyants dont les circonstances étaient des plus difficiles, mais dont le témoignage était rayonnant parce qu’ils connaissaient la présence divine.

« C’est par la foi qu’Énoch fut enlevé » (Hébreux 11:5).

Qu’est-ce que cela signifie ? Ce n’est sûrement pas qu’Énoch crut si fort qu’il serait enlevé, que Dieu le fit pour lui !

C’est au contraire l’acte souverain de Dieu qui l’enleva, afin de nous enseigner une grande vérité !

L’espérance de la résurrection Quel principe biblique pouvons-nous tirer de ce bref récit qui ait un sens pour nous aujourd’hui ?

Manifestement, il y a le principe de la vie éternelle.

Pour ceux qui marchent avec Dieu dans la foi, il y a la promesse de la résurrection — ou de l’enlèvement lors de son second avènement — pour la vie éternelle. Paul comme Pierre, se tenant devant le peuple, déclarèrent que telle est l’espérance de tous les croyants. En effet, Paul savait que c’était la principale cause de sa persécution. « C’est à cause de l’espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement » (Actes 23:6). D’autres religions enseignent peut-être la réincarnation, ou un salut fondé sur des œuvres de justice ; cependant, notre message est inébranlable dans sa proclamation d’une résurrection pour la vie éternelle de tous ceux qui marchent par la foi avec Dieu.

Cette espérance, pour laquelle Paul et Pierre, et tous les apôtres, étaient prêts à mourir, repose sur un fait — comme toute espérance chrétienne, à la différence des espoirs du monde. Puis-je vous rappeler que l’espérance chrétienne se définit le mieux comme « une attente ardente de ce qui est certain ». Notre espérance de la résurrection est fondée sur l’événement le plus glorieux de toute l’histoire : la résurrection de Jésus d’entre les morts.

Lorsqu’on examine objectivement tous les récits, théories et opinions au sujet de ce premier dimanche de Pâques, on doit arriver à la conclusion que le fait le mieux attesté de toute l’histoire est que Jésus de Nazareth, ayant été crucifié sur une croix romaine et enseveli dans un tombeau emprunté, ressuscita d’entre les morts et se releva dans une vie nouvelle.

Il apparut aux disciples et à bien d’autres. L’apôtre Paul rapporte que plus de 500 frères furent témoins oculaires de sa vie nouvelle, presque tous encore vivants pour attester ce fait au moment où l’apôtre écrivait, bien des années plus tard. Ces hommes n’avaient rien à gagner à propager un mensonge et tout à perdre à insister sur la vérité. Il y eut une grande persécution contre les croyants, dont beaucoup perdirent la vie parce qu’ils ne voulaient pas renier ce qui, pour eux, était un fait.

La tradition nous dit que chacun des apôtres, à l’exception de Jean, furent martyrisés pour ce qu’ils savaient : que Jésus était ressuscité d’entre les morts !

Maintenant ils comprenaient ce qu’il avait voulu dire lorsqu’il leur avait enseigné : « Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi » (Jean 14:19). Telle devait être leur espérance — une attente ardente de ce qui est sûr — et la promesse illustrée dans le témoignage d’Énoch.

La résurrection de Jésus est l’argument fondamental de notre foi chrétienne. Sans elle, il n’y a pas de christianisme. Une telle religion ne serait pas différente de toutes les autres, puisqu’elle ne pourrait offrir aucune espérance. Elle est également importante pour les raisons suivantes : 1. Elle manifeste la justice de Dieu, qui a élevé Christ à une vie de gloire, comme Christ s’était humilié jusqu’à la mort (Philippiens 2:8-9).

2. La résurrection a achevé le mystère de notre salut et de notre rédemption. Par sa mort, Christ nous a libérés de la peine du péché (Romains 5:8) ; par ses souffrances, il nous a libérés de la malédiction de la Loi (Galates 3:13) ; et par sa résurrection, il nous a rendu les privilèges les plus importants perdus par le péché (Romains 4:25).

3. Par sa résurrection, nous reconnaissons Christ comme le Dieu immortel, la cause efficiente et exemplaire de notre propre résurrection (1 Corinthiens 15:21 et Philippiens 3:20-21), et comme le modèle et la source de notre vie nouvelle de grâce (Romains 6:4-6 et Romains 6:9-11).

Le témoignage de Paul C’est à cause de leur espérance d’une résurrection pour la vie éternelle que les premiers croyants furent persécutés. L’Écriture nous rapporte le témoignage de l’apôtre Paul comparaissant en jugement devant les principaux sacrificateurs et le sanhédrin. « C’est à cause de l’espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement » (Actes 23:6).

Le sanhédrin était composé de deux principaux partis : les pharisiens religieux, qui croyaient en une résurrection de ceux qui observent la loi, et les sadducéens politiques, incrédules. Naturellement, il y eut de la dissension aux paroles de Paul ; on ordonna donc aux soldats de ramener Paul dans sa cellule.

Alors une conspiration politique s’éleva dans le but d’assassiner l’apôtre, mais le commandant militaire romain fut informé du complot ; il ordonna donc que Paul fût conduit à Antipatris, où Félix, le gouverneur romain, avait son palais.

Devant le gouverneur, Paul répète son espérance en la résurrection, celle des justes pour la vie et celle des méchants pour le jugement (Actes 24:15, 21).

Ne sachant que faire de Paul ni comment apaiser ses accusateurs, Félix le garda en prison jusqu’à ce que, deux ans plus tard, il eût pour successeur un nouveau gouverneur, Festus. On fit de l’apôtre un spectacle, l’appelant à parler de sa croyance « insensée » devant Festus et ses hôtes, le roi Agrippa et son épouse Bérénice. Paul ne recule pas devant cet auditoire. De nouveau il affirme : « C’est pour cette espérance, ô roi, que je suis accusé par des Juifs ! Quoi ! Vous semble-t-il incroyable que Dieu ressuscite les morts ? » (Actes 26:7-8). Plus tard, il comparaîtrait devant César, où nous pouvons être sûrs qu’il n’hésita pas à rendre le même témoignage, même si cela devait entraîner sa mort. Mais pourquoi craindrait-il la mort ? Il avait déjà écrit : « Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : “La mort a été engloutie dans la victoire.” “O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ?” L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! » (1 Corinthiens 15:51-57).

Ce n’est pas une vérité nouvelle, mais un mystère. Chaque fois que Paul parle d’un mystère, il désigne une vérité qui a toujours existé, mais qui n’est révélée que maintenant (Romains 16:25-26).

C’est Jésus qui, le premier, parla du mystère du royaume (Marc 4:11), mais Paul aussi employa souvent cette expression.

Un bon thème d’étude biblique personnelle serait d’examiner les références suivantes : le mystère du « greffage » des païens (Romains 11:25), le mystère de sa volonté (Éphésiens 1:9), le mystère des païens (Éphésiens 3:3), le mystère du mariage (Éphésiens 5:32), le mystère de l’Évangile (Éphésiens 6:19), le mystère de Christ en vous (Colossiens 1:26-27), le mystère de Christ lui-même (Colossiens 2:2), le mystère de l’iniquité (2 Thessaloniciens 2:7), le mystère de la foi (1 Timothée 3:9) et le mystère de la piété (1 Timothée 3:16).

Ce mystère, cette vérité, cette glorieuse espérance de résurrection pour la vie éternelle, nous fut révélé pour la première fois dans le témoignage d’Énoch.

Résumé « C’est par la foi qu’Énoch fut enlevé » (Hébreux 11:5), afin que nous sachions que nous avons une glorieuse espérance : celle de la vie éternelle.

Ce n’est pas une doctrine du Nouveau Testament, mais elle a toujours fait partie des desseins de Dieu pour son peuple.

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Il tient mes lendemains Gareth Evans

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