Ancré – 30 jours avec Dieu pour les ados – Livre 1
Jour 2 — Y a-t-il un Dieu ?

Chapitre 3 · 4 min de lecture · 5 min d’écoute

Jour 2 — Y a-t-il un Dieu ?

« car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables. »

— Romains 1:19-20

Certaines questions sont plus grandes que d’autres. « Y a-t-il un Dieu ? » est peut-être la plus grande de toutes, parce que la réponse change le sens de tout le reste.

Paul dit que « sa puissance éternelle et sa divinité » « se voient comme à l’œil », « quand on les considère dans ses ouvrages ». Autrement dit, le monde lui-même est un panneau indicateur. Pas besoin d’un laboratoire ni d’un diplôme de philosophie pour le lire. Une fille qui garde des chèvres sur les hauts plateaux d’Éthiopie et un étudiant dans un amphithéâtre de Séoul ont sous les yeux les mêmes indices.

Alors, vers quoi ces indices pointent-ils ? Pense à trois panneaux.

Premièrement, il y a quelque chose plutôt que rien. Tout ce que tu as jamais vu commencer à exister avait une cause : ton téléphone, ta maison, toi. La plupart des scientifiques s’accordent aujourd’hui à dire que l’univers lui-même a eu un commencement. Alors, qu’est-ce qui a causé ça ? Quoi que ce soit, il fallait que ce soit en dehors du temps, de l’espace et de la matière, et assez puissant pour les faire tous exister. Cela ressemble beaucoup à ce que la Bible appelle Dieu.

Deuxièmement, l’univers a du sens. Il fonctionne selon des lois si stables qu’on peut les écrire en équations, lancer une sonde vers une planète qui se déplace dans l’espace, et arriver des années plus tard pile sur la cible. Pourquoi l’univers serait-il ordonné, au fond ? Et pourquoi notre esprit serait-il capable de le comprendre ? Si tout venait d’un hasard sans intelligence, ce serait une bien étrange coïncidence. Si tout vient d’une Intelligence, c’est exactement ce à quoi on s’attendrait.

Troisièmement, il y a quelque chose en toi. Tu sais que certaines choses sont vraiment mal, pas seulement mal vues : harceler quelqu’un de plus faible, trahir un ami, être cruel pour s’amuser. D’où vient ce sentiment qu’il y a des choses qu’on doit faire ? Et tu portes un désir que rien dans ce monde ne comble tout à fait. Ce que tu voulais si fort se révèle, une fois que tu l’as, pas tout à fait suffisant. Ce manque a du sens si tu as été fait pour Quelqu’un.

Aucun de ces panneaux ne te force à croire. Ce n’est pas comme une démonstration de maths qui ne te laisse pas le choix. Blaise Pascal, le brillant mathématicien français qui a construit l’une des premières machines à calculer, l’a dit à peu près ainsi : il y a assez de lumière pour ceux qui veulent voir, et assez d’obscurité pour ceux qui ne le veulent pas. Dieu ne cherche pas à gagner un débat. Il veut être connu et aimé, et l’amour ne se force pas.

Et voici le plus surprenant. Le Dieu qui est derrière l’univers n’est pas une force lointaine. Quand Paul a parlé aux philosophes d’Athènes, il leur a dit que Dieu avait fait les hommes pour « qu’ils cherchassent le Seigneur, et qu’ils s’efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous ».

Pas loin. Ni d’eux, ni de toi.

Réfléchis : Lequel des trois panneaux te semble le plus solide ? Lequel te semble le plus faible, et pourquoi ?

À toi de jouer : Passe cinq minutes dehors aujourd’hui, ou à une fenêtre, en laissant ton téléphone dans une autre pièce. Observe de près un être vivant. Demande-toi honnêtement d’où, selon toi, il vient.

Pour aller plus loin : Pensées de Blaise Pascal — dans son célèbre « pari », Pascal soutient que personne ne peut rester neutre au sujet de Dieu, et qu’il n’y a que deux sortes de personnes raisonnables : celles qui servent Dieu de tout leur cœur parce qu’elles le connaissent, et celles qui le cherchent de tout leur cœur parce qu’elles ne le connaissent pas encore. Commence par le chapitre 3, « De la nécessité du pari ».

Dieu créateur, merci pour un monde rempli de panneaux qui ramènent à toi. Ouvre mes yeux pour que je voie ce que tu as rendu évident. Quand je ne suis pas sûr, aide-moi à continuer de chercher au lieu d’abandonner. Merci de ne pas être loin de moi. Au nom de Jésus, amen.

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