Le carnet de chèques de la banque de la foi ·Le mois de janvier

Chapitre 2 · 40 min de lecture

Le mois de janvier

1er janvier

LA PREMIÈRE PROMESSE DE LA BIBLE

« Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. » Genèse 3:15

C’est là la première promesse faite à l’homme déchu. Elle contient tout l’Évangile et l’essence de l’alliance de grâce. Elle s’est en grande partie accomplie. La postérité de la femme, savoir notre Seigneur Jésus, fut blessée au talon, et ce fut une terrible meurtrissure. Combien plus terrible sera le dernier écrasement de la tête du serpent ! Cela fut virtuellement accompli lorsque Jésus ôta le péché, vainquit la mort et brisa la puissance de Satan ; mais cela attend un accomplissement plus plein encore lors du second avènement de notre Seigneur et au jour du jugement. Pour nous, la promesse demeure comme une prophétie : nous serons affligés par les puissances du mal dans notre nature inférieure, et ainsi blessés au talon ; mais nous triompherons en Christ, qui pose son pied sur la tête du vieux serpent. Tout au long de cette année, il se peut que nous ayons à apprendre par l’expérience la première partie de cette promesse, à travers les tentations du diable et la malveillance des impies qui sont sa postérité. Ils pourront nous meurtrir au point que nous boitions du talon endolori ; mais saisissons la seconde partie du texte, et nous ne serons pas consternés. Par la foi, réjouissons-nous de ce que nous régnerons encore en Jésus-Christ, la postérité de la femme.

2 janvier

DE LA CONQUÊTE À LA VICTOIRE

« Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. » Romains 16:20

Cette promesse fait bien suite à celle d’hier. Nous devons manifestement être rendus conformes à notre Chef d’alliance, non seulement en ce qu’il fut blessé au talon, mais aussi dans sa victoire sur le malin. C’est même sous nos pieds que le vieux dragon doit être écrasé. Les croyants de Rome étaient affligés par les discordes de l’Église ; mais leur Dieu était « le Dieu de paix », et il leur donnait le repos de l’âme. L’ennemi juré faisait trébucher les imprudents et séduisait le cœur des simples ; mais il devait avoir le dessous et être foulé aux pieds par ceux qu’il avait troublés. Cette victoire ne viendrait pas au peuple de Dieu par sa propre habileté ni par sa propre force ; mais Dieu lui-même écraserait Satan. Bien qu’elle dût s’accomplir sous leurs pieds, l’écrasement serait l’œuvre du Seigneur seul.

Foulons bravement le tentateur ! Non seulement les esprits inférieurs, mais le Prince des ténèbres lui-même doit tomber devant nous. Dans une confiance sans réserve en Dieu, attendons-nous à une prompte victoire. « BIENTÔT. » Heureux mot ! Bientôt nous poserons le pied sur le vieux serpent ! Quelle joie d’écraser le mal ! Quel déshonneur pour Satan d’avoir la tête meurtrie par des pieds humains ! Par la foi en Jésus, foulons le tentateur.

3 janvier

SE REPOSER SUR UNE PROMESSE

« La terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité. » Genèse 28:13

Aucune promesse n’est d’interprétation particulière : elle n’appartient pas à un seul saint, mais à tous les croyants. Si, mon frère, tu peux par la foi te coucher sur une promesse et y prendre ton repos, elle est tienne. Là où Jacob « arriva », s’attarda et se reposa, là il prit possession. Étendant sa lassitude sur le sol, avec les pierres de ce lieu pour oreillers, il ne se doutait guère qu’il entrait ainsi dans la propriété du pays ; et pourtant il en fut ainsi. Il vit en songe cette échelle merveilleuse qui, pour tous les vrais croyants, unit la terre et le ciel ; et sûrement, là où le pied de l’échelle se posait, il devait avoir droit au sol, sans quoi il n’aurait pu atteindre l’escalier divin. Toutes les promesses de Dieu sont oui et amen en Jésus-Christ ; et comme il est à nous, chaque promesse est à nous, pourvu que nous voulions nous coucher sur elle dans une foi paisible.

Viens, âme fatiguée, fais des paroles de ton Seigneur tes oreillers. Couche-toi en paix. Ne rêve que de lui. Jésus est ton échelle de lumière. Vois les anges qui montent et descendent sur lui, entre ton âme et ton Dieu ; et sois assuré que la promesse est ta part, donnée de Dieu, et que ce ne sera pas un larcin de te l’approprier, comme si elle t’était adressée à toi tout spécialement.

4 janvier

DANS UN REPOS PAISIBLE

« Je les ferai reposer avec sécurité. » Osée 2:18

Oui, les saints doivent avoir la paix. Le passage d’où est tirée cette gracieuse parole parle de paix « avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre ». C’est la paix avec les ennemis d’ici-bas, avec les maux mystérieux et avec les petites contrariétés ! Chacun de ceux-là pourrait nous empêcher de nous coucher, mais aucun ne le fera. Le Seigneur détruira entièrement ce qui menace son peuple : « Je briserai dans le pays l’arc, l’épée et la guerre. » La paix sera profonde, en vérité, quand tous les instruments du trouble seront mis en pièces.

Avec cette paix viendra le repos. « Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. » Pleinement pourvus et divinement apaisés, les croyants se couchent dans un repos paisible.

Ce repos sera un repos sûr. Autre chose est de se coucher, tout autre chose de « reposer avec sécurité ». Nous sommes amenés au pays de la promesse, à la maison du Père, à la chambre de l’amour et sur le sein du Christ : sûrement nous pouvons désormais « reposer avec sécurité ». Il est plus sûr, pour un croyant, de se coucher en paix que de veiller dans l’inquiétude.

« Il me fait reposer dans de verts pâturages. » Nous ne nous reposons jamais avant que le Consolateur nous fasse coucher.

5 janvier

UNE MERVEILLEUSE GARANTIE

« Je te fortifie. » Ésaïe 41:10

Lorsque nous sommes appelés à servir ou à souffrir, nous faisons le compte de nos forces, et nous les trouvons moindres que nous ne pensions, moindres que ce dont nous avons besoin. Mais que notre cœur ne défaille point, tant que nous avons une telle parole sur laquelle nous appuyer, car elle nous garantit tout ce dont nous pouvons avoir besoin. Dieu possède une force toute-puissante ; cette force, il peut nous la communiquer ; et sa promesse est qu’il le fera. Il sera la nourriture de nos âmes et la santé de nos cœurs ; et ainsi il nous donnera de la force. Nul ne saurait dire combien de puissance Dieu peut mettre dans un homme. Quand la force divine survient, la faiblesse humaine n’est plus un obstacle.

Ne nous souvenons-nous pas de temps de labeur et d’épreuve où nous reçûmes une force si particulière que nous nous en étonnions nous-mêmes ? Au milieu du danger nous étions calmes, dans le deuil nous étions résignés, sous la calomnie nous demeurions maîtres de nous, et dans la maladie nous étions patients. Le fait est que Dieu donne une force inattendue quand des épreuves inusitées fondent sur nous. Nous nous élevons au-dessus de nos pauvres personnes. Les lâches font preuve de courage, les insensés reçoivent la sagesse, et ceux qui se taisent reçoivent, à l’heure même, ce qu’ils doivent dire. Ma propre faiblesse me fait reculer, mais la promesse de Dieu me rend vaillant. Seigneur, fortifie-moi « selon ta parole ».

6 janvier

UN SECOURS DU DEHORS

« Oui, je viens à ton secours. » Ésaïe 41:10

La promesse d’hier nous assurait la force pour ce que nous avons à faire ; mais celle-ci nous garantit l’aide dans les cas où nous ne pouvons agir seuls. Le Seigneur dit : « je viens à ton secours ». À la force du dedans s’ajoute le secours du dehors. Dieu peut nous susciter des alliés dans notre combat, si cela lui semble bon ; et même s’il ne nous envoie aucun secours humain, il sera lui-même à nos côtés, et cela vaut mieux encore. « Notre auguste Allié » vaut mieux que des légions d’aides mortels.

Son secours est opportun : il est un secours toujours présent dans la détresse. Son secours est plein de sagesse : il sait donner à chacun l’aide qui lui convient et qui lui est propre. Son secours est très efficace, quand le secours de l’homme est vain. Son secours est plus qu’un secours, car il porte tout le fardeau et pourvoit à tout besoin. « Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien; Que peut me faire un homme? »

Parce qu’il a déjà été notre secours, nous mettons en lui notre confiance pour le présent et pour l’avenir. Notre prière est : « Éternel, secours-moi! » ; notre expérience est : « l’Esprit nous aide dans notre faiblesse » ; notre attente est : « Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? » ; et bientôt notre cantique sera : « tu me secours et tu me consoles, ô Éternel! »

7 janvier

TOUJOURS CROISSANT

« Tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » Jean 1:50

Ces paroles sont adressées à un croyant au cœur d’enfant, prêt à recevoir Jésus comme le Fils de Dieu, le Roi d’Israël, sur un seul argument convaincant. Ceux qui veulent bien voir verront : c’est parce que nous fermons les yeux que nous devenons si tristement aveugles.

Nous avons déjà beaucoup vu. Le Seigneur nous a montré de grandes choses et des choses insondables, ce pourquoi nous louons son nom ; mais il y a dans sa Parole de plus grandes vérités, de plus grandes profondeurs d’expérience, de plus grandes hauteurs de communion, de plus grandes œuvres d’utilité, de plus grandes découvertes de puissance, d’amour et de sagesse. Ces choses, nous les verrons encore si nous voulons croire notre Seigneur. La faculté d’inventer de fausses doctrines est ruineuse, mais le pouvoir de voir la vérité est une bénédiction. Le ciel nous sera ouvert, le chemin qui y mène nous sera rendu clair dans le Fils de l’homme, et le commerce des anges qui se poursuit entre les royaumes d’en haut et ceux d’en bas nous sera rendu plus manifeste. Gardons les yeux ouverts vers les objets spirituels, et attendons-nous à voir toujours davantage. Croyons que nos vies ne s’étioleront pas jusqu’à n’être plus rien, mais que nous serons toujours en progrès, voyant des choses toujours plus grandes, jusqu’à contempler le grand Dieu lui-même, et à ne plus jamais en perdre la vue.

8 janvier

PURETÉ DU CŒUR ET DE LA VIE

« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu! » Matthieu 5:8

La pureté, la pureté du cœur surtout, est la chose principale à laquelle il faut viser. Nous avons besoin d’être rendus purs au dedans, par l’Esprit et par la Parole, et alors nous serons purs au dehors, par la consécration et l’obéissance. Il y a un lien étroit entre les affections et l’intelligence : si nous aimons le mal, nous ne pouvons comprendre le bien. Si le cœur est souillé, l’œil sera obscurci. Comment ces hommes qui aiment les choses impures pourraient-ils voir un Dieu saint ?

Quel privilège de voir Dieu ici-bas ! Un aperçu de lui, c’est le ciel dès cette vie ! En Jésus-Christ, ceux qui ont le cœur pur contemplent le Père. Nous le voyons, lui, sa vérité, son amour, son dessein, sa souveraineté, son caractère d’alliance ; oui, nous le voyons lui-même en Christ. Mais cela ne se saisit qu’à mesure que le péché est tenu hors du cœur. Seuls ceux qui aspirent à la piété peuvent s’écrier : « Je tourne constamment les yeux vers l’Éternel ». Le désir de Moïse, « Fais-moi voir ta gloire! », ne peut s’accomplir en nous qu’à mesure que nous nous purifions de toute iniquité. Nous « le verrons tel qu’il est » ; et « Quiconque a cette espérance en lui se purifie. » La jouissance de la communion présente et l’espérance de la vision bienheureuse sont des motifs pressants de pureté du cœur et de la vie. Seigneur, rends-nous purs de cœur, afin que nous te voyions !

9 janvier

GAGNER EN DONNANT

« L’âme bienfaisante sera rassasiée. » Proverbes 11:25

Si je désire prospérer en mon âme, je ne dois pas thésauriser mes réserves, mais les distribuer aux pauvres. Être avare et parcimonieux, c’est la voie du monde vers la prospérité, mais ce n’est pas celle de Dieu ; car il dit : « Tel, qui donne libéralement, devient plus riche; Et tel, qui épargne à l’excès, ne fait que s’appauvrir. » La manière dont la foi gagne, c’est de donner. Il me faut l’éprouver encore et encore ; et je puis m’attendre à ce qu’il me vienne autant de prospérité qu’il m’en sera bon, en gracieuse récompense d’une conduite généreuse.

Bien entendu, je ne puis être assuré de m’enrichir. Je serai engraissé, mais pas trop. De trop grandes richesses pourraient me rendre aussi pesant que le sont d’ordinaire les personnes corpulentes, me donner la dyspepsie de la mondanité, et peut-être amener une dégénérescence graisseuse du cœur. Non ; si je suis assez gras pour être en santé, je puis m’en contenter ; et si le Seigneur m’accorde de quoi suffire, je puis en être pleinement satisfait.

Mais il est une prospérité de l’esprit et de l’âme que je convoiterais grandement, et celle-là vient comme le fruit de pensées généreuses envers mon Dieu, son Église et mes semblables. Que je ne me prive point, de peur d’affamer mon cœur. Que je sois abondant et libéral ; car ainsi je ressemblerai à mon Seigneur. Il s’est donné lui-même pour moi : lui refuserais-je quoi que ce soit ?

10 janvier

LA RÉCOMPENSE DIVINE

« Celui qui arrose sera lui-même arrosé. » Proverbes 11:25

Si j’ai soin des autres avec attention, Dieu aura soin de moi ; et d’une manière ou d’une autre il me le rendra. Que je pense au pauvre, et le Seigneur pensera à moi. Que je prenne soin des petits enfants, et le Seigneur me traitera comme son enfant. Que je nourrisse son troupeau, et il me nourrira. Que j’arrose son jardin, et il fera de mon âme un jardin arrosé. C’est là la propre promesse du Seigneur ; à moi d’en remplir la condition, puis d’en attendre l’accomplissement.

Je puis me préoccuper de moi-même jusqu’à devenir morbide ; je puis surveiller mes propres sentiments jusqu’à ne plus rien sentir ; et je puis déplorer ma propre faiblesse jusqu’à devenir presque trop faible pour la déplorer. Il me sera bien plus profitable de devenir désintéressé, et, par amour pour mon Seigneur Jésus, de commencer à me soucier des âmes de ceux qui m’entourent. Ma citerne est presque à sec ; nulle pluie fraîche ne vient la remplir ; que ferai-je ? J’ôterai la bonde, et je laisserai son contenu s’écouler pour arroser les plantes flétries autour de moi. Que vois-je ? Ma citerne semble se remplir à mesure qu’elle s’écoule. Une source secrète est à l’œuvre. Tant que tout stagnait, la source fraîche était scellée ; mais à mesure que ma réserve se répand pour en arroser d’autres, le Seigneur pense à moi. Alléluia !

11 janvier

LA FOI VOIT L’ARC

« Quand j’aurai rassemblé des nuages au-dessus de la terre, l’arc paraîtra dans la nue; » Genèse 9:14

En ce moment les nuages sont assez nombreux, mais nous ne craignons pas que le monde soit détruit par un déluge. Nous voyons l’arc-en-ciel assez souvent pour n’avoir aucune telle crainte. L’alliance que le Seigneur fit avec Noé demeure ferme, et nous n’en doutons point. Pourquoi donc penserions-nous que les nuages de la détresse, qui obscurcissent maintenant notre ciel, aboutiront à notre destruction ? Chassons ces craintes sans fondement et déshonorantes.

La foi voit toujours l’arc de la promesse d’alliance là où le sens ne voit que la nuée de l’affliction. Dieu a un arc dont il pourrait décocher ses flèches de destruction ; mais voyez ! il est tourné vers le haut. C’est un arc sans flèche ni corde ; un arc suspendu pour être vu, non plus employé pour la guerre. C’est un arc aux multiples couleurs, qui exprime la joie et le ravissement, et non un arc rouge du sang du carnage, ni noir de colère. Ayons bon courage. Jamais Dieu n’obscurcit tellement notre ciel qu’il laisse son alliance sans témoin ; et l’eût-il fait, nous nous fierions encore à lui, puisqu’il ne peut changer, ni mentir, ni faillir en aucune manière à garder son alliance de paix. Tant que les eaux ne recouvriront pas de nouveau la terre, nous n’aurons aucune raison de douter de notre Dieu.

12 janvier

« UN AMOUR JUSQU’À LA FIN »

« Car le Seigneur Ne rejette pas à toujours. » Lamentations 3:31

Il peut rejeter pour un temps, mais non pour toujours. Une femme peut laisser de côté ses parures pendant quelques jours, mais elle ne les oubliera pas et ne les jettera pas sur le fumier. Il n’est pas dans la manière du Seigneur de rejeter ceux qu’il aime : car, « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. » Certains parlent d’être dans la grâce ou d’en être dehors, comme si nous étions des lapins qui entrent et sortent de leurs terriers ; mais, en vérité, il n’en est pas ainsi. L’amour du Seigneur est chose bien plus sérieuse et permanente que cela.

Il nous a choisis de toute éternité, et il nous aimera durant l’éternité. Il nous a aimés jusqu’à mourir pour nous, et nous pouvons donc être assurés que son amour ne mourra jamais. Son honneur est si étroitement lié au salut du croyant qu’il ne peut pas plus le rejeter qu’il ne peut se dépouiller de ses propres vêtements d’office comme Roi de gloire. Non, non ! Le Seigneur Jésus, comme Tête, ne rejette jamais ses membres ; comme Époux, il ne répudie jamais son épouse.

Pensais-tu être rejeté ? Pourquoi as-tu pensé si mal du Seigneur qui t’a fiancé à lui-même ? Rejette de telles pensées, et ne les laisse plus jamais loger en ton âme. « Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu d’avance » (Romains 11:2). « je hais la répudiation » (Malachie 2:16).

13 janvier

JAMAIS MIS DEHORS

« je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi; » Jean 6:37

Y a-t-il un seul exemple de notre Seigneur mettant dehors celui qui vient à lui ? S’il en existait un, nous voudrions le connaître ; mais il n’y en a eu aucun, et il n’y en aura jamais. Parmi les âmes perdues en enfer, il n’en est pas une qui puisse dire : « Je suis allé à Jésus, et il m’a repoussé. » Il n’est pas possible que toi ou moi soyons les premiers envers qui Jésus manquera à sa parole. N’entretenons pas un soupçon si ténébreux.

Supposons que nous allions maintenant à Jésus au sujet des maux de ce jour. De ceci nous pouvons être assurés : il ne nous refusera pas audience et ne nous mettra pas dehors. Ceux d’entre nous qui y sont souvent allés, et ceux qui n’y sont jamais allés auparavant, allons-y ensemble, et nous verrons qu’il ne fermera la porte de sa grâce au visage d’aucun de nous.

« Cet homme accueille des gens de mauvaise vie », mais il n’en repousse aucun. Nous venons à lui dans la faiblesse et le péché, avec une foi tremblante, un mince savoir et une frêle espérance ; mais il ne nous met point dehors. Nous venons par la prière, et cette prière est entrecoupée ; avec la confession, et cette confession est défaillante ; avec la louange, et cette louange reste bien au-dessous de ses mérites ; et pourtant il nous reçoit. Nous venons malades, souillés, épuisés et sans valeur ; mais en aucune façon il ne nous met dehors. Revenons aujourd’hui encore à celui qui ne nous met jamais dehors.

14 janvier

LE REPOS EST UN DON

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » Matthieu 11:28

Nous qui sommes sauvés, nous trouvons le repos en Jésus. Ceux qui ne sont pas sauvés recevront le repos s’ils viennent à lui, car ici il promet de le « donner ». Rien n’est plus libre qu’un don ; acceptons avec joie ce qu’il donne avec joie. Tu n’as pas à l’acheter ni à l’emprunter, mais à le recevoir comme un don. Tu peines sous le fouet de l’ambition, de la convoitise, de la passion ou de l’anxiété : il te délivrera de cette servitude de fer et te donnera le repos. Tu es « chargé » — oui, « chargé » lourdement de péché, de crainte, de souci, de remords, de la peur de la mort ; mais si tu viens à lui, il te déchargera. Il a porté la masse écrasante de notre péché, afin que nous ne la portions plus. Il s’est fait le grand Porteur de fardeaux, afin que tout être lourdement chargé cessât de ployer sous une pression énorme.

Jésus donne le repos. Il en est ainsi. Le croiras-tu ? Le mettras-tu à l’épreuve ? Le feras-tu à l’instant ? Viens à Jésus, en abandonnant toute autre espérance, en pensant à lui, en croyant le témoignage de Dieu à son sujet, et en lui confiant toutes choses. Si tu viens ainsi à lui, le repos qu’il te donnera sera profond, sûr, saint et éternel. Il donne un repos qui s’épanouit en ciel, et il le donne aujourd’hui même à tous ceux qui viennent à lui.

15 janvier

ENRICHI PAR LA FOI

« Car le malheureux n’est point oublié à jamais, L’espérance des misérables ne périt pas à toujours. » Psaume 9:18

La pauvreté est un dur héritage ; mais ceux qui se confient au Seigneur sont enrichis par la foi. Ils savent qu’ils ne sont point oubliés de Dieu ; et bien qu’il puisse sembler qu’ils soient négligés dans sa distribution providentielle des biens, ils attendent un temps où tout cela sera redressé. Lazare ne restera pas toujours couché parmi les chiens à la porte du riche, mais il aura sa récompense dans le sein d’Abraham.

Dès maintenant, le Seigneur se souvient de ses fils pauvres mais précieux. « Moi, je suis pauvre et indigent; Mais le Seigneur pense à moi », disait l’un d’autrefois ; et il en est bien ainsi. Les pauvres qui sont pieux ont de grandes espérances. Ils s’attendent à ce que le Seigneur leur fournisse tout ce qui est nécessaire à cette vie et à la piété ; ils s’attendent à voir toutes choses concourir à leur bien ; ils s’attendent à jouir d’une communion d’autant plus étroite avec leur Seigneur, qui n’avait pas où reposer sa tête ; ils attendent son second avènement, et de partager sa gloire. Cette espérance ne peut périr, car elle est déposée en Jésus-Christ, qui vit à jamais ; et parce qu’il vit, elle vivra aussi. Le pauvre saint chante bien des cantiques que le riche pécheur ne peut comprendre. C’est pourquoi, lorsque notre ordinaire est maigre ici-bas, pensons à la table royale d’en haut.

16 janvier

MÊME LE PLUS FAIBLE APPEL

« Alors quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé; » Joël 2:32

Pourquoi n’invoqué-je pas son nom ? Pourquoi cours-je vers ce voisin-ci et vers celui-là, alors que Dieu est si proche et qu’il entendra mon plus faible appel ? Pourquoi m’assieds-je pour combiner des stratagèmes et inventer des plans ? Pourquoi ne pas aussitôt me décharger, moi et mon fardeau, sur le Seigneur ? C’est celui qui va droit qui court le mieux — pourquoi ne cours-je pas aussitôt vers le Dieu vivant ? En vain chercherais-je la délivrance ailleurs ; mais auprès de Dieu je la trouverai, car j’ai ici son royal « sera » pour me l’assurer.

Je n’ai pas à me demander si je puis l’invoquer ou non, car ce mot « quiconque » est bien large et bien compréhensif. « Quiconque », c’est moi, car cela signifie n’importe qui et tout un chacun qui invoque Dieu. Je suivrai donc l’indication du texte, et j’invoquerai aussitôt le Seigneur glorieux qui a fait une si vaste promesse.

Mon cas est pressant, et je ne vois pas comment je serai délivré ; mais cela ne me regarde point. Celui qui fait la promesse trouvera les voies et les moyens de la tenir. À moi d’obéir à ses commandements ; ce n’est pas à moi de diriger ses conseils. Je suis son serviteur, non son conseiller. Je l’invoque, et il me délivrera.

17 janvier

UN HOMME SANS CRAINTE

« Je serai avec toi; » Exode 3:12

Bien entendu, si le Seigneur envoyait Moïse en mission, il ne le laisserait pas partir seul. Le risque énorme que cela comportait, et la grande puissance qu’il faudrait, rendraient ridicule que Dieu envoyât un pauvre Hébreu solitaire affronter le plus puissant roi du monde entier, pour l’abandonner ensuite à lui-même. On ne saurait imaginer qu’un Dieu sage opposât le pauvre Moïse à Pharaon et aux forces énormes de l’Égypte. C’est pourquoi il dit : « Je serai avec toi », comme s’il était hors de question qu’il l’envoyât seul.

Dans mon cas aussi, la même règle vaudra. Si je pars pour la mission du Seigneur, avec une simple confiance en sa puissance et un œil unique pour sa gloire, il est certain qu’il sera avec moi. Le fait qu’il m’envoie l’engage à me soutenir. N’est-ce pas assez ? Que puis-je désirer de plus ? Si tous les anges et archanges étaient avec moi, je pourrais échouer ; mais s’IL est avec moi, je ne puis que réussir. Que je prenne seulement garde d’agir dignement au regard de cette promesse. Que je n’aille pas timidement, à demi-cœur, négligemment, présomptueusement. Quel homme devrait être celui qui a Dieu avec lui ! En pareille compagnie, il me convient de me montrer un homme, et, comme Moïse, d’aller vers Pharaon sans crainte.

18 janvier

LE CHRIST ET SES ENFANTS

« Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité. » Ésaïe 53:10

Notre Seigneur Jésus n’est pas mort en vain. Sa mort fut sacrificielle : il mourut comme notre substitut, parce que la mort était la peine de nos péchés ; et parce que sa substitution fut agréée de Dieu, il a sauvé ceux pour qui il fit de son âme un sacrifice. Par la mort il devint semblable au grain de blé qui porte beaucoup de fruit. Il doit y avoir une postérité d’enfants pour Jésus ; il est « le Père éternel ». Il dira : « Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. »

Un homme est honoré dans ses fils, et Jésus a son carquois plein de ces flèches du vaillant. Un homme est représenté dans ses enfants, et ainsi le Christ l’est dans les chrétiens. Dans sa postérité, la vie d’un homme semble prolongée et étendue ; et de même la vie de Jésus se continue dans les croyants.

Jésus vit, car il voit sa postérité. Il fixe son regard sur nous, il se réjouit en nous, il nous reconnaît comme le fruit du travail de son âme. Réjouissons-nous de ce que notre Seigneur ne manque pas de jouir du résultat de son redoutable sacrifice, et qu’il ne cessera jamais de repaître ses yeux de la moisson de sa mort. Ces yeux qui, jadis, pleurèrent pour nous, nous regardent maintenant avec plaisir. Oui, il regarde ceux qui regardent à lui. Nos regards se rencontrent ! Quelle joie !

19 janvier

CONFESSION DE LA BOUCHE ; FOI DU CŒUR

« Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » Romains 10:9

Il doit y avoir confession de la bouche. L’ai-je faite ? Ai-je ouvertement avoué ma foi en Jésus comme le Sauveur que Dieu a ressuscité des morts, et l’ai-je fait à la manière de Dieu ? Que je réponde honnêtement à cette question.

Il doit y avoir aussi la foi du cœur. Crois-je sincèrement au Seigneur Jésus ressuscité ? Me confié-je en lui comme en mon unique espérance de salut ? Cette confiance vient-elle de mon cœur ? Que je réponde comme devant Dieu.

Si je puis véritablement affirmer que j’ai à la fois confessé Christ et cru en lui, alors je suis sauvé. Le texte ne dit pas qu’il pourrait en être ainsi, mais c’est aussi clair qu’un piquet et aussi net que le soleil dans les cieux : « Tu seras sauvé. » Comme croyant et confesseur, je puis poser la main sur cette promesse, et la plaider devant le Seigneur Dieu en ce moment, et tout au long de ma vie, et à l’heure de la mort, et au jour du jugement.

Je dois être sauvé de la culpabilité du péché, de la puissance du péché, du châtiment du péché, et finalement de l’être même du péché. Dieu l’a dit : « Tu seras sauvé. » Je le crois. Je serai sauvé : je suis sauvé. Gloire à Dieu aux siècles des siècles !

20 janvier

LE VAINQUEUR

« A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. » Apocalypse 2:7

Nul ne peut tourner le dos au jour du combat, ni refuser d’aller à la guerre sainte. Il nous faut combattre si nous voulons régner, et il nous faut poursuivre la guerre jusqu’à ce que nous ayons vaincu tout ennemi, sinon cette promesse n’est pas pour nous, puisqu’elle n’est que pour « celui qui vaincra ». Nous avons à vaincre les faux prophètes qui sont venus dans le monde, et tous les maux qui accompagnent leur enseignement. Nous avons à vaincre notre propre défaillance de cœur, et notre tendance à décliner de notre premier amour. Lisez toute la parole de l’Esprit à l’Église d’Éphèse.

Si, par la grâce, nous remportons la journée — comme il en sera si nous suivons vraiment notre Chef victorieux —, alors nous serons admis au centre même du paradis de Dieu, et il nous sera permis de passer devant le chérubin et son épée flamboyante, et de venir à cet arbre gardé dont l’homme qui mange vivra à jamais. Nous échapperons ainsi à cette mort sans fin qui est le sort du péché, et nous obtiendrons cette vie éternelle qui est le sceau de l’innocence, l’épanouissement des principes immortels d’une sainteté divine. Allons, mon cœur, prends courage ! Fuir le combat, ce serait perdre les joies du nouvel et meilleur Éden ; combattre jusqu’à la victoire, c’est marcher avec Dieu dans le Paradis.

21 janvier

LES ENNEMIS DE DIEU FLÉCHIRONT

« Les Égyptiens connaîtront que je suis l’Éternel. » Exode 7:5

Le monde impie est difficile à instruire. L’Égypte ne connaît pas l’Éternel, et c’est pourquoi elle ose dresser ses idoles, et se hasarde même à demander : « Qui est l’Éternel ? » Pourtant le Seigneur entend briser les cœurs orgueilleux, qu’ils le veuillent ou non. Quand ses jugements grondent au-dessus de leurs têtes, obscurcissent leurs cieux, détruisent leurs moissons et tuent leurs fils, ils commencent à discerner quelque chose de la puissance de l’Éternel. Il se fera encore sur la terre de telles choses qu’elles amèneront les sceptiques à genoux. Ne nous laissons pas consterner par leurs blasphèmes, car le Seigneur sait prendre soin de son propre nom, et il le fera d’une manière très efficace.

Le salut de son propre peuple fut un autre moyen puissant de faire connaître à l’Égypte que le Dieu d’Israël était l’Éternel, le Dieu vivant et vrai. Aucun Israélite ne mourut par l’une des dix plaies. Aucun de la race élue ne fut noyé dans la mer Rouge. De même, le salut des élus, et la glorification assurée de tous les vrais croyants, feront reconnaître au plus obstiné des ennemis de Dieu que l’Éternel, c’est lui qui est Dieu.

Oh, que sa puissance convaincante se répande par son Saint-Esprit dans la prédication de l’Évangile, jusqu’à ce que toutes les nations fléchissent au nom de Jésus et le proclament Seigneur !

22 janvier

LA LIBÉRALITÉ CHRÉTIENNE

« Heureux celui qui s’intéresse au pauvre! Au jour du malheur l’Éternel le délivre; » Psaume 41:1

Penser aux pauvres et les porter sur notre cœur, c’est le devoir de l’homme chrétien ; car Jésus les a placés auprès de nous et avec nous quand il a dit : « vous avez toujours des pauvres avec vous. »

Beaucoup donnent leur argent aux pauvres à la hâte, sans réflexion ; et bien d’autres ne donnent rien du tout. Cette précieuse promesse appartient à ceux qui « s’intéressent » au pauvre, examinent son cas, imaginent des plans pour son bien, et les exécutent avec attention. Nous pouvons faire davantage par le soin que par l’argent, et le plus par les deux ensemble. À ceux qui s’intéressent au pauvre, le Seigneur promet sa propre attention au temps de la détresse. Il nous tirera de la peine si nous aidons les autres quand ils sont dans la peine. Nous recevrons un secours providentiel bien singulier si le Seigneur voit que nous cherchons à pourvoir aux besoins d’autrui. Nous aurons un temps d’épreuve, si généreux que nous soyons ; mais si nous sommes charitables, nous pouvons présenter une requête pour une délivrance particulière, et le Seigneur ne reniera ni sa parole ni son engagement. Que les avares grippe-sous s’aident eux-mêmes ; mais les croyants attentifs et généreux, le Seigneur les aidera. Comme tu auras fait aux autres, ainsi le Seigneur te fera. Vide tes poches.

23 janvier

UN SACRIFICE ACHEVÉ

« Il posera sa main sur la tête de l’holocauste, qui sera agréé de l’Éternel, pour lui servir d’expiation. » Lévitique 1:4

Si, par cette imposition de sa main, le taureau devenait le sacrifice de l’offrant, combien plus Jésus deviendra-t-il le nôtre par l’imposition de la main de la foi ?

« Ma foi vient poser sa main

Sur ta tête bien-aimée,

Tandis qu’en pénitent je me tiens,

Et là confesse mon péché. »

Si un taureau pouvait être agréé pour faire l’expiation en faveur de l’offrant, combien plus le Seigneur Jésus sera-t-il notre pleine et toute suffisante propitiation ? Certains contestent la grande vérité de la substitution ; mais pour nous, elle est notre espérance, notre joie, notre gloire, notre tout. Jésus est agréé en notre faveur pour faire l’expiation à notre place, et nous sommes « rendus agréables dans le bien-aimé ».

Que le lecteur prenne soin de poser aussitôt la main sur le sacrifice achevé du Seigneur, afin qu’en l’acceptant il en obtienne le bénéfice. S’il l’a fait une fois, qu’il le fasse encore. S’il ne l’a jamais fait, qu’il étende la main sans un moment de délai. Jésus est à toi dès maintenant, si tu veux de lui. Appuie-toi sur lui ; appuie-toi fermement sur lui ; et il est à toi hors de toute question ; tu es réconcilié avec Dieu, tes péchés sont effacés, et tu es au Seigneur.

24 janvier

LE SOIN DE NOS PIEDS

« Il gardera les pas de ses bien-aimés. » 1 Samuel 2:9

Le chemin est glissant, et nos pieds sont faibles, mais le Seigneur gardera nos pieds. Si nous nous remettons, par une foi obéissante, entre ses mains pour être ses saints, il sera lui-même notre gardien. Non seulement il ordonnera à ses anges de nous garder, mais lui-même préservera notre marche.

Il gardera nos pieds de tomber, afin que nous ne souillions pas nos vêtements, ne blessions pas nos âmes, et ne fassions pas blasphémer l’ennemi.

Il gardera nos pieds de s’égarer, afin que nous n’allions pas dans les sentiers de l’erreur, ni dans les voies de la folie, ni sur les chemins des coutumes du monde.

Il gardera nos pieds d’enfler par la lassitude, ou de se couvrir d’ampoules à cause de la rudesse et de la longueur du chemin.

Il gardera nos pieds de toute blessure : nos souliers seront de fer et d’airain, de sorte que, même si nous foulons le tranchant de l’épée ou des serpents mortels, nous ne saignerons pas et ne serons pas empoisonnés.

Il tirera aussi nos pieds du filet. Nous ne serons pas pris dans la tromperie de nos ennemis malicieux et rusés.

Avec une telle promesse, courons sans nous lasser, et marchons sans crainte. Celui qui garde nos pieds le fera efficacement.

25 janvier

IL AGIT SUR UNE CONFESSION SINCÈRE

« Il chante devant les hommes et dit: J’ai péché, j’ai violé la justice, Et je n’ai pas été puni comme je le méritais; Dieu a délivré mon âme pour qu’elle n’entrât pas dans la fosse, Et ma vie s’épanouit à la lumière! » Job 33:27, 28

C’est là une parole de vérité, recueillie de l’expérience d’un homme de Dieu, et elle équivaut à une promesse. Ce que le Seigneur a fait, et fait encore, il continuera de le faire tant que le monde subsistera. Le Seigneur recevra dans son sein tous ceux qui viennent à lui avec une confession sincère de leur péché ; en vérité, il est toujours aux aguets pour découvrir tous ceux qui sont dans la peine à cause de leurs fautes.

Ne pouvons-nous pas faire nôtre le langage employé ici ? N’avons-nous pas péché, péché personnellement au point de dire : « J’ai péché » ? Péché volontairement, en violant ce qui est droit ? Péché au point de découvrir qu’il n’y a là aucun profit, mais une perte éternelle ? Allons donc à Dieu avec cet aveu honnête. Il n’en demande pas davantage. Nous ne pouvons faire moins.

Plaidons sa promesse au nom de Jésus. Il nous délivrera de la fosse de l’enfer qui s’ouvre béante pour nous ; il nous accordera la vie et la lumière. Pourquoi désespérerions-nous ? Pourquoi douterions-nous seulement ? Le Seigneur ne se moque pas des âmes humbles. Il pense ce qu’il dit. Les coupables peuvent être pardonnés. Ceux qui méritent l’exécution peuvent recevoir un pardon gratuit. Seigneur, nous confessons, et nous te prions de pardonner !

26 janvier

DIEU MET EN DÉROUTE LA CRAINTE

« L’enchantement ne peut rien contre Jacob, Ni la divination contre Israël; » Nombres 23:23

Comme ceci devrait déraciner jusqu’à la racine toutes les craintes sottes et superstitieuses ! Même s’il y avait quelque vérité dans la sorcellerie et les présages, ils ne pourraient atteindre le peuple du Seigneur. Ceux que Dieu bénit, les démons ne peuvent les maudire.

Les hommes impies, comme Balaam, peuvent comploter avec ruse la ruine de l’Israël du Seigneur ; mais malgré tout leur secret et toute leur politique, ils sont voués à l’échec. Leur poudre est humide, le tranchant de leur épée est émoussé. Ils s’assemblent ; mais comme le Seigneur n’est pas avec eux, c’est en vain qu’ils s’assemblent. Nous pouvons rester tranquilles et les laisser tisser leurs filets, car nous n’y serons pas pris. Quand bien même ils appelleraient Béelzébul à la rescousse et emploieraient toute sa ruse de serpent, cela ne leur servirait de rien : les sortilèges n’opéreront pas, la divination les trompera. Quelle bénédiction que cela ! Comme cela apaise le cœur ! Les Jacob de Dieu luttent avec Dieu, mais nul ne luttera contre eux et ne l’emportera. Les Israël de Dieu ont de la puissance avec Dieu et l’emportent, mais nul n’aura le pouvoir de l’emporter contre eux. Nous n’avons à craindre ni le démon lui-même, ni aucun de ces ennemis secrets dont les paroles sont pleines de tromperie et les desseins profonds et insondables. Ils ne peuvent nuire à ceux qui se confient au Dieu vivant. Nous défions le diable et toutes ses légions.

27 janvier

LA PRÉCIEUSE REPENTANCE

« Là vous vous souviendrez de votre conduite et de toutes vos actions par lesquelles vous vous êtes souillés; vous vous prendrez vous-mêmes en dégoût, à cause de toutes les infamies que vous avez commises. » Ézéchiel 20:43

Lorsque nous sommes agréés du Seigneur, et que nous nous tenons dans le lieu de la faveur, de la paix et de la sûreté, alors nous sommes amenés à nous repentir de tous nos manquements et de tous nos égarements envers notre Dieu plein de grâce. Si précieuse est la repentance que nous pouvons l’appeler un diamant de la plus belle eau, et elle est doucement promise au peuple de Dieu comme l’un des fruits les plus sanctifiants du salut. Celui qui accepte la repentance la donne aussi ; et il ne la donne pas de « la boîte amère », mais d’entre ces « gâteaux de miel » dont il nourrit son peuple. Le sentiment d’un pardon acquis par le sang et d’une miséricorde imméritée est le meilleur moyen de dissoudre un cœur de pierre. Nous sentons-nous endurcis ? Pensons à l’amour de l’alliance, et alors nous quitterons le péché, nous pleurerons le péché, nous aurons le péché en dégoût ; oui, nous nous prendrons nous-mêmes en dégoût d’avoir péché contre un amour si infini. Allons à Dieu avec cette promesse de pénitence, et demandons-lui de nous aider à nous souvenir, à nous repentir, à regretter et à revenir. Oh, que ne pouvons-nous goûter les attendrissements d’une sainte tristesse ! Quel soulagement serait un flot de larmes ! Seigneur, frappe le rocher, ou parle au rocher, et fais jaillir les eaux !

28 janvier

LES LARMES CESSERONT

« Il essuiera toute larme de leurs yeux. » Apocalypse 21:4

Oui, nous en viendrons là, si nous sommes croyants. La tristesse cessera, et les larmes seront essuyées. Ceci est le monde des pleurs, mais il passe. Il y aura un ciel nouveau et une terre nouvelle, comme le dit le premier verset de ce chapitre ; et par conséquent il n’y aura plus rien à pleurer touchant la chute et ses misères consécutives. Lisez le deuxième verset, et remarquez comment il parle de l’épouse et de ses noces. Les noces de l’Agneau sont un temps de plaisir sans bornes, et les larmes y seraient déplacées. Le troisième verset dit que Dieu lui-même habitera parmi les hommes ; et sûrement, à sa droite sont des délices éternelles, et les larmes ne peuvent plus couler.

Quel sera notre état lorsqu’il n’y aura plus de tristesse, ni de cri, ni de douleur ? Ce sera plus glorieux que nous ne pouvons encore l’imaginer. Ô yeux rougis de pleurs, cessez votre flot brûlant, car dans peu de temps vous ne connaîtrez plus de larmes ! Nul ne peut essuyer les larmes comme le Dieu d’amour, et il vient le faire. « Le soir arrivent les pleurs, Et le matin l’allégresse. » Viens, Seigneur, et ne tarde pas ; car maintenant, hommes et femmes, il faut pleurer !

29 janvier

L’OBÉISSANCE APPORTE LA BÉNÉDICTION

« Garde et écoute toutes ces choses que je t’ordonne, afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi, à perpétuité, en faisant ce qui est bien et ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, ton Dieu. » Deutéronome 12:28

Bien que le salut ne vienne pas par les œuvres de la loi, les bénédictions qui sont promises à l’obéissance ne sont pas refusées aux fidèles serviteurs de Dieu. Les malédictions, notre Seigneur les a ôtées lorsqu’il fut fait malédiction pour nous, mais aucune clause de bénédiction n’a été abrogée.

Nous devons noter et écouter la volonté révélée du Seigneur, en prêtant attention non pas à des portions d’elle, mais à « toutes ces choses ». Il ne doit y avoir ni tri ni choix, mais un respect impartial pour tout ce que Dieu a commandé. C’est là le chemin du bonheur pour le père et pour ses enfants. La bénédiction du Seigneur repose sur ses élus jusqu’à la troisième et à la quatrième génération. S’ils marchent avec droiture devant lui, il fera connaître à tous les hommes qu’ils sont une race que le Seigneur a bénie.

Aucune bénédiction ne peut nous venir, à nous ou aux nôtres, par la malhonnêteté ou la duplicité. Les voies de la conformité au monde et de l’impiété ne peuvent apporter aucun bien, ni à nous ni aux nôtres. Tout ira bien pour nous quand nous marcherons bien devant Dieu. Si l’intégrité ne nous fait pas prospérer, la fourberie ne le fera pas. Ce qui plaît à Dieu nous procurera du plaisir.

30 janvier

UNE ESCORTE CÉLESTE

« Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras. » Genèse 28:15

Avons-nous besoin des grâces du voyage ? En voici d’excellentes — la présence et la protection de Dieu. En tout lieu nous avons besoin de l’une et de l’autre, et en tout lieu nous les aurons si nous partons à l’appel du devoir, et non selon notre seule fantaisie. Pourquoi regarderions-nous un déménagement vers un autre pays comme une triste nécessité, lorsqu’il nous est imposé par la volonté divine ? En toute terre le croyant est également pèlerin et étranger ; et pourtant en toute région le Seigneur est sa demeure, comme il l’a été pour ses saints de toutes les générations. Nous pourrons perdre la protection d’un monarque terrestre ; mais quand Dieu dit : « je te garderai », nous ne sommes en aucun danger réel. C’est là un passeport béni pour le voyageur, et une escorte céleste pour l’émigrant.

Jacob n’avait jamais quitté la chambre de son père : il avait été l’enfant chéri de sa mère, et non un aventurier comme son frère. Il partit pourtant à l’étranger, et Dieu partit avec lui. Il avait peu de bagages et point de serviteurs ; nul prince pourtant ne voyagea jamais avec plus noble garde du corps. Alors même qu’il dormait en plein champ, les anges veillaient sur lui, et le Seigneur Dieu lui parlait. Si le Seigneur nous ordonne de partir, disons avec notre Seigneur Jésus : « Levez-vous, partons d’ici. »

31 janvier

DIEU ENTEND TOUJOURS

« Mon Dieu m’exaucera. » Michée 7:7

Les amis peuvent être infidèles, mais le Seigneur ne se détournera pas de l’âme pieuse ; au contraire, il entendra tous ses désirs. Le prophète dit : « Devant celle qui repose sur ton sein garde les portes de ta bouche. Chacun a pour ennemis les gens de sa maison. » C’est là un état de choses lamentable ; mais même en pareil cas, le Meilleur Ami demeure fidèle, et nous pouvons lui dire toute notre douleur.

Notre sagesse est de regarder vers le Seigneur, et de ne pas nous quereller avec des hommes ou des femmes. Si nos appels aimants sont dédaignés par nos propres proches, attendons-nous au Dieu de notre salut, car il nous entendra. Il nous entendra d’autant mieux à cause de la dureté et de l’oppression d’autrui, et nous aurons bientôt lieu de nous écrier : « Ne te réjouis pas à mon sujet, mon ennemie! »

Parce que Dieu est le Dieu vivant, il peut entendre ; parce qu’il est un Dieu d’amour, il veut entendre ; parce qu’il est notre Dieu d’alliance, il s’est engagé à nous entendre. Si chacun de nous peut parler de lui comme de « Mon Dieu », nous pouvons dire en toute certitude : « Mon Dieu m’exaucera. » Viens donc, ô cœur qui saignes, et laisse tes douleurs s’épancher devant le Seigneur ton Dieu ! Je fléchirai le genou dans le secret, et murmurerai au dedans : « Mon Dieu m’exaucera. »

Sommaire

Le carnet de chèques de la banque de la foi Charles H. Spurgeon

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