Chapitre 5 · 18 min de lecture
Vision
Si nous voulons atteindre la destinée que Dieu a fixée à notre vie en Christ, il est essentiel d’avoir une vision qui voit au-delà de nos circonstances. Notre point de vue va influencer notre manière de vivre, qu’il s’agisse d’un regard sur nous-mêmes (le regard intérieur), de notre regard sur le monde (le regard extérieur), ou de notre regard sur le Seigneur (le regard vers le haut).
Le regard intérieur
On a dit que « ce que vous pensez être, vous l’êtes ». Cela n’est pas vrai, bien entendu, pour ceux qui sont abusés par les illusions de la maladie.
Vous avez peut-être entendu l’histoire des deux pensionnaires d’un asile.
« Salut, dit l’un. Qui es-tu ? »
« Je suis Napoléon », répondit son ami.
« Non, tu ne l’es pas. »
« Si, je le suis. »
« Non, tu ne l’es pas ! »
« Si, je le suis ! »
« Qui t’a dit cela ? »
« C’est Dieu ! »
« Non, ce n’est pas moi !!! »
Hélas, il y a dans l’Église chrétienne bien des gens tout aussi aveugles à leur identité que ces malheureux pensionnaires. Or ce ne sont pas seulement les délires de grandeur ou l’orgueil que nous devons affronter, mais aussi les sentiments opposés d’une piètre estime de soi. La maxime citée plus haut est certainement vraie sur ce terrain négatif. Lorsque nous nourrissons des pensées qui nous rabaissent, nous habitons la même vallée que ces pensées misérables. Nous montrons du doigt l’homme qui a une haute opinion de lui-même et nous le disons « orgueilleux », de ceux que Dieu abaissera à coup sûr.
Pourtant, nous sommes prompts à nous défendre lorsqu’on nous accuse de trop nous rabaisser, ajoutant (avec un peu d’orgueil ?) que nous sommes appelés à être « humbles ». Cela ne fait que trahir une ignorance de ce qu’est l’humilité. Elle n’est pas le contraire de l’orgueil — cela, c’est la fausse humilité — et c’est une maladie tout aussi grave que son antithèse.
Nous sommes appelés à être « humbles comme de petits enfants » si nous voulons être grands dans le royaume des cieux. Les enfants peuvent jouer, revêtir des costumes et des masques, mais quand vient l’heure du coucher, ils déposent leurs jouets et se glissent sous les couvertures, de nouveau faibles et fatigués, ayant besoin des câlins d’un père et d’une mère qui les borde. Ils redeviennent « simplement eux-mêmes ».
Il n’y a que les adultes pour garder costumes et masques, car nous ne voulons pas que les autres nous voient tels que nous nous connaissons nous-mêmes. La Bible appelle cela l’hypocrisie (en grec : jouer le rôle d’un autre personnage).
Méditez ceci : la parole la plus humble de toute la Bible est sortie de la bouche de Dieu lui-même ! Lorsque Moïse lui demanda : « Qui dirai-je qui m’a envoyé quand je parlerai aux enfants d’Israël ? », l’Éternel répondit : « Je suis celui qui suis ! Dis-leur que celui qui s’appelle “je suis” t’a envoyé ! »
L’humilité, c’est savoir — et être — qui l’on est vraiment. Ni plus, ni moins.
Alors, qui êtes-vous ?
En supposant que vous soyez un croyant chrétien, né de nouveau de l’Esprit de Dieu, la Bible a bien des choses merveilleuses à dire de vous. Lisez le Nouveau Testament en y cherchant la multitude de choses glorieuses qui sont présentées comme les richesses communes à tous les croyants. Beaucoup de ces richesses dépendent de quelque action de notre part, mais la plupart ont peu à voir avec nos capacités ou notre maturité ; elles tiennent bien plutôt à ce que Jésus a remporté pour nous sur la croix, ce que le Père se plaît à nous accorder simplement parce qu’il aime le Fils.
Je crois que tout nouveau croyant devrait recevoir, tôt dans sa nouvelle vie, l’enseignement du premier chapitre de l’épître aux Éphésiens, afin de connaître sa position « en Christ ».
Nous sommes élus en lui, nous avons été adoptés dans la famille de Dieu, et nous sommes agréés parce que le Père l’aime. Nous sommes « assis dans les lieux célestes » en lui, bien au-dessus de toute domination et de toute puissance (mauvaise). Cessez de croire les mensonges de Satan à votre sujet et mettez-vous à croire ce que Dieu dit de vous !
J’étais un pécheur, mais la Bible me dit que je suis désormais un saint !
J’étais esclave du péché, mais je suis désormais un fils de Dieu !
Mes péchés sont pardonnés, et je peux l’appeler « Père » ! Autrefois je marchais dans les ténèbres, mais maintenant je marche dans la lumière !
J’étais mort, mais maintenant je suis vivant !
J’étais perdu, mais maintenant je suis retrouvé — j’appartiens à quelqu’un !
Je suis une nouvelle créature (par l’esprit) ; les choses anciennes sont passées, et toutes choses sont devenues nouvelles.
— non à cause de quoi que ce soit en moi, mais parce que je suis en lui.
Criez-le sur les toits ! Levez la tête et chantez ! Nous sommes les enfants du ROI, alléluia ! Cette vie n’est qu’un bref camp d’entraînement qui nous prépare à régner avec notre roi, et nous pouvons vaincre parce qu’il habite en nous — Christ en nous, notre gage de gloire.
Satan vous accusera, faisant naître des sentiments de culpabilité et de condamnation, mais la vérité déclare que « rien ne pourra vous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ ». Qui allez-vous croire — Satan, le père du mensonge, ou le Saint-Esprit, l’auteur de la Parole de Dieu ?
Les circonstances peuvent vous accabler, mais vous pouvez être « plus que vainqueur par Christ qui vous fortifie ». Le croyez-vous, ou préférez-vous croire votre ennemi, Satan ?
L’une des plus grandes tragédies de l’Église chrétienne est le nombre de croyants qui ne savent pas qui ils sont (en Christ) et qui passent beaucoup de temps à chercher à se justifier devant Dieu et devant les autres. Cela est plus triste encore lorsqu’on l’observe chez des responsables mal assurés dans leur position (souvent parce que Dieu ne les a pas appelés à l’occuper), et qui doivent jouer les jeux politiques de l’Église pour conserver leur rang. À de telles personnes il est très difficile d’être le serviteur que le Maître nous a tous appelés à être. Au lieu de cela, ils s’accrochent à leur « pouvoir », blessant souvent d’autres croyants au passage. Il y a un verset de la Bible qui m’a toujours frappé comme étant très important ; pourtant, quand je l’ai cité et que j’ai demandé à mes auditeurs où il se trouve dans l’Écriture, aucun n’a su me répondre. Le voici.
« Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu… »
(Autrement dit : « Jésus, sachant qui il était, d’où il était venu, ce qu’il faisait et où il allait… »)
Savez-vous ce qui vient ensuite ? (N’avez-vous pas horreur qu’on vous mette ainsi sur la sellette ??) Cherchez-le vous-même dans l’Évangile de Jean, au chapitre 13 ! Il était assuré en lui-même et dans son appel.
Nous devons être pareillement assurés si nous voulons être tout ce que le Seigneur désire que nous soyons — voler comme l’aigle. Il est facile de servir les autres quand on sait soi-même qui l’on est et où l’on en est.
Le regard extérieur
Que voyez-vous lorsque vous regardez la société humaine — quelle est votre vision du monde ? Quand tout, autour de vous, semble dans le désordre, pourquoi vous en étonner ? Vous devez reconnaître que telle est la voie du monde. C’est une vieille création épuisée, qui soupire et souffre les douleurs de l’enfantement, sous la conduite d’aveugles, attendant le jour où son créateur reviendra, amenant avec lui les fils de Dieu.
En attendant, il suivra la religion de l’humanisme séculier, où l’homme est le centre de son propre univers et où Dieu a été relégué à sa périphérie. De fait, dans la société postchrétienne où nous vivons désormais, beaucoup se joindraient aux théologiens libéraux du début du vingtième siècle pour proclamer que Dieu est mort ! Privé de l’absolu d’une responsabilité envers quelqu’un qui lui soit extérieur, l’homme devient l’arbitre de la morale — de ce qui est bien ou mal — et la société vacille de crise en crise.
J’étais en Écosse, coanimant un concert de prière avec Ian et Peter, deux pasteurs de l’Église d’Écosse. L’esprit de Ian était très sombre durant la soirée ; je lui en demandai donc la raison. Ce jour-là, le synode de l’Église nationale avait voté l’ordination d’hommes homosexuels, chose que Ian et Peter tenaient tous deux pour contraire à l’Écriture. Avec beaucoup d’autres, ils avaient été autorisés à faire consigner leur désaccord dans les registres officiels, mais la motion avait été adoptée.
Je demandai alors à Peter pourquoi il n’était pas, lui, aussi abattu. Sa réponse fut éclairante. Ce fut la parabole du verre à moitié plein — ou à moitié vide — d’eau. « Quand je suis arrivé dans cette ville il y a vingt ans, dit-il, on pouvait peut-être trouver deux ou trois de nos églises où l’Évangile était fidèlement prêché. Aujourd’hui, il y en a vingt-deux ! Il se produit une polarisation. Là où les ténèbres sont plus grandes, la lumière l’est aussi. » Il ne laissa pas sa vision du monde lui dérober sa vision du Seigneur.
En ce moment même, vous et moi sommes dans ce monde, mais nous ne sommes pas de lui. N’attendez pas qu’il vous accueille. De même qu’il n’a pas reçu le Seigneur Jésus, il ne peut vous accepter. Cependant, le Seigneur n’a pas choisi de nous retirer de ce monde, car il veut que nous soyons ses témoins dans le monde. Il sait que ce sera difficile, car nous avons un ennemi actif, mais il a prié, et il prie encore pour nous. « Père, je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal, car ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. » Bien entendu, les croyants doivent être engagés dans bien des aspects du monde — comme le sel qui en relève la fadeur et s’oppose à son mal ; comme une lumière qui en révèle la maladie et montre le chemin de la vie. Certains voleront comme l’aigle dans un ministère donné par Dieu, au sein des institutions et des organisations du monde.
Toutefois, notre préoccupation première n’est pas ce monde, mais son royaume parmi les peuples de ce monde.
Nous ne sommes pas appelés à nous tenir dans le monde pour rendre témoignage de Christ ; nous sommes appelés à nous tenir en Christ pour rendre témoignage au monde !
Jésus a parlé de cinq sortes de personnes qu’il tient pour grandes dans son royaume. Ce sont des serviteurs, semblables à des enfants, prêts à être les derniers ou les moindres, et pareils au plus jeune. Avez-vous jamais réfléchi à ce que signifie être « comme le plus jeune » ? Au temps de Jésus, tout le bien du père passait au fils aîné. À lui la ferme et tout le bétail. Le fils cadet pouvait porter tout son héritage sur son épaule, comme le fit le prodigue en quittant la maison. Lorsqu’il se repentit et revint à la maison de son père, il s’estima indigne d’être le fils de son père ; mais le vieil homme le reçut avec une étreinte d’amour, des sandales neuves, une robe et un festin.
À cela, le fils aîné se mit en colère. « Pourquoi as-tu tué le veau gras pour ce dissipateur ? », demanda-t-il. En réponse, le père fit remarquer que tous les veaux gras appartenaient au fils aîné. En fait, toute la ferme était à lui. Il possédait tout ! Mais, à la vérité, c’était la ferme qui le possédait ! La repentance et le pardon ne l’intéressaient pas ; son seul intérêt était ce qu’il possédait. Ceci est ma ferme ! N’y touchez pas !
(Entendez-vous les échos ? Ceci est mon ministère / mon église / mon programme / ma chorale ! Ce sont mes brebis ! Ne faites pas de vagues !) À qui appartient donc l’église, au fond ?
Être « comme le plus jeune » signifie que nous ne laissons pas ce monde nous posséder, ni ses positions, ni ses biens, ni sa popularité, ni sa renommée, ni ses buts. Nous ne sommes « pas de ce monde », nous ne sommes pas « attachés », car nous sommes les ambassadeurs d’un autre monde, plus élevé. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas posséder de biens ni accepter les honneurs qu’on nous accorde. De fait, le chrétien devrait se distinguer de la foule comme celui qui fait bien son travail et qui est digne d’honneur, même selon les critères du monde.
Cependant, quand bien même nous posséderions le monde, il ne doit pas nous posséder ; nous ne le tenons que d’une main légère, afin que, lorsque le Maître nous appelle ailleurs, notre attachement ne nous retienne pas. Lorsqu’il nous appelle à voler comme l’aigle, nous ne sommes pas « cloués au sol » par des attaches, des engagements, des « cordes » tissées au fil de longues années de commerce avec le monde et ses usages.
Nous devons comprendre que cette vie — dans ce monde — n’est que le camp d’entraînement que Dieu a conçu pour nous rendre parfaits en vue du monde réel de l’Éternité. Il cherche un peuple qui vaincra dans cette vie afin de régner avec lui dans l’autre. Nous ne trouvons pas étrange que des hommes endurent un grand stress et des humiliations personnelles lorsqu’ils s’entraînent pour devenir Marines ; pourtant, nous commençons souvent à nous plaindre lorsque notre Maître permet que des difficultés et un lion rugissant nous assaillent dans notre entraînement. Nous sommes trop prompts à compromettre notre préparation en recherchant l’amitié du monde.
Cependant, lorsque nous serons ce que le Seigneur nous a appelés à devenir, nous serons vainqueurs, même dans ce monde, et son royaume sera établi sur la terre comme au ciel. Il bâtira son Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
À propos, un chat qui « miaule » n’attrapera jamais sa proie ; un lion qui rugit est tout aussi inefficace, sauf lorsque nous lui donnons du pouvoir en laissant son rugissement agir sur nos émotions et paralyser nos actes.
Il se sert de la peur, de la gêne, de la jalousie, de l’envie, de la colère et d’autres émotions négatives semblables pour nous dérober notre victoire. Nous devons apprendre à reconnaître ses tactiques et décider de ne pas laisser ces émotions nous entraver. J’ai passé au Népal un mois très agréable à animer plusieurs séminaires pour des missionnaires et à parcourir une grande partie du pays.
Dans la ville de Dharan, on me présenta un homme âgé qui y avait été pasteur pendant de longues années, à l’époque où les églises subissaient une grande persécution. Il avait été arrêté plus de vingt-cinq fois et emprisonné sept fois, la plus longue peine ayant duré huit ans. Dès sa sortie de prison, il retournait dans son village et se remettait à prêcher l’Évangile. Je lui demandai : « N’aviez-vous pas peur d’être de nouveau arrêté ? » Il me répondit : « Pourquoi aurais-je peur ? Le lion a rugi de toutes ses forces ! » Il avait la juste vision — une vue parfaite dans les choses spirituelles !
C’est Jim Elliot, l’un des cinq jeunes hommes martyrisés dans les jungles de l’Équateur en 1959, qui écrivit peu avant sa mort : « Il n’est pas insensé, celui qui donne ce qu’il ne peut garder pour gagner ce qu’il ne peut perdre ! »
De toute évidence, ce monde ne le possédait pas, car il avait une vision bien plus élevée que ce monde.
Jésus savait ce que serait l’avenir de l’homme sur la terre ; c’est pourquoi il nous dit : « Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. » Notre regard doit se porter vers le haut.
Le regard vers le haut
Le monde peut bien prétendre, dans son aveuglement, que « Dieu est mort » ; mais les citoyens du royaume céleste connaissent une autre réalité. Dieu est toujours sur le trône et conduit toutes choses à leur accomplissement, afin qu’au temps marqué il réunisse toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. Il accomplira ses desseins.
En 2 Rois 6, nous lisons le péril que connut le prophète Élisée après avoir informé son roi des plans que formaient les Syriens pour envahir Israël. Le roi de Syrie envoya une grande armée s’emparer du prophète à la ville de Dothan. Au lever du soleil, le serviteur du prophète se leva de sa couche et ouvrit les fenêtres pour accueillir le jour nouveau. Imaginez sa surprise et son effroi lorsqu’il vit la ville cernée par l’armée syrienne. Les circonstances n’étaient guère prometteuses ! L’horizon était noir. Le monde entier semblait rangé en bataille contre l’homme de Dieu.
« Ah? Mon seigneur, comment ferons-nous! », s’écria le serviteur.
Élisée se leva de sa couche, s’avança jusqu’à la fenêtre, considéra l’ennemi, et pria. Nul mot de détresse, nulle supplication pour la délivrance, nulle question posée à Dieu. Rien qu’une prière toute simple : « Éternel, ouvre ses yeux, pour qu’il voie ! »
Et l’Éternel ouvrit les yeux du jeune homme, qui vit que les montagnes autour de la ville étaient couvertes des chevaux et des chars de feu de l’armée de Dieu. Le roi de Syrie avait beau envoyer sa grande armée, elle ne pouvait rien contre l’homme de Dieu. Avec Dieu, nous sommes toujours « plus que vainqueurs » de tout ce que l’ennemi ou le monde peut lancer contre nous. Nous devons lever les yeux pour voir que les collines qui entourent nos circonstances sont remplies des armées du Seigneur, n’attendant que son ordre pour être lâchées dans la situation.
Le roi David connut bien des jours où tout semblait se dresser contre lui. Le roi Saül avait tenté de le tuer à plusieurs reprises et l’avait pourchassé après qu’il eut quitté le palais de Jérusalem, si bien que, des années durant, il avait mené la vie d’un proscrit. Mais parmi les jours les plus tristes de sa vie fut celui où il comprit que son fils Absalom levait une armée pour destituer son père du trône d’Israël. David consigne l’évolution de ses sentiments dans le Psaume 3 — depuis le sombre horizon du verset 1 (« Ô Éternel, que mes ennemis sont nombreux ! ») jusqu’à l’assurance du verset 8 (« Le salut est auprès de l’Éternel ! »). Il nous faut remarquer le verset 3 pour voir comment ce changement d’attitude s’opéra : « Mais toi, ô Éternel! Tu es mon bouclier, Tu es ma gloire, et tu relèves ma tête. » Plus tard, il écrira : « Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel. »
Quelles que soient vos circonstances, de quelque manière que l’ennemi vous accuse ou que le monde vous outrage, levez les yeux et fixez-les sur les réalités des lieux célestes. Votre époux vous attend, la table du banquet est dressée, et bientôt nous entendrons l’éclat de la trompette qui nous invitera aux noces de l’Agneau.
Votre Seigneur tient tout en main, et vous pouvez avoir l’assurance que « celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ ».
Ce n’est pas là de la pensée positive, mais un énoncé clair de notre espérance (c’est-à-dire l’attente ardente de ce qui est certain). Jusqu’à ce jour, il veut que nous volions comme l’aigle !
Vous pouvez avoir une saine vision de vous-même, une vision réaliste du monde et une ardente espérance dans le Seigneur ; mais quelle est votre vision de l’Église ? Est-elle faible et inefficace, sans grand effet sur votre monde ? Est-elle devenue une organisation plutôt qu’un organisme — le corps vivant de Christ ? Est-elle centrée sur les programmes plutôt que soucieuse des personnes ?
L’un des grands privilèges que j’ai est de voyager dans de nombreux pays pour servir les jeunes et les responsables d’églises. Je veux le crier haut et fort : l’Église de Jésus-Christ est bien vivante, en bien des lieux. Partout où je vais, je rencontre des hommes et des femmes qui accomplissent de grandes choses pour Dieu, même si, bien entendu, les médias séculiers ne nous disent pas grand-chose de ces croyants qui transforment leur monde. Ce qu’ils ont en commun, c’est un fardeau et une grande vision de ce que Dieu peut faire à travers eux.
Jeune homme, Loren Cunningham eut une vision. C’était celle de vagues de jeunes gens libérés et déferlant comme les vagues de la mer sur les rivages du monde. Il croyait que Dieu pouvait pousser des multitudes à partir avec les deux mains de l’Évangile : proclamer la bonne nouvelle et manifester la nature de Jésus par leurs actes.
Aujourd’hui, Jeunesse en Mission est connue dans le monde entier, avec un corps missionnaire d’environ huit mille collaborateurs servant dans plus de cinquante nations, et ayant exercé son ministère dans tous les pays reconnus par les Nations unies.
Alors, quelle est votre vision ?