Le carnet de chèques de la banque de la foi ·Le mois de décembre

Chapitre 13 · 40 min de lecture

Le mois de décembre

1er décembre

LA VRAIE DÉMARCHE

« Celui qui marche dans l’intégrité marche avec assurance » Proverbes 10:9

Sa marche est peut-être lente, mais elle est sûre. Celui qui se hâte de s’enrichir ne demeurera ni innocent ni en sûreté ; mais une persévérance constante dans l’intégrité, si elle n’apporte pas les richesses, apportera certainement la paix. En faisant ce qui est juste et droit, nous sommes comme celui qui marche sur le roc, car nous avons la confiance que chaque pas que nous faisons se pose sur un sol solide et sûr. En revanche, le plus grand succès obtenu par des transactions douteuses doit toujours être creux et perfide, et l’homme qui l’a acquis doit toujours redouter la venue d’un jour de reddition de comptes, où ses gains le condamneront.

Tenons-nous à la vérité et à la justice. Par la grâce de Dieu, imitons notre Seigneur et Maître, dans la bouche de qui il ne s’est jamais trouvé de fraude. Ne craignons pas d’être pauvres, ni d’être traités avec mépris. Jamais, sous aucun prétexte que ce soit, ne faisons ce que notre conscience ne peut justifier. Si nous perdons la paix intérieure, nous perdons plus qu’une fortune ne saurait acheter. Si nous demeurons dans la voie même du Seigneur, et ne péchons jamais contre notre conscience, notre voie est sûre contre tout venant. Qui donc pourra nous nuire, si nous nous appliquons au bien ? Les insensés pourront nous tenir pour des insensés si nous sommes fermes dans notre intégrité ; mais là où le jugement est infaillible, nous serons approuvés.

2 décembre

NOTRE PLUS SAINT EXEMPLE

« J’ai constamment l’Éternel sous mes yeux; Quand il est à ma droite, je ne chancelle pas » Psaume 16:8

Voilà la manière de vivre. Ayant Dieu toujours devant nous, nous aurons la plus noble compagnie, le plus saint exemple, la plus douce consolation et la plus puissante influence. Cela doit être un acte résolu de l’esprit. « J’ai constamment » : et cela doit être maintenu comme une chose arrêtée et établie. Avoir toujours l’œil au regard du Seigneur, et l’oreille à la voix du Seigneur — voilà le juste état de l’homme pieux. Son Dieu est près de lui, remplissant l’horizon de sa vue, conduisant le cours de sa vie, et fournissant le thème de sa méditation. Que de vanités nous éviterions, que de péchés nous vaincrions, que de vertus nous manifesterions, que de joies nous éprouverions si nous mettions vraiment l’Éternel toujours devant nous ! Pourquoi pas ?

Voilà la manière d’être en sûreté. L’Éternel étant sans cesse dans nos pensées, nous en venons à éprouver sécurité et certitude parce qu’il est si proche. Il est à notre droite pour nous guider et nous secourir ; c’est pourquoi nous ne sommes ébranlés ni par la crainte, ni par la force, ni par la fraude, ni par l’inconstance. Quand Dieu se tient à la droite d’un homme, cet homme lui-même est sûr de tenir debout. Venez donc, ennemis de la vérité ! Élancez-vous contre moi comme une tempête furieuse, si vous le voulez. Dieu me soutient. Dieu demeure avec moi. Qui craindrai-je ?

3 décembre

LA PAIX EN TOUT PÉRIL

« Je traiterai avec elles une alliance de paix, et je ferai disparaître du pays les animaux sauvages; elles habiteront en sécurité dans le désert, et dormiront au milieu des forêts » Ézéchiel 34:25

C’est le comble de la grâce que l’Éternel entre en alliance avec l’homme, créature faible, pécheresse et mortelle. Pourtant, le Seigneur a solennellement conclu un pacte fidèle avec nous, et de cette alliance il ne se détournera jamais. En vertu de cette alliance, nous sommes en sûreté. Comme les lions et les loups sont chassés par les bergers, ainsi toutes les influences nuisibles seront mises en fuite. Le Seigneur nous donnera du repos loin des perturbateurs et des destructeurs ; les animaux sauvages disparaîtront du pays. Ô Seigneur, accomplis dès maintenant ta promesse !

Le peuple du Seigneur doit jouir de la sécurité aux endroits les plus exposés : les déserts et les forêts doivent être comme des pâturages et des bergeries pour le troupeau de Christ. Si le Seigneur ne change pas le lieu pour le mieux, il nous rendra meilleurs dans le lieu. Le désert n’est pas un lieu où habiter, mais le Seigneur peut le rendre tel ; dans les forêts, on se sent tenu de veiller plutôt que de dormir, et pourtant le Seigneur donne à son bien-aimé le sommeil même là. Rien, au-dehors ni au-dedans, ne devrait causer la moindre crainte à l’enfant de Dieu. Par la foi, le désert peut devenir les faubourgs du ciel, et les forêts le vestibule de la gloire.

4 décembre

COUVERT ET PROTÉGÉ

« Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse » Psaume 91:4

Quelle image pleine de condescendance ! De même qu’une poule protège sa couvée et lui permet de se blottir sous ses ailes, ainsi le Seigneur défendra son peuple et lui permettra de se cacher en lui. N’avons-nous pas vu les petits poussins pointer la tête de dessous les plumes de la mère ? N’avons-nous pas entendu leur petit cri de joie satisfaite ? De cette manière, mettons-nous à l’abri en notre Dieu, et éprouvons une paix débordante à savoir qu’il nous garde.

Tandis que le Seigneur nous couvre, nous nous confions. Il serait étrange qu’il en fût autrement. Comment nous défier, quand l’Éternel lui-même devient pour nous maison et foyer, refuge et repos ?

Cela fait, nous sortons combattre en son nom et jouissons du même soin protecteur. Nous avons besoin d’un bouclier et d’une cuirasse, et lorsque nous nous confions absolument en Dieu, comme le poussin se confie en la poule, nous trouvons sa fidélité qui nous arme de la tête aux pieds. Le Seigneur ne peut mentir ; il doit être fidèle à son peuple ; sa promesse doit tenir. Cette vérité assurée est tout le bouclier dont nous avons besoin. Derrière lui, nous défions les traits enflammés de l’ennemi.

Viens, mon âme, cache-toi sous ces grandes ailes, perds-toi parmi ces plumes si douces ! Comme tu es heureuse !

5 décembre

LES HAUTS LIEUX DE DÉFENSE

« Celui-là habitera dans des lieux élevés; Des rochers fortifiés seront sa retraite; Du pain lui sera donné, De l’eau lui sera assurée » Ésaïe 33:16

L’homme à qui Dieu a fait la grâce de mener une vie irréprochable habite dans une parfaite sécurité.

Il habite dans les lieux élevés, au-dessus du monde, hors de la portée des traits de l’ennemi, et près du ciel. Il a de hauts buts et de hauts mobiles, et il trouve de hautes consolations et une haute compagnie. Il se réjouit sur les montagnes de l’amour éternel, où il a sa demeure.

Il est défendu par des remparts de roc prodigieux. Les choses les plus fermes de l’univers sont les promesses et les desseins du Dieu immuable, et ce sont là la sauvegarde du croyant obéissant.

Il est pourvu par cette grande promesse : « Du pain lui sera donné. » Comme l’ennemi ne peut escalader le fort ni abattre le rempart, ainsi la forteresse ne peut être prise par le siège et la famine. Le Seigneur, qui fit pleuvoir la manne dans le désert, gardera son peuple bien approvisionné, même lorsqu’il est entouré de ceux qui voudraient l’affamer.

Mais que faire si l’eau venait à manquer ? Cela ne peut être : « de l’eau lui sera assurée ». Il y a une source qui ne tarit jamais au-dedans de la forteresse imprenable. Le Seigneur veille à ce que rien ne manque. Nul ne peut toucher au citoyen de la vraie Sion. Si féroce que soit l’ennemi, le Seigneur préservera ses élus.

6 décembre

« À TRAVERS », SANS ÊTRE ENGLOUTI

« Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; Et les fleuves, ils ne te submergeront point; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, Et la flamme ne t’embrasera pas » Ésaïe 43:2

De pont, il n’y en a point : il nous faut traverser les eaux et sentir la ruée des fleuves. La présence de Dieu dans le flot vaut mieux qu’un bac. Il nous faut être éprouvés, mais nous serons triomphants ; car l’Éternel lui-même, qui est plus puissant que les grandes eaux, sera avec nous. En quelque autre lieu qu’il puisse être loin de son peuple, le Seigneur sera assurément avec lui dans les difficultés et les dangers. Les tristesses de la vie peuvent monter à une hauteur extraordinaire, mais le Seigneur est à la mesure de toute occasion.

Les ennemis de Dieu peuvent mettre sur notre chemin des dangers de leur propre fabrication, à savoir les persécutions et les cruelles moqueries, qui sont comme une fournaise ardente. Et alors ? Nous marcherons à travers les feux. Dieu étant avec nous, nous ne serons pas brûlés ; que dis-je, l’odeur même du feu ne demeurera pas sur nous.

Oh ! la merveilleuse sécurité du pèlerin né du ciel et destiné au ciel ! Les flots ne peuvent le noyer, ni les feux le brûler. Ta présence, ô Seigneur, est la protection de tes saints contre les périls variés de la route. Voici, par la foi, je me remets à toi, et mon esprit entre dans le repos.

7 décembre

LE DON DE LA FORCE ; LA PAIX POUR BÉNIR

« L’Éternel donne la force à son peuple; L’Éternel bénit son peuple et le rend heureux » Psaume 29:11

David venait d’entendre la voix de l’Éternel dans un orage, et d’avoir vu sa puissance dans l’ouragan dont il avait décrit le passage ; et maintenant, dans le calme frais qui suit la tempête, cette puissance irrésistible par laquelle le ciel et la terre sont ébranlés est promise pour être la force des élus. Celui qui donne des ailes au trait qui ne manque jamais son but donnera à ses rachetés des ailes d’aigle ; celui qui ébranle la terre de sa voix terrifiera les ennemis de ses saints, et donnera la paix à ses enfants. Pourquoi sommes-nous faibles, quand nous avons une force divine où recourir ? Pourquoi sommes-nous troublés, quand la paix même du Seigneur est nôtre ? Jésus, le Dieu puissant, est notre force ; revêtons-le et sortons à notre service. Jésus, notre Seigneur béni, est aussi notre paix ; reposons-nous en lui aujourd’hui, et mettons fin à nos craintes. Quelle bénédiction de l’avoir pour notre force et notre paix, maintenant et à jamais !

Ce même Dieu qui chevauche sur la tempête aux jours d’orage gouvernera aussi l’ouragan de notre tribulation, et nous enverra, avant peu, des jours de paix. Nous aurons la force pour les orages, et des chants pour le beau temps. Commençons dès à présent à chanter à Dieu, notre force et notre paix. Loin d’ici, sombres pensées ! Debout, foi et espérance !

8 décembre

SUIVRE CONDUIT À L’HONNEUR

« Si quelqu’un me sert, qu’il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera » Jean 12:26

Le plus haut service est l’imitation. Si je veux être le serviteur de Christ, je dois être son disciple. Faire comme Jésus a fait est le plus sûr moyen d’apporter de l’honneur à son nom. Que je m’en souvienne chaque jour.

Si j’imite Jésus, j’aurai sa compagnie : si je lui ressemble, je serai avec lui. En temps voulu, il me prendra pour habiter avec lui là-haut, si, entre-temps, je me suis efforcé de le suivre ici-bas. Après sa souffrance, notre Seigneur parvint à son trône, et de même, après avoir souffert un temps avec lui ici-bas, nous parviendrons nous aussi à la gloire. L’issue de la vie de notre Seigneur sera l’issue de la nôtre : si nous sommes avec lui dans son humiliation, nous serons avec lui dans sa gloire. Viens, mon âme, prends courage, et pose tes pieds dans les traces marquées du sang que ton Seigneur t’a laissées.

Que je n’omette pas de remarquer que le Père honorera ceux qui suivent son Fils. S’il me voit fidèle à Jésus, il posera sur moi des marques de faveur et d’honneur pour l’amour de son Fils. Nul honneur ne saurait égaler celui-là. Les princes et les empereurs ne confèrent que les ombres de l’honneur ; la substance de la gloire vient du Père. C’est pourquoi, mon âme, attache-toi à ton Seigneur Jésus plus étroitement que jamais.

9 décembre

LE « TOUT » DE LA FOI

« Jésus lui dit: Si tu peux!… Tout est possible à celui qui croit » Marc 9:23

Notre incrédulité est le plus grand obstacle sur notre chemin ; en fait, il n’y a pas d’autre difficulté réelle quant à notre progrès et à notre prospérité spirituels. Le Seigneur peut tout faire ; mais lorsqu’il établit une règle selon laquelle il nous sera fait selon notre foi, notre incrédulité lie les mains de sa toute-puissance.

Oui, les ligues du mal seront dispersées, pourvu seulement que nous puissions croire. La vérité méprisée relèvera la tête, pourvu seulement que nous ayons confiance au Dieu de vérité. Nous pouvons porter notre charge de peine, ou traverser sans dommage les vagues de la détresse, si nous pouvons ceindre nos reins de la ceinture de la paix, cette ceinture que bouclent les mains de la confiance.

Que ne pouvons-nous croire ? Tout est-il possible, sauf croire en Dieu ? Pourtant il est toujours vrai ; pourquoi ne le croyons-nous pas ? Il est toujours fidèle à sa parole ; pourquoi ne pouvons-nous nous confier en lui ? Quand nous sommes dans un juste état de cœur, la foi ne coûte aucun effort : il nous est alors aussi naturel de nous appuyer sur Dieu qu’à un enfant de se fier à son père.

Le pire, c’est que nous pouvons croire Dieu en toute chose, hormis l’épreuve présente et pressante. Voilà de la folie. Viens, mon âme, secoue une telle iniquité, et confie à ton Dieu la charge, le labeur, l’aspiration de l’heure présente. Cela fait, tout est fait.

10 décembre

DIEU EST NOTRE ALLIÉ

« Mais si tu écoutes sa voix, et si tu fais tout ce que je te dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires » Exode 23:22

Le Seigneur Christ, au milieu de son peuple, doit être reconnu et obéi. Il est le lieutenant de Dieu, et il parle au nom du Père ; il nous appartient de faire, implicitement et immédiatement, ce qu’il commande. Nous perdrons la promesse si nous négligeons le précepte.

À la pleine obéissance, que la bénédiction est grande ! Le Seigneur conclut avec son peuple une ligue, offensive et défensive. Il bénira ceux qui nous bénissent, et maudira ceux qui nous maudissent. Dieu ira de cœur et d’âme avec son peuple, et entrera dans la plus profonde sympathie pour sa situation. Quelle protection cela nous offre ! Nous n’avons pas à nous inquiéter de nos adversaires, quand nous sommes assurés qu’ils sont devenus les adversaires de Dieu. Si l’Éternel a pris en main notre querelle, nous pouvons laisser les ennemis entre ses mains.

Pour ce qui touche à notre propre intérêt, nous n’avons pas d’ennemis ; mais pour la cause de la vérité et de la justice, nous prenons les armes et nous sortons au combat. Dans cette guerre sacrée, nous sommes alliés au Dieu éternel, et si nous obéissons soigneusement à la loi de notre Seigneur Jésus, il s’engage à déployer toute sa puissance en notre faveur. C’est pourquoi nous ne craignons aucun homme.

11 décembre

SE CONFIER ET AGIR ; AGIR ET SE CONFIER

« Confie-toi en l’Éternel, et pratique le bien; Aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâture » Psaume 37:3

« Confie-toi » et « pratique » sont des mots qui vont bien ensemble, dans l’ordre où le Saint-Esprit les a placés. Nous devons avoir la foi, et cette foi doit œuvrer. La confiance en Dieu nous met à la sainte action : nous nous confions en Dieu pour le bien, puis nous faisons le bien. Nous ne restons pas immobiles parce que nous nous confions, mais nous nous mettons en mouvement, et nous attendons que le Seigneur œuvre à travers nous et par nous. Ce n’est pas à nous de nous tourmenter et de faire le mal, mais de nous confier et de faire le bien. Nous ne nous confions pas sans agir, et nous n’agissons pas sans nous confier.

Les adversaires nous déracineraient s’ils le pouvaient ; mais en nous confiant et en agissant, nous habitons le pays. Nous ne descendrons pas en Égypte, mais nous demeurerons dans la terre d’Emmanuel — la providence de Dieu, le Canaan de l’amour de l’alliance. Nous ne sommes pas aussi aisés à écarter que les ennemis du Seigneur le supposent. Ils ne peuvent nous chasser ni nous piétiner : là où Dieu nous a donné un nom et une place, là nous demeurons.

Mais qu’en est-il de la provision de nos nécessités ? Le Seigneur a mis un « en vérité » dans cette promesse. Aussi sûr que Dieu est vrai, son peuple sera nourri. À lui de se confier et d’agir, et au Seigneur d’agir selon sa confiance. Sinon nourris par des corbeaux, ou nourris par un Abdias, ou nourris par une veuve, ils seront pourtant nourris d’une manière ou d’une autre. Loin d’ici, vous, mes craintes !

12 décembre

UN CŒUR TRANQUILLE

« C’est dans le calme et la confiance que sera votre force » Ésaïe 30:15

C’est toujours faiblesse que de se ronger et de s’inquiéter, de douter et de se méfier. Que pouvons-nous faire, si nous nous épuisons à n’avoir plus que la peau et les os ? Gagnons-nous quelque chose à craindre et à nous emporter ? Ne nous rendons-nous pas impropres à l’action, et ne dérangeons-nous pas notre esprit pour toute sage décision ? Nous coulons par nos efforts, quand nous pourrions flotter par la foi.

Oh ! que la grâce me soit donnée d’être tranquille ! Pourquoi courir de maison en maison pour répéter la lassante histoire qui nous rend le cœur toujours plus malade à mesure que nous la racontons ? Pourquoi même rester à la maison à crier d’angoisse à cause de misérables pressentiments qui ne s’accompliront peut-être jamais ? Il serait bon de tenir une langue tranquille, mais il serait bien meilleur d’avoir un cœur tranquille. Oh ! demeurer en paix et savoir que l’Éternel est Dieu !

Oh ! que la grâce me soit donnée d’être confiant en Dieu ! Le Saint d’Israël doit défendre et délivrer les siens. Il ne peut se dédire de ses déclarations solennelles. Nous pouvons tenir pour sûr que chacune de ses paroles tiendra, quand même les montagnes s’éloigneraient. Il mérite qu’on se confie en lui ; et si nous voulions montrer de la confiance et la tranquillité qui en résulte, nous pourrions être aussi heureux que les esprits devant le trône.

Viens, mon âme, retourne à ton repos, et appuie ta tête sur le sein du Seigneur Jésus.

13 décembre

LE SOIR SE CHANGE EN JOUR

« Mais vers le soir la lumière paraîtra » Zacharie 14:7

C’est une surprise qu’il en soit ainsi ; car tout menace qu’au temps du soir il fera sombre. Dieu a coutume d’agir d’une manière tellement au-dessus de nos craintes et au-delà de nos espérances, que nous en sommes grandement étonnés, et conduits à louer sa grâce souveraine. Non, il n’en sera pas de nous comme notre cœur le prophétise : l’obscurité ne s’enfoncera pas jusqu’au minuit, mais soudain elle se changera en jour éclatant. Ne désespérons jamais. Aux temps les plus mauvais, confions-nous au Seigneur qui change l’obscurité de l’ombre de la mort en matin. Quand le nombre des briques est doublé, Moïse paraît ; et quand la tribulation abonde, elle est au plus près de sa fin.

Cette promesse devrait soutenir notre patience. La lumière peut ne pas venir pleinement avant que nos espérances soient tout à fait épuisées d’avoir attendu tout le jour en vain. Pour le méchant, le soleil se couche alors qu’il fait encore jour : pour le juste, le soleil se lève alors qu’il est presque nuit. Ne pouvons-nous, avec patience, attendre cette lumière céleste, qui peut tarder à venir, mais qui se montrera certainement digne qu’on l’ait attendue ?

Viens, mon âme, entonne ton cantique et chante à celui qui te bénira dans la vie et dans la mort, d’une manière qui surpasse tout ce que la nature a jamais vu, même à son plus beau.

14 décembre

RIEN DE VIEUX

« Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles » Apocalypse 21:5

Gloire soit à son nom ! Toutes choses ont besoin d’être faites nouvelles, car elles sont tristement meurtries et usées par le péché. Il est temps que le vieux vêtement soit roulé et mis de côté, et que la création revête sa parure de fête. Mais nul autre ne peut faire toutes choses nouvelles, sinon le Seigneur qui les fit au commencement ; car il faut autant de puissance pour tirer du bien du mal que pour tirer quelque chose du néant. Notre Seigneur Jésus s’est chargé de la tâche, et il est pleinement à la hauteur de son accomplissement. Déjà il a commencé son labeur, et depuis des siècles il persévère à rendre nouveaux les cœurs des hommes et l’ordre de la société. Peu à peu, il rendra nouvelle toute la constitution du gouvernement humain, et la nature humaine sera changée par sa grâce ; et il viendra un jour où le corps sera fait nouveau, et ressuscité semblable à son corps glorieux.

Quelle joie d’appartenir à un royaume où tout est fait nouveau par la puissance de son Roi ! Nous ne nous éteignons pas : nous nous hâtons vers une vie plus glorieuse. Malgré l’opposition des puissances du mal, notre glorieux Seigneur Jésus accomplit son dessein, et nous rend, nous et tout ce qui nous entoure, « nouveaux », et aussi pleins de beauté qu’au jour où ils sortirent pour la première fois de la main du Seigneur.

15 décembre

LA CONCORDE DU MONDE

« De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, Et de leurs lances des serpes: Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, Et l’on n’apprendra plus la guerre » Ésaïe 2:4

Oh ! que ces temps heureux fussent venus ! À présent, les nations sont lourdement armées, et inventent des armes toujours plus terribles, comme si la fin suprême de l’homme ne pouvait être atteinte qu’en détruisant des myriades de ses semblables. Pourtant, la paix prévaudra un jour ; oui, et prévaudra si bien que les instruments de destruction seront forgés en d’autres formes et employés à de meilleurs usages.

Comment cela viendra-t-il ? Par le commerce ? Par la civilisation ? Par l’arbitrage ? Nous ne le croyons pas. L’expérience passée nous interdit de nous fier à des moyens si faibles. La paix ne sera établie que par le règne du Prince de la paix. Il doit enseigner les peuples par son Esprit, renouveler leur cœur par sa grâce, et régner sur eux par sa puissance souveraine, et alors ils cesseront de blesser et de tuer. L’homme est un monstre une fois son sang échauffé, et seul le Seigneur Jésus peut changer ce lion en agneau. En changeant le cœur de l’homme, ses passions sanguinaires sont ôtées. Que chaque lecteur de ce livre de promesses offre aujourd’hui une prière spéciale au Seigneur et Donateur de la paix, afin qu’il mette bientôt fin à la guerre et établisse la concorde sur le monde entier.

16 décembre

L’EXPULSION DIVINE

« vous chasserez les Cananéens, malgré leurs chars de fer et malgré leur force » Josué 17:18

C’est un grand encouragement au courage que d’être assuré de la victoire, car alors un homme part à la guerre avec confiance, et s’aventure là où, autrement, il aurait eu peur d’aller. Notre combat est contre le mal au-dedans de nous et autour de nous, et nous devrions être persuadés que nous sommes capables de remporter la victoire, et que nous le ferons au nom du Seigneur Jésus. Nous ne chevauchons pas vers la chute, mais vers le triomphe ; et nous triompherons. La grâce de Dieu, dans sa toute-puissance, se déploie pour le renversement du mal sous toutes ses formes : de là, la certitude du triomphe.

Certains de nos péchés trouvent des chars de fer dans notre constitution, nos anciennes habitudes, nos fréquentations et nos occupations. Néanmoins, nous devons les vaincre. Ils sont très forts, et à leur égard nous sommes très faibles ; pourtant, au nom de Dieu, nous devons les maîtriser, et nous le ferons. Si un seul péché a domination sur nous, nous ne sommes pas les affranchis du Seigneur. Un homme retenu par une seule chaîne est encore captif. On ne va pas au ciel avec un seul péché régnant au-dedans de nous, car il est dit des saints : « Le péché n’aura point de pouvoir sur vous. » Debout, donc, et tue tout Cananéen, et mets en pièces tout char de fer ! L’Éternel des armées est avec nous ; et qui résistera à sa puissance qui détruit le péché ?

17 décembre

LA PLUS PROCHE ET LA PLUS CHÈRE COMMUNION

« ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » 1 Thessaloniciens 4:17

Tant que nous sommes ici, le Seigneur est avec nous, et lorsque nous sommes rappelés, nous sommes avec lui. Il n’est aucune séparation du saint et de son Sauveur. Ils sont un, et ils doivent toujours être un : Jésus ne peut être sans son propre peuple, car il serait un Chef sans corps. Que nous soyons enlevés dans les airs, ou reposant dans le Paradis, ou séjournant ici-bas, nous sommes avec Jésus ; et qui nous séparera de lui ?

Quelle joie que celle-ci ! Notre honneur suprême, notre repos, notre consolation, notre délice, c’est d’être avec le Seigneur. Nous ne pouvons concevoir rien qui puisse surpasser, ni même égaler, cette divine société. Par une sainte communion, nous devons être avec lui dans son humiliation, son rejet et son travail, et alors nous serons avec lui dans sa gloire. Avant peu, nous serons avec lui dans son repos et dans sa royauté, dans son attente et dans sa manifestation. Nous connaîtrons son sort et triompherons de son triomphe.

Ô mon Seigneur, si je dois être à jamais avec toi, ma destinée est incomparable. Je n’envierai pas un archange. Être à jamais avec le Seigneur, voilà mon idée du ciel à son comble. Ce ne sont pas les harpes d’or, ni les couronnes inaltérables, ni la lumière sans nuage, qui sont la gloire pour moi ; mais Jésus, Jésus lui-même, et moi à jamais avec lui, dans la plus proche et la plus chère communion.

18 décembre

DÉFENDUS ET COUVERTS

« Comme des oiseaux déploient les ailes sur leur couvée, Ainsi l’Éternel des armées étendra sa protection sur Jérusalem » Ésaïe 31:5

D’un vol pressé, l’oiseau mère se hâte vers la protection de ses petits. Elle ne perd pas de temps en chemin quand elle vient leur apporter la nourriture ou les garder du danger. Ainsi, comme sur des ailes d’aigle, le Seigneur viendra pour la défense de ses élus ; oui, il chevauchera sur les ailes du vent.

De ses ailes déployées, l’oiseau mère couvre ses petits dans le nid. Elle les cache en interposant son propre corps. La poule communique sa chaleur à ses poussins, et fait de ses ailes une maison où ils habitent chez eux. Ainsi l’Éternel lui-même devient la protection de ses élus. Il est lui-même leur refuge, leur demeure, leur tout.

Comme des oiseaux qui volent, et des oiseaux qui couvrent (car le mot signifie les deux), ainsi le Seigneur sera pour nous : et cela, il le sera à maintes reprises et avec succès. Nous serons défendus et préservés de tout mal : le Seigneur, qui se compare aux oiseaux, ne leur ressemblera pas dans leur faiblesse, car il est l’Éternel des armées. Que ceci soit notre consolation, que l’amour tout-puissant sera prompt à secourir et sûr à couvrir. L’aile de Dieu est plus prompte et plus tendre que l’aile d’un oiseau, et nous mettrons notre confiance sous son ombre, dès maintenant et à jamais.

19 décembre

DES AFFLICTIONS, MAIS AUCUN OS BRISÉ

« Il garde tous ses os, Aucun d’eux n’est brisé » Psaume 34:21

Cette promesse, d’après le contexte, se rapporte au juste très affligé : « Le malheur atteint souvent le juste, mais l’Éternel l’en délivre toujours. » Il peut souffrir des blessures à la peau et à la chair, mais aucun grand mal ne sera fait : « aucun de ses os ne sera brisé. »

C’est là une grande consolation pour un enfant de Dieu éprouvé, et une consolation que j’ose accepter ; car jusqu’à cette heure, je n’ai subi aucun dommage réel de mes nombreuses afflictions. Je n’ai perdu ni la foi, ni l’espérance, ni l’amour. Bien loin de perdre ces os du caractère, ils ont gagné en force et en énergie. J’ai plus de connaissance, plus d’expérience, plus de patience, plus de stabilité que je n’en avais avant la venue des épreuves. Ma joie même n’a pas été détruite. Que de meurtrissures j’ai reçues par la maladie, le deuil, l’abattement, la calomnie et l’opposition ; mais la meurtrissure a guéri, et il n’y a eu ni fracture ouverte d’un os, ni même une simple. La raison n’en est pas difficile à trouver. Si nous nous confions au Seigneur, il garde tous nos os ; et s’il les garde, nous pouvons être sûrs qu’aucun d’eux n’est brisé.

Viens, mon cœur, ne t’attriste point. Tu souffres, mais aucun os n’est brisé. Endure la dureté, et défie la crainte.

20 décembre

LES HOMMES COMME HOMMES ; DIEU COMME DIEU

« C’est moi, c’est moi qui vous console. Qui es-tu, pour avoir peur de l’homme mortel, Et du fils de l’homme, pareil à l’herbe? Et tu oublierais l’Éternel, qui t’a fait, Qui a étendu les cieux et fondé la terre! Et tu tremblerais incessamment tout le jour Devant la colère de l’oppresseur, Parce qu’il cherche à détruire! Où donc est la colère de l’oppresseur? » Ésaïe 51:12-13

Que le texte lui-même soit pris pour portion d’aujourd’hui. Point n’est besoin de le développer. Toi qui trembles, lis-le, crois-le, nourris-t’en, et plaide-le devant le Seigneur. Celui que tu crains n’est, après tout, qu’un homme ; tandis que celui qui promet de te consoler est Dieu, ton Créateur, et le Créateur du ciel et de la terre. Une consolation infinie couvre bien plus qu’un danger fort limité.

« Où donc est la colère de l’oppresseur ? » Elle est dans la main du Seigneur. Ce n’est que la colère d’une créature mortelle ; une colère qui finira dès que le souffle aura quitté ses narines. Pourquoi donc craindrions-nous celui qui est aussi fragile que nous ? Ne déshonorons pas notre Dieu en faisant un dieu d’un homme chétif. Nous pouvons faire d’un homme une idole en lui rendant une crainte excessive, aussi bien qu’en lui accordant un amour démesuré. Traitons les hommes comme des hommes, et Dieu comme Dieu ; et alors nous avancerons paisiblement dans le sentier du devoir, craignant le Seigneur et ne craignant personne d’autre.

21 décembre

DE LA COLÈRE À L’AMOUR

« Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés » Michée 7:19

Dieu ne se détourne jamais de son amour, mais il se détourne bientôt de sa colère. Son amour pour ses élus est selon sa nature, sa colère n’est que selon son office : il aime parce qu’il est amour, il fronce le sourcil parce que cela est nécessaire à notre bien. Il reviendra au lieu où repose son cœur, à savoir son amour pour les siens, et alors il prendra pitié de nos chagrins et y mettra fin.

Quelle promesse de choix que celle-ci : « Il mettra sous ses pieds nos iniquités » ! Il les vaincra. Elles crient pour nous asservir, mais le Seigneur nous donnera la victoire sur elles par sa propre droite. Comme les Cananéens, elles seront battues, mises sous le joug, et finalement mises à mort.

Quant à la culpabilité de nos péchés, avec quelle gloire elle est ôtée ! « Tous leurs péchés », — oui, la multitude tout entière ; « tu jetteras » — seul un bras tout-puissant pouvait accomplir une telle merveille ; « au fond de la mer » — là où descendirent Pharaon et ses chars. Non pas dans les bas-fonds d’où la marée pourrait les rejeter, mais dans les « profondeurs » seront précipités nos péchés. Ils ont tous disparu. Ils sont descendus au fond comme une pierre. Alléluia ! Alléluia !

22 décembre

IMMÉDIATEMENT PRÉSENT

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse » Psaume 46:2

Un secours qui n’est pas présent quand nous en avons besoin est de peu de valeur. L’ancre laissée à la maison n’est d’aucun usage au marin à l’heure de la tempête ; l’argent qu’il avait jadis n’est d’aucune valeur au débiteur quand un exploit est lancé contre lui. Bien peu de secours terrestres pourraient être appelés « bien présents » : d’ordinaire ils sont loin quand on les cherche, loin quand on les emploie, et plus loin encore une fois employés. Mais quant au Seigneur notre Dieu, il est présent quand nous le cherchons, présent quand nous avons besoin de lui, et présent quand nous avons déjà joui de son aide.

Il est plus que « présent », il est bien présent. Plus présent que l’ami le plus proche ne peut l’être, car il est en nous dans notre détresse ; plus présent que nous ne le sommes à nous-mêmes, car parfois la présence d’esprit nous manque. Il est toujours présent, efficacement présent, sympathiquement présent, entièrement présent. Il est présent maintenant, si c’est là une saison sombre. Reposons-nous sur lui. Il est notre refuge, cachons-nous en lui ; il est notre force, revêtons-nous de lui ; il est notre secours, appuyons-nous sur lui ; il est notre secours bien présent, reposons-nous en lui maintenant. Nous n’avons pas à avoir un moment de souci, ni un instant de crainte. « L’Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. »

23 décembre

LES CHOSES PRÉCIEUSES

« Sur Joseph il dit: Son pays recevra de l’Éternel, en signe de bénédiction, Le meilleur don du ciel, la rosée, Les meilleures eaux qui sont en bas » Deutéronome 33:13

Nous pouvons être riches des choses que Joseph obtint, et nous pouvons les posséder en un sens plus élevé. Oh ! « le meilleur don du ciel » ! La puissance auprès de Dieu, et la manifestation de la puissance venant de Dieu, sont très précieuses. Nous voudrions jouir de la paix de Dieu, de la joie du Seigneur, de la gloire de notre Dieu. La bénédiction des trois Personnes divines, dans l’amour, la grâce et la communion, nous la prisons au-dessus de l’or le plus fin. Les choses de la terre ne sont rien en préciosité comparées aux choses du ciel.

« La rosée. » Comme elle est précieuse ! Comme nous prions et louons, quand nous avons la rosée ! Quel rafraîchissement, quelle croissance, quel parfum, quelle vie il y a en nous quand la rosée est là ! Par-dessus tout, comme des plantes que la propre droite du Seigneur a plantées, nous avons besoin de la rosée de son Saint-Esprit.

« Les eaux qui sont en bas. » Cela se rapporte assurément à cet océan invisible souterrain qui alimente toutes les sources fraîches qui réjouissent la terre. Oh ! puiser aux fontaines éternelles ! C’est là un bienfait indicible ; qu’aucun croyant ne se repose avant de le posséder. La toute-suffisance de l’Éternel est nôtre à jamais. Recourons-y maintenant.

24 décembre

LE JOURDAIN FRANCHI EN CHANTANT

« Tes ennemis feront défaut devant toi » Deutéronome 33:29

Cet ennemi par excellence, le diable, est menteur dès le commencement ; mais il est si spécieux que, comme notre mère Ève, nous sommes amenés à le croire. Pourtant, dans notre expérience, nous le trouverons menteur.

Il dit que nous déchoirons de la grâce, que nous déshonorerons notre profession, et que nous périrons du sort des apostats ; mais, nous confiant au Seigneur Jésus, nous tiendrons ferme notre voie, et prouverons que Jésus ne perd aucun de ceux que son Père lui a donnés. Il nous dit que notre pain manquera, et que nous mourrons de faim avec nos enfants ; pourtant, celui qui nourrit les corbeaux ne nous a pas encore oubliés, et il ne le fera jamais, mais il nous dressera une table en présence de nos ennemis.

Il murmure que le Seigneur ne nous délivrera pas de l’épreuve qui se dessine au loin, et il menace que la dernière once brisera le dos du chameau. Quel menteur il est ! Car le Seigneur ne nous laissera jamais, et ne nous abandonnera jamais. « Qu’il le délivre maintenant ! » crie le démon perfide : mais le Seigneur le fera taire en venant à notre secours.

Il prend un grand plaisir à nous dire que la mort se révélera trop forte pour nous. « Que feras-tu sur les rives orgueilleuses du Jourdain ? » Mais là aussi il se révélera menteur envers nous, et nous traverserons le fleuve en chantant des psaumes de gloire.

25 décembre

IL EST VENU ; IL VIENT

« Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel » Actes 1:11

Beaucoup célèbrent aujourd’hui la première venue de notre Seigneur ; tournons nos pensées vers la promesse de sa seconde venue. Elle est aussi certaine que le premier avènement, et tire de lui une grande part de sa certitude. Celui qui est venu comme un homme abaissé pour servir viendra assurément prendre la récompense de son service. Celui qui est venu pour souffrir ne sera pas lent à venir pour régner.

Voilà notre glorieuse espérance, car nous partagerons sa joie. Aujourd’hui, nous sommes dans notre effacement et notre humiliation, tout comme il l’était pendant qu’il était ici-bas ; mais lorsqu’il viendra, ce sera notre manifestation, comme ce sera sa révélation. Les saints morts vivront à son apparition. Les calomniés et les méprisés resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Alors les saints paraîtront comme des rois et des sacrificateurs, et les jours de leur deuil prendront fin. Le long repos et la splendeur inconcevable du règne millénaire seront une abondante récompense pour les âges de témoignage et de combat.

Oh ! que le Seigneur vienne ! Il vient ! Il est en chemin et voyage vite. Le bruit de son approche devrait être comme une musique à nos cœurs ! Sonnez à toute volée, cloches de l’espérance !

26 décembre

DIEU SEUL, TU PEUX T’Y FIER

« Pierre, prenant la parole, lui dit: Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi » Matthieu 26:33

« Comment donc, s’écrie quelqu’un, ceci n’est pas une promesse de Dieu. » Justement ; mais c’était une promesse d’homme, et c’est pourquoi elle n’aboutit à rien. Pierre pensait dire ce qu’il accomplirait à coup sûr ; mais une promesse qui n’a d’autre fondement qu’une résolution humaine tombera à terre. À peine les tentations s’élevèrent-elles que Pierre renia son Maître, et usa de serments pour confirmer son reniement.

Qu’est-ce que la parole de l’homme ? Un pot de terre qu’un coup brise. Qu’est-ce que ta propre résolution ? Une fleur qui, sous le soin de Dieu, peut porter du fruit, mais qui, laissée à elle-même, tombera à terre au premier vent qui agite le rameau.

À la parole de l’homme, ne suspends que ce qu’elle peut porter.

À ta propre résolution, ne te fie point du tout.

À la promesse de ton Dieu, suspends le temps et l’éternité, ce monde et l’autre, ton tout et le tout de tous tes bien-aimés.

Ce volume est un carnet de chèques pour les croyants, et cette page est destinée à servir d’avertissement quant à la banque sur laquelle ils tirent, et à la signature qu’ils acceptent. Fie-toi à Jésus sans limite. Ne te fie ni à toi-même ni à aucun né de femme, au-delà des justes bornes ; mais confie-toi uniquement et entièrement au Seigneur.

27 décembre

SA BONTÉ ET SON ALLIANCE

« Quand les montagnes s’éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s’éloignera point de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera point, Dit l’Éternel, qui a compassion de toi » Ésaïe 54:10

L’une des plus délicieuses qualités de l’amour divin est son caractère permanent. Les colonnes de la terre peuvent être déplacées, mais la bonté et l’alliance de notre miséricordieux Éternel ne se détournent jamais de son peuple. Comme mon âme se sent heureuse dans une ferme croyance de cette déclaration inspirée ! L’année est presque finie, et les années de ma vie deviennent peu nombreuses, mais le temps ne change pas mon Seigneur. De nouvelles lampes prennent la place des anciennes, un changement perpétuel est sur toutes choses ; mais notre Seigneur est le même. La force renverse les collines, mais aucune puissance concevable ne peut affecter le Dieu éternel. Rien, dans le passé, le présent ou l’avenir, ne peut faire que l’Éternel me soit inclément.

Mon âme, repose-toi dans la bonté éternelle du Seigneur, qui te traite comme un proche parent. Souviens-toi aussi de l’alliance éternelle. Dieu en est toujours attentif — veille à l’être toi aussi. En Jésus-Christ, le Dieu glorieux s’est engagé envers toi à être ton Dieu, et à te tenir pour l’un de son peuple. Bonté et alliance — arrête-toi sur ces mots comme sur des choses sûres et durables que l’éternité même ne t’enlèvera pas.

28 décembre

UNE ASSURANCE ABSOLUE

« Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point » Hébreux 13:5

Plusieurs fois, dans les Écritures, le Seigneur a dit cela. Il l’a souvent répété, pour rendre notre assurance doublement sûre. N’en nourrissons jamais aucun doute. En soi, la promesse est particulièrement emphatique. Dans le grec, elle comporte cinq négations, chacune excluant définitivement la possibilité que le Seigneur laisse jamais l’un des siens au point qu’il puisse à juste titre se sentir abandonné de son Dieu. Cette Écriture inestimable ne nous promet pas l’exemption de la peine, mais elle nous garantit contre l’abandon. Nous pouvons être appelés à parcourir d’étranges chemins, mais nous aurons toujours la compagnie, l’assistance et la provision de notre Seigneur. Nous n’avons pas à convoiter l’argent, car nous aurons toujours notre Dieu, et Dieu vaut mieux que l’or ; sa faveur vaut mieux que la fortune.

Nous devrions assurément nous contenter de ce que nous avons, car celui qui a Dieu a plus que tout le reste du monde. Que pourrions-nous avoir au-delà de l’Infini ? Que pourrions-nous désirer de plus que la Bonté toute-puissante ?

Viens, mon cœur ; si Dieu dit qu’il ne te délaissera point ni ne t’abandonnera, sois abondamment en prière pour la grâce, afin que jamais tu ne laisses ton Seigneur, ni n’abandonnes, même un instant, ses voies.

29 décembre

IL NOUS PORTERA JUSQU’À LA MAISON

« Jusqu’à votre vieillesse je serai le même, Jusqu’à votre vieillesse je vous soutiendrai; Je l’ai fait, et je veux encore vous porter, Vous soutenir et vous sauver » Ésaïe 46:4

L’année est bien vieille, et voici une promesse pour nos amis âgés ; oui, et pour nous tous, à mesure que l’âge nous gagne. Vivons assez longtemps, et nous aurons tous les cheveux blancs ; c’est pourquoi nous pouvons aussi bien jouir de cette promesse par la prévoyance de la foi.

Quand nous vieillirons, notre Dieu sera encore le JE SUIS, demeurant à jamais le même. Les cheveux blancs annoncent notre déclin, mais lui ne décline pas. Quand nous ne pourrons plus porter un fardeau, et pourrons à peine nous porter nous-mêmes, le Seigneur nous portera. De même que, dans nos jeunes jours, il nous portait comme des agneaux dans son sein, ainsi le fera-t-il dans nos années d’infirmité.

Il nous a faits, et il prendra soin de nous. Quand nous deviendrons un fardeau pour nos amis, et un fardeau pour nous-mêmes, le Seigneur ne nous rejettera pas, mais bien plutôt il nous relèvera, nous portera et nous délivrera plus pleinement que jamais. En bien des cas, le Seigneur donne à ses serviteurs un soir long et paisible. Ils ont travaillé dur tout le jour et se sont épuisés au service de leur Maître, et alors il leur dit : « Reposez-vous maintenant, dans l’attente de ce sabbat éternel que je vous ai préparé. » Ne redoutons pas la vieillesse. Vieillissons avec grâce, puisque le Seigneur lui-même est avec nous dans la plénitude de la grâce.

30 décembre

AIMÉS JUSQU’À LA PERFECTION

« ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux » Jean 13:1

Ce fait est essentiellement une promesse ; car ce que notre Seigneur était, il l’est, et ce qu’il était pour ceux avec qui il vivait sur la terre, il le sera pour tous ses bien-aimés aussi longtemps que la lune durera.

« Ayant aimé » : voilà la merveille ! Qu’il ait jamais aimé les hommes, voilà le prodige. Qu’y avait-il dans ses pauvres disciples pour qu’il les aimât ? Qu’y a-t-il en moi ?

Mais lorsqu’il a une fois commencé à aimer, c’est sa nature de continuer. L’amour a fait des saints « les siens » — quel titre de choix ! Il les a achetés par son sang, et ils sont devenus son trésor. Étant les siens, il ne les perdra pas. Étant ses bien-aimés, il ne cessera pas de les aimer. Mon âme, il ne cessera pas de t’aimer !

Le texte se tient bien tel qu’il est : « jusqu’à la fin », jusqu’à sa mort même, la passion souveraine de l’amour pour les siens régna dans son sein sacré. Cela signifie aussi jusqu’à l’extrême. Il ne pouvait les aimer davantage : il se donna lui-même pour eux. Certains lisent : jusqu’à la perfection. En vérité, il prodigua sur eux un amour parfait, où il n’y avait ni défaut ni faille, aucune imprudence, aucune infidélité, aucune réserve.

Tel est l’amour de Jésus pour chacun des siens. Chantons à notre Bien-aimé un cantique.

31 décembre

AUCUN ÉTRANGER DANS LE CIEL

« Tu me conduiras par ton conseil, Puis tu me recevras dans la gloire » Psaume 73:24

De jour en jour et d’année en année, ma foi croit en la sagesse et l’amour de Dieu, et je sais que je ne croirai pas en vain. Aucune de ses bonnes paroles n’a jamais failli, et je suis certain qu’aucune ne tombera jamais à terre.

Je me remets entre ses mains pour être guidé. Je ne connais pas la voie que je devrais choisir : le Seigneur choisira mon héritage pour moi. J’ai besoin de conseil et d’avis ; car mes devoirs sont enchevêtrés, et ma condition est embrouillée. Je recours au Seigneur, comme le souverain sacrificateur d’autrefois consultait son urim et son thummim. Je recherche le conseil du Dieu infaillible de préférence à mon propre jugement ou à l’avis de mes amis. Glorieux Éternel, tu me guideras !

Bientôt la fin viendra : encore quelques années, et je devrai quitter ce monde pour aller au Père. Mon Seigneur sera près de mon lit. Il me rencontrera à la porte du ciel : il m’accueillera dans la terre de gloire. Je ne serai pas un étranger dans le ciel : mon propre Dieu et Père me recevra en sa félicité sans fin.

GLOIRE SOIT À CELUI QUI

ME GUIDERA ICI-BAS,

ET ME RECEVRA DANS L’AU-DELÀ. AMEN.

Le carnet de chèques de la banque de la foi Charles H. Spurgeon

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