Chapitre 20 · 4 min de lecture · 5 min d’écoute
Jour 19 — Adopté
« Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. »
— Romains 8:15-16
Dans le monde romain où vivait Paul, l’adoption était un acte juridique sérieux. Un homme riche sans héritier pouvait adopter un jeune homme et lui donner tout : un nouveau nom, une nouvelle famille, tous les droits d’héritage. Toutes ses anciennes dettes étaient annulées. Aux yeux de la loi, il était devenu une nouvelle personne. Il n’était pas un invité dans la maison. Il était un fils.
Paul reprend cette image et dit : voilà ce que Dieu a fait pour toi en Christ. Le mot que ta Bible traduit par « adoption » veut dire exactement cela : être placé dans la famille avec tous les droits. Et cela vaut pour les fils et pour les filles. Ailleurs, Paul dit que Dieu nous a « prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ ». Jean dit qu’à ceux qui reçoivent Jésus, Dieu « a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ».
Remarque le contraste dans le verset d’aujourd’hui. Il y a deux façons de se situer face à Dieu. L’une est celle d’un esclave : toujours inquiet, toujours en train d’essayer de mériter sa place, jamais sûr d’en avoir fait assez, avec la peur d’être mis dehors. L’autre est celle d’un enfant qui sait qu’il est désiré. Beaucoup de gens qui vont à l’église vivent encore comme des esclaves. Ils obéissent parce qu’ils ont peur, prient parce qu’ils ont l’impression d’y être obligés, et se demandent si Dieu n’est pas secrètement déçu.
Paul dit que ce n’est plus ton esprit. L’Esprit de Dieu vit en toi et t’apprend un mot nouveau : « Abba ». C’est le mot qu’un enfant employait pour son père, chaleureux et proche. Jésus l’employait quand il priait. Maintenant, grâce à lui, tu le peux aussi.
Peut-être que le mot « père » est compliqué pour toi. Peut-être que ton père est absent, ou dur, ou que tu ne l’as jamais connu. Peut-être que tu as un super père, mais il est humain et il t’a déçu. Les familles sont très différentes les unes des autres, et si quelqu’un chez toi te fait sentir en danger, s’il te plaît, dis-le à un adulte de confiance. Mais écoute bien ceci : Dieu n’est pas une version agrandie du père que tu as ou que tu n’as pas eu. Il est le Père vers qui tous les pères devaient pointer. Il ne s’en va pas. Il ne s’emporte pas. Il ne t’aime pas moins quand tu échoues.
L’adoption te dit aussi qui tu es. Tu n’es pas un projet que Dieu supporte. Tu n’es pas un employé en période d’essai. Tu es un enfant, avec un nom et un héritage : « Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu. »
Et l’Esprit lui-même « rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ». Les jours où tu ne le ressens pas, la vérité tient toujours. Les jours où tu le ressens, cette chaleur dans ton cœur quand tu pries, ce sentiment d’être chez toi, c’est la voix de Dieu lui-même qui dit : Tu es à moi.
Réfléchis : Te situes-tu face à Dieu plutôt comme un serviteur inquiet ou comme un enfant aimé ? Qu’est-ce qui te fait ressentir cela ?
À toi de jouer : Aujourd’hui, commence tes prières par ces mots : « Père, merci parce que je suis ton enfant », et dis-le lentement, comme si c’était vrai. Parce que ça l’est.
Pour aller plus loin : La personne et l’œuvre du Saint-Esprit, de R. A. Torrey. Torrey explique comment le Saint-Esprit nous fait passer de prières craintives et formelles à une confiance d’enfant qui crie : « Abba! Père! » Commence par le chapitre 15, « Le Saint-Esprit rendant témoignage à notre adoption ».
Abba, Père, merci de m’avoir adopté dans ta famille par Jésus. Merci parce que je ne suis pas un esclave qui doit mériter sa place, mais ton enfant. Là où j’ai eu peur de toi, que ton Esprit me rappelle que je suis aimé. Merci parce que tu ne m’abandonneras jamais. Au nom de Jésus, amen.
Chapitre 20 terminé
Jour 19 — Adopté