Chapitre 1 · 2 min de lecture
À toi
CELUI QUI A PRONONCÉ et écrit ce message sera profondément déçu s’il ne conduit pas beaucoup d’âmes au Seigneur Jésus. Il est envoyé dans une dépendance d’enfant envers la puissance de Dieu le Saint-Esprit, afin qu’il s’en serve pour la conversion de millions d’âmes, s’il lui plaît. Sans doute bien des pauvres, hommes et femmes, prendront ce petit volume, et le Seigneur les visitera par sa grâce. C’est pour atteindre ce but que le langage le plus simple a été choisi et que bien des tournures familières ont été employées. Mais si des gens de fortune et de rang jettent les yeux sur ce livre, le Saint-Esprit peut aussi les toucher ; car ce qui peut être compris par l’homme sans lettres n’en est pas moins attrayant pour l’homme instruit. Oh ! puissent le lire quelques-uns qui deviendront de grands gagneurs d’âmes !
Qui sait combien trouveront le chemin de la paix par ce qu’ils liront ici ? Une question plus importante encore pour toi, cher lecteur, est celle-ci : seras-tu de leur nombre ?
Un homme plaça une fontaine au bord du chemin, et il y suspendit tout près une coupe retenue par une petite chaîne. On lui apprit quelque temps après qu’un grand critique d’art avait fort blâmé le dessin de cette coupe. « Mais, dit-il, beaucoup d’assoiffés y boivent-ils ? » Alors on lui répondit que des milliers de pauvres gens, hommes, femmes et enfants, apaisaient leur soif à cette fontaine ; il sourit et dit qu’il se souciait peu de la remarque du critique, espérant seulement que, par quelque journée étouffante d’été, le critique lui-même remplirait la coupe, s’y rafraîchirait, et louerait le nom du Seigneur.
Voici ma fontaine, et voici ma coupe : blâme-les si tu veux ; mais bois de l’eau de la vie. C’est là mon seul souci. J’aimerais mieux bénir l’âme du plus pauvre balayeur de rues ou ramasseur de chiffons que de plaire à un prince du sang sans réussir à le convertir à Dieu.
Lecteur, es-tu sérieux en lisant ces pages ? S’il en est ainsi, nous voilà d’accord dès le départ ; mais rien de moins que ta rencontre avec Christ et le ciel n’est le but visé ici. Oh ! puissions-nous le chercher ensemble ! C’est ce que je fais en dédiant ce petit livre par la prière. Ne veux-tu pas te joindre à moi en levant les regards vers Dieu et en le priant de te bénir pendant ta lecture ? La Providence a mis ces pages sur ton chemin, tu disposes d’un peu de loisir pour les lire, et tu te sens disposé à leur prêter attention. Ce sont là de bons signes. Qui sait si le temps fixé de la bénédiction n’est pas venu pour toi ? Quoi qu’il en soit, « le Saint-Esprit dit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. »