Ancré – 30 jours avec Dieu pour les ados – Livre 1
Jour 27 — Les parents

Chapitre 28 · 4 min de lecture · 5 min d’écoute

Jour 27 — Les parents

« Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec une promesse), afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre. »

— Éphésiens 6:1-3

Soyons honnêtes : c’est peut-être le jour que tu avais envie de sauter.

L’adolescence, c’est le moment où beaucoup de gens se heurtent le plus à leurs parents. Tu grandis, tu te forges tes propres opinions et tu veux plus de liberté. Tes parents essaient de te protéger, parfois de trop près, parfois maladroitement, parfois en gérant un stress que tu ne vois pas. Des portes claquent. Des téléphones sont confisqués. Des deux côtés, on dit des choses qu’on regrette.

Au milieu de cette tension, Paul écrit deux mots : obéir et honorer.

Ce n’est pas tout à fait la même chose. L’obéissance concerne les actes : faire ce que tes parents te demandent. L’honneur concerne l’attitude : les traiter avec respect, reconnaître la place que Dieu leur a donnée dans ta vie. En grandissant, les détails de l’obéissance changent. Un fils ou une fille adulte n’a pas besoin de permission pour sortir. Mais l’honneur n’a pas de date d’expiration.

Remarque l’expression « selon le Seigneur ». Paul ne dit pas que les parents sont parfaits, ni qu’ils remplacent Dieu. Il dit : obéis-leur parce que tu suis Jésus. C’est un acte d’adoration. La rare exception, c’est si un parent te demande de faire quelque chose de clairement mal. L’autorité de Dieu est plus haute, et tu devrais en parler à un autre adulte de confiance.

Jésus lui-même a vécu cela. À douze ans, il y a eu un malentendu avec ses parents au temple. Il avait raison et eux ne comprenaient pas. Pourtant, ensuite, « il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis » (Luc 2:51). Le Fils de Dieu a honoré un simple charpentier et sa jeune épouse.

À quoi ressemble l’honneur pour toi ?

  • Le ton. Tu peux être en désaccord sans mépris. Lever les yeux au ciel, être sarcastique ou bouder en silence, c’est manquer d’honneur, même si techniquement tu obéis.
  • Dire du bien d’eux quand ils ne sont pas là, au lieu de te joindre aux amis qui se moquent de leurs parents.
  • Demander, pas exiger. « Est-ce qu’on peut parler de l’heure à laquelle je dois rentrer ? » va plus loin qu’une dispute.
  • Remarquer ce qu’ils donnent. Beaucoup de parents travaillent de longues heures, renoncent à des choses pour toi, ou portent des soucis qu’ils ne te diraient jamais.

Il vaut la peine de le dire clairement : chaque famille est différente. Peut-être que tu vis avec un seul parent, avec tes grands-parents, une tante ou un oncle, une famille d’accueil ou des frères et sœurs plus âgés. Peut-être qu’un parent est parti, ou décédé, ou qu’il travaille loin. Le commandement de Dieu d’honorer s’applique aux personnes qu’il a placées dans ta vie pour prendre soin de toi, et il est « Le père des orphelins » (Psaumes 68:6) pour chaque vide.

Et ceci est important : si quelqu’un à la maison te fait du mal, te menace ou te fait sentir en danger, ce n’est pas de l’honneur, et ce n’est pas ta faute. Dis-le tout de suite à un adulte de confiance, comme un professeur, un pasteur ou quelqu’un de ta famille. Honorer ses parents ne veut jamais dire garder ce genre de secret.

Paul a aussi écrit aux parents, dans le verset suivant : « pères, n’irritez pas vos enfants » (Éphésiens 6:4). Dieu voit les deux côtés. Ta part, c’est celle sur laquelle tu as prise.

Réfléchis : Que dit d’habitude ton ton à tes parents ou à ceux qui s’occupent de toi ? Y a-t-il quelque chose pour lequel tu as besoin de demander pardon ?

À toi de jouer : Fais aujourd’hui une chose qui montre de l’honneur sans qu’on te l’ait demandé : une tâche accomplie, un merci exprimé, ou des excuses présentées.

Pour aller plus loin : Susanna Wesley, d’Eliza Clarke. L’histoire de la mère de dix-neuf enfants, dont John et Charles Wesley, qui prenait du temps chaque semaine pour parler seule à seul avec chaque enfant de sa vie et de sa foi. Commence par le chapitre 9, « La maison rebâtie ».

Père céleste, merci pour les personnes que tu m’as données pour prendre soin de moi. Aide-moi à les honorer par mes paroles et par mon ton, même quand nous ne sommes pas d’accord. Pardonne-moi pour les fois où j’ai manqué de respect. Là où ma famille est brisée, sois mon Père, et donne-moi la sagesse et le courage de parler si jamais je suis en danger. Au nom de Jésus, amen.

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