Chapitre 4 · 16 min de lecture
Avril
1er avril
Le matin, la parole de l’Éternel me fut adressée. Ézéchiel 12:8.
Une heure paisible passée seul avec Dieu au commencement du jour est le meilleur commencement pour les labeurs et les soucis d’une vie active. Un bref temps de prière, cherchant en haut la sagesse, la grâce et la force, et implorant une effusion du Saint-Esprit, nous aide à porter notre foi dans les affaires du jour. Il apporte au cœur la joie et la paix. Et lorsque nous remettons tous nos soucis aux soins et à la garde du Seigneur, nous efforçant fidèlement de faire sa volonté, nous avons la joyeuse assurance que, si sombres ou décourageants que puissent paraître les événements, la main de notre Père dirige toutes choses et donnera à tous nos labeurs la plus sage direction.—Selected.
2 avril
L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. Genèse 2:7.
Ainsi cette âme qui est mienne est un composé de deux mondes : la poussière et la divinité ! Elle touche à la ligne frontière de deux hémisphères. Elle est alliée d’un côté au divin ; de l’autre, à la bête des champs. Son commencement vient d’en bas, mais son achèvement vient d’en haut ; elle est tirée de la poussière de la terre, mais elle s’achève dans le souffle de Dieu.
Mon âme, es-tu à la hauteur de ta double origine ? Te souviens-tu de ta double filiation, et donc de ton double devoir ? Tu as un devoir envers ton Dieu, car son souffle est en toi ; tu as un devoir envers la terre, car c’est d’elle que tu as été tirée.—George Matheson.
3 avril
Toujours joyeux. 2 Corinthiens 6:10.
Aucun chrétien ne peut jamais savoir ce que signifient ces deux petits mots, « toujours joyeux », sinon le chrétien qui prend sa croix et suit Jésus.—W. Hay Aitken.
4 avril
Tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours. Genèse 13:15.
Les promesses de Dieu sont toujours sur une échelle ascendante. L’une conduit à une autre, plus pleine et plus bénie qu’elle-même. En Mésopotamie, Dieu dit : « Je te montrerai le pays. » À Béthel : « C’est ici le pays. » Ici : « Je te donnerai tout le pays, et des enfants aussi innombrables que les grains de sable. » Et nous découvrirons que même celles-ci sont éclipsées.
C’est ainsi que Dieu nous attire à la sainteté. Ne donnant rien avant que nous ayons osé agir — afin de nous éprouver. Ne donnant pas tout d’emblée — afin de ne pas nous accabler. Et gardant toujours en réserve une provision infinie de bénédictions. Oh, les insondables réserves de Dieu ! Qui a jamais vu sa dernière étoile ?—F. B. Meyer.
5 avril
Cette nuit-là ils ne prirent rien. Jean 21:3.
Dieu peut laisser le monde pécheur réussir dans ses desseins défendus, mais, béni soit son nom, il ne permet pas à ses élus de prospérer dans le chemin qui les fait sortir de sa sainte volonté ! Il a une tempête à envoyer après chaque Jonas, et un filet vide pour chaque Simon incrédule et inconstant.—A. B. Simpson.
6 avril
Ils m’ont faite gardienne des vignes. Ma vigne, à moi, je ne l’ai pas gardée. Cantique des cantiques 1:6.
Notre attention est ici attirée sur un danger qui est éminemment celui de notre époque : l’intense activité de notre temps peut conduire au zèle dans le service au détriment de la communion personnelle ; mais une telle négligence ne fera pas seulement décroître la valeur du service, elle tendra aussi à nous rendre incapables du service le plus élevé.—J. Hudson Taylor.
7 avril
Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés . . . nous y avons vu des enfants d’Anak. Nombres 13:27-28.
C’est lorsque nous sommes dans la voie du devoir que nous rencontrons des géants. C’est lorsque Israël allait de l’avant que les géants apparurent. Quand ils retournèrent dans le désert, ils n’en trouvèrent aucun.—Selected.
8 avril
Chacun avait l’air d’un fils de roi. Juges 8:18.
Frances Ridley Havergal dit : « Si le Roi nous est en effet proche parent, la ressemblance royale sera reconnaissable. »
9 avril
Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. Psaume 23:2.
Cela évoque le repos dans lequel notre bon Berger conduit son troupeau. La vie n’est pas tout entière labeur. Dieu nous ménage bien des lieux de repos paisibles sur notre chemin de pèlerins.
La nuit en est un, lorsque, après le labeur, la lutte et l’épuisement du jour, nous sommes conduits à l’écart, que les rideaux se tirent pour fermer la porte au bruit, et qu’il donne le sommeil à ceux qu’il aime, accordant dans le sommeil les merveilleuses bénédictions du renouvellement. Le sabbat est un autre de ces lieux de repos paisibles. Dieu veut que nous laissions là nos tâches d’ici-bas et que nous ayons un jour pour le rafraîchissement du corps et de l’âme. . . . Les rendez-vous de l’amitié sont aussi des lieux de repos paisibles, où le cœur peut s’entretenir avec le cœur, où Jésus vient, lui aussi, invisible, et donne sa bénédiction. Toutes les institutions du culte chrétien — temps de prière et de dévotion, heures de communion avec Dieu — sont des lieux de repos paisibles.
Bien plus que nous ne sommes portés à le croire, nous avons besoin de ces temps de silence dans notre vie affairée, en ayant d’autant plus besoin que la vie est plus affairée.—J. R. Miller.
10 avril
Son entretien journalier. 2 Rois 25:30.
Un seul bâton aide le voyageur, mais un faisceau de bâtons est un lourd fardeau.—Spurgeon.
11 avril
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. Galates 6:2.
Si perplexe que vous puissiez devenir, à quelque heure que ce soit, devant quelque question de vérité, un refuge et une ressource sont toujours à portée de main : vous pouvez faire quelque chose pour quelqu’un d’autre que vous-même. Aux heures où vous ne pouvez pas voir Dieu, cette sainte possibilité vous demeure ouverte : montrer Dieu ; car c’est par l’amour et la bonté des cœurs humains que la réalité divine se fait sentir aux hommes, qu’ils la nomment ou non. Que cette pensée, donc, demeure avec vous : il peut y avoir des heures où vous ne pouvez pas trouver de secours, mais il n’y a pas d’heure où vous ne puissiez donner du secours.—George Merriam.
12 avril
Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement : car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Philippiens 2:12-13.
Ce n’est pas notre affaire, à vous et à moi, de chercher à savoir si nous parviendrons au ciel, ni même de chercher à savoir si nous serons des hommes de bien ; notre affaire est de chercher comment nous entrerons au cœur des desseins de Dieu et aurons, en ces quelques années, l’indicible privilège d’accomplir quelque chose de son œuvre.—Phillips Brooks.
13 avril
Dieu . . . a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. 2 Corinthiens 4:6.
Chrétien ! ne te repose pas avant de connaître le plein et ininterrompu rayonnement de Dieu dans ton cœur. À cette fin, cède à chacun de ses mouvements qui te montre quelque mal invaincu, et peut-être invincible. Amène-le simplement à la lumière ; laisse la lumière briller sur lui, et le faire disparaître. Attends l’Éternel plus que les gardes n’attendent le matin, car « Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour. » Compte sur ceci : Dieu veut te remplir de la lumière de sa gloire ; attends-le plus que les gardes n’attendent le matin. « Espère en l’Éternel! »—Andrew Murray.
14 avril
Oui, mon âme, confie-toi en Dieu! Psaume 62:5.
Vous est-il jamais venu à l’esprit que, si vous n’entendez pas la réponse de Dieu à la prière, ce n’est peut-être pas parce qu’il est muet, mais parce que vous êtes sourd ; non parce qu’il n’a pas de réponse à donner, mais parce que vous ne l’avez pas écoutée ? Nous sommes si occupés de notre service, si occupés de notre travail, et parfois si occupés de nos prières, qu’il ne nous vient pas à l’esprit d’arrêter notre propre discours et d’écouter si Dieu a quelque réponse à nous donner par « un murmure doux et léger » ; d’être passifs, d’être tranquilles, de ne rien faire, de ne rien dire, en un sens véritable de ne rien penser ; simplement d’être réceptifs et dans l’attente de la voix. « Oui, mon âme, confie-toi en Dieu! », dit le Psalmiste ; et encore : « Espère en l’Éternel! »—Selected.
15 avril
Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi! Matthieu 26:40.
Ô vous qui soupirez, languissez, et pleurez votre manque de force,
Écoutez ce doux murmure : « Ne pouviez-vous veiller une heure ? »
Vers la fécondité et la bénédiction, il n’est point de « chemin royal » ;
La force pour le saint service, c’est le commerce avec Dieu.
—Selected.
16 avril
Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé. Jean 4:34.
Cherchez la nourriture de votre vie dans l’œuvre de votre vie.—Phillips Brooks.
17 avril
C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Philippiens 2:13.
Le plein salut, c’est de comprendre que tout ce que nous voyons en Christ, notre Modèle, peut devenir nôtre, non par imitation, mais par reproduction.—Selected.
18 avril
Et voici, je suis avec vous tous les jours. Matthieu 28:20. (R. V., en marge.)
« Tous les jours » — dans les jours d’hiver, quand les joies se sont enfuies ; dans les jours sans soleil, quand les nuages reviennent encore et encore après la pluie ; dans les jours de maladie et de douleur ; dans les jours de tentation et de perplexité, tout autant que dans les jours où le cœur est aussi plein de joie que les bois au printemps sont pleins de chants. Jamais ne vient le jour où le Seigneur Jésus n’est pas aux côtés de ses saints. L’ami et le compagnon peuvent se tenir au loin, mais lui marche avec eux à travers les feux ; il traverse avec eux les fleuves à gué ; il se tient auprès d’eux face au lion. Nous ne pouvons jamais être seuls. Nous devons toujours ajouter ses ressources aux nôtres lorsque nous faisons nos calculs.—F. B. Meyer.
19 avril
Puisque nous avons . . . une libre entrée dans le sanctuaire au moyen du sang de Jésus . . . approchons-nous avec un cœur sincère. Hébreux 10:19-22.
Oh, la gloire de ce message ! Pendant quinze siècles, Israël eut un sanctuaire avec un Lieu très saint, dans lequel, sous peine de mort, nul ne pouvait entrer. Son unique témoignage était celui-ci : l’homme ne peut habiter en la présence de Dieu ; il ne peut demeurer dans sa communion. Et maintenant, comme tout est changé ! Comme retentissait alors l’avertissement : « Point d’accès ! n’entrez pas ! », ainsi retentit maintenant l’appel : « Entrez ! le voile est déchiré ; le Lieu très saint est ouvert ; Dieu attend de vous accueillir sur son sein ; désormais vous vivrez avec lui. » Tel est le message. Enfant ! ton Père aspire à ce que tu entres, que tu demeures, et que tu n’en sortes plus jamais.—Andrew Murray.
20 avril
Un ange du Dieu à qui j’appartiens et que je sers m’est apparu cette nuit . . . et m’a dit: Paul, ne crains point . . . Dieu t’a donné tous ceux qui naviguent avec toi. C’est pourquoi . . . rassurez-vous, car j’ai cette confiance en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit. Actes 27:23-25.
Une foi active peut rendre grâce pour une promesse, quoiqu’elle ne soit pas encore accomplie ; sachant que les engagements de Dieu valent autant que de l’argent comptant.—Matthew Henry.
21 avril
En toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Philippiens 4:6.
La tentation naturelle devant chaque difficulté est de faire des plans pour elle, de l’écarter soi-même de son chemin ; mais arrêtez court tous vos plans, vos réflexions, vos inquiétudes, et parlez-lui ! « Remets ton sort à l’Éternel, et il te soutiendra. » Vous ne pourrez pas toujours le faire en un instant ou deux. Persévérez alors dans la supplication jusqu’à ce que vous sachiez qu’il s’en est chargé, et la prière devient louange. Reposez-vous, ayez confiance, et attendez, et voyez comment il fait ce que vous vouliez faire, et dont vous étiez si soucieux. « Restez en place, et regardez la délivrance que l’Éternel va vous accorder. »—A. E. Funk.
22 avril
Ceux qui se confient en l’Éternel . . . prennent le vol comme les aigles. Ésaïe 40:31.
Toutes les créatures qui ont des ailes peuvent échapper à tout piège tendu devant elles, pourvu qu’elles volent assez haut ; et l’âme qui se sert de ses ailes peut toujours trouver un sûr « moyen d’en sortir » loin de tout ce qui peut la blesser ou la troubler.—Smith.
23 avril
L’amour parfait bannit la crainte. 1 Jean 4:18.
La crainte et l’amour s’élèvent en antagonisme l’une contre l’autre comme des mobiles de la vie, semblables à ces deux montagnes du haut desquelles furent prononcées respectivement les bénédictions et les malédictions de l’ancienne loi — la montagne de la Malédiction toute stérile, pierreuse, sans verdure et sans eau ; la montagne de la Bénédiction, verte et riante, parée de mainte fleur, et bénie de maint ruisselet murmurant. La crainte est stérile. L’amour est fécond. L’une est une esclave, et son œuvre vaut peu. L’autre est libre, et ses actes sont grands et précieux. Du sommet foudroyé de la montagne qui enfante la servitude, on peut entendre les paroles de la loi ; mais la puissance de garder toutes ces lois doit être cherchée sur la colline ensoleillée où la liberté habite dans l’amour et donne de l’énergie à l’obéissance. C’est pourquoi, si vous voulez employer dans votre propre vie la plus haute puissance que Dieu nous ait donnée pour notre croissance dans la grâce, tirez vos arguments non de la crainte, mais de l’amour.—Alex. McLaren.
24 avril
L’amour de Christ nous presse. 2 Corinthiens 5:14.
L’amour de Christ est trop vaste pour qu’aucun cœur le contienne. Il débordera dans le cœur des autres : il se répandra, se donnera, pour l’enrichissement d’autres vies. Le cœur de Christ est une chose coûteuse à posséder. Il conduira ceux qui l’ont là où il l’a conduit, lui. S’il lui a coûté la croix, il ne leur coûtera pas moins.—J. M. Campbell.
25 avril
Je suis l’Éternel, ton Dieu, Qui fortifie ta droite, Qui te dis: Ne crains rien, Je viens à ton secours. Ésaïe 41:13.
N’essayez pas de tenir la main de Dieu ; laissez-le tenir la vôtre. Laissez-lui la prise, et gardez pour vous la confiance.—H. W. Webb Peploe.
26 avril
Voyez quelle puissance il déploie parmi vous. 1 Samuel 12:24.
Considérez tout le chemin par lequel l’Éternel, votre Dieu, vous a conduit. Ne le voyez-vous pas parsemé de dix mille bénédictions déguisées ? Rappelez-vous le secours nécessaire envoyé au moment critique ; le bon chemin choisi pour vous, à la place du mauvais chemin que vous aviez choisi vous-même ; la chose nuisible à laquelle votre cœur s’attachait si tendrement, ôtée de votre route ; le répit accordé, dont votre esprit éprouvé et en lutte avait justement besoin à ce moment-là. Oh, Jésus ne s’est-il pas tenu à votre côté quand vous ne le saviez pas ? L’Amour infini n’a-t-il pas entouré chaque événement de ses bras éternels, et doré chaque nuage de sa bordure miséricordieuse ? Oh, revenez sur vos pas, et marquez son empreinte à chacun d’eux ! Remerciez-le pour toutes, et apprenez la leçon nécessaire : vous appuyer plus simplement sur Jésus.—F. Whitfield.
27 avril
Il . . . dit . . . je suis allé cacher ton talent dans la terre. . . . Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux. Matthieu 25:24-26.
Entre les grandes choses que nous ne pouvons pas faire et les petites choses que nous ne voulons pas faire, le danger est que nous ne fassions rien.—Monod.
28 avril
A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité! 2 Pierre 3:18.
Croyant, tu anticipes le temps où tu te joindras aux saints d’en haut pour attribuer toute gloire à Jésus ; mais le glorifies-tu maintenant ? Les paroles de l’apôtre sont : « A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité! »—C. H. Spurgeon.
29 avril
Tu sauras que je suis l’Éternel, Et que ceux qui espèrent en moi ne seront point confus. Ésaïe 49:23.
J. Hudson Taylor dit : « L’attente paisible devant Dieu pourrait épargner bien des erreurs et bien des chagrins. »
30 avril
Qu’il te soit fait comme tu veux. Matthieu 15:28.
Oh, les victoires de la prière ! Elles sont les sommets de la Bible. Elles nous ramènent aux plaines de Mamré, aux gués de Peniel, à la prison de Joseph, aux triomphes de Moïse, aux victoires éclatantes de Josué, aux délivrances de David, aux miracles d’Élie et d’Élisée, à toute l’histoire de la vie du Maître, au secret de la Pentecôte, à la note dominante du ministère sans pareil de Paul, aux vies des saints et aux morts des martyrs, à tout ce qu’il y a de plus sacré et de plus doux dans l’histoire de l’Église et dans l’expérience des enfants de Dieu. Et lorsque, pour nous, le dernier combat sera passé, et que l’escabeau de la prière aura fait place à la harpe de la louange, les instants du temps qui seront dorés de l’éclat le plus céleste et le plus éternel seront ceux, souvent liés à la plus profonde tristesse et à la nuit la plus noire, sur lesquels nous portons l’inscription : « Jéhovah-Shamma : L’Éternel était là ! »—A. B. Simpson.
Chapitre 4 terminé
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