Chapitre 4 · 5 min de lecture
Santé et salut par le nom de Jésus
Actes 3:16 ; 4:10, 12 Lorsque, après la Pentecôte, le paralytique fut guéri par Pierre et Jean à la porte du temple, c’est « au nom de Jésus-Christ de Nazareth » qu’ils lui dirent : « lève-toi et marche », et dès que le peuple, dans son étonnement, accourut vers eux, Pierre déclara que c’était le nom de Jésus qui avait si complètement guéri cet homme.
Par suite de ce miracle et du discours de Pierre, beaucoup de gens qui avaient entendu la Parole crurent (Actes 4:4). Le lendemain, Pierre répéta ces paroles devant le sanhédrin : « C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth … c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous » ; puis il ajouta : « Il n’y a sous le ciel aucun autre nom … par lequel nous devions être sauvés. » Cette déclaration de Pierre nous annonce que le nom de Jésus guérit et sauve à la fois. Nous avons là un enseignement de la plus haute importance pour la guérison divine.
Nous voyons que la guérison et la santé font partie du salut de Christ. Pierre ne l’affirme-t-il pas clairement dans son discours au sanhédrin où, ayant parlé de guérison, il en vient aussitôt à parler du salut par Christ ? (Actes 4:10, 12). Au ciel, nos corps eux-mêmes auront leur part au salut ; le salut ne sera pas complet pour nous tant que nos corps ne jouiront pas de la pleine rédemption de Christ. Pourquoi donc ne croirions-nous pas à cette œuvre de rédemption ici-bas ? Déjà même ici sur la terre, la santé de nos corps est un fruit du salut que Jésus a acquis pour nous.
Nous voyons aussi que la santé, comme le salut, doit s’obtenir par la foi. La tendance naturelle de l’homme est d’opérer son salut par ses œuvres, et ce n’est qu’avec peine qu’il en vient à le recevoir par la foi ; mais lorsqu’il s’agit de la guérison du corps, il a plus de peine encore à la saisir. Quant au salut, il finit par l’accepter parce qu’il ne peut ouvrir par aucun autre moyen la porte du ciel ; tandis que pour le corps, il use de remèdes bien connus. Pourquoi donc chercherait-il la guérison divine ? Heureux celui qui parvient à comprendre que c’est la volonté de Dieu ; que Dieu veut manifester la puissance de Jésus, et aussi nous révéler son amour paternel ; exercer et affermir notre foi, et nous faire éprouver la puissance de la rédemption dans le corps aussi bien que dans l’âme. Le corps fait partie de notre être ; le corps aussi a été sauvé par Christ ; c’est pourquoi c’est dans notre corps que notre Père veut manifester la puissance de la rédemption, et faire voir aux hommes que Jésus vit. Oh, croyons au nom de Jésus ! N’est-ce pas au nom de Jésus qu’une parfaite santé fut donnée à l’homme impotent ? Et ces paroles : « Ta foi t’a sauvé », ne furent-elles pas prononcées lorsque le corps fut guéri ? Cherchons donc à obtenir la guérison divine.
Partout où l’Esprit agit avec puissance, il opère des guérisons divines. Ne semblerait-il pas que si jamais les miracles furent superflus, ce fut à la Pentecôte, car alors la parole des apôtres agissait avec puissance, et l’effusion du Saint-Esprit était abondante ? Eh bien, c’est précisément parce que l’Esprit agissait avec puissance que son œuvre devait nécessairement être visible dans le corps. Si la guérison divine ne se voit que rarement de nos jours, nous ne pouvons l’attribuer à aucune autre cause qu’à ceci : que l’Esprit n’agit pas avec puissance. L’incrédulité des mondains et le manque de zèle parmi les croyants arrêtent son œuvre. Les guérisons que Dieu donne çà et là sont les signes précurseurs de toutes les grâces spirituelles qui nous sont promises, et il n’y a que le Saint-Esprit qui révèle la toute-puissance du nom de Jésus pour opérer de telles guérisons. Prions instamment pour le Saint-Esprit, plaçons-nous sans réserve sous sa direction, et cherchons à être fermes dans notre foi au nom de Jésus, que ce soit pour prêcher le salut ou pour l’œuvre de guérison.
Dieu accorde la guérison pour glorifier le nom de Jésus. Cherchons à être guéris par Jésus afin que son nom soit glorifié. Il est triste de voir combien peu la puissance de son nom est reconnue, combien peu elle est le but de la prédication et de la prière. Des trésors de grâce divine, dont les chrétiens se privent par leur manque de foi et de zèle, sont cachés dans le nom de Jésus. C’est la volonté de Dieu de glorifier son Fils dans l’Église ; et il le fera partout où il trouvera la foi. Que ce soit parmi les croyants ou parmi les païens, il est prêt, avec la vertu d’en haut, à réveiller les consciences et à amener les cœurs à l’obéissance. Dieu est prêt à manifester la toute-puissance de son Fils, et à le faire d’une manière frappante dans le corps aussi bien que dans l’âme. Croyons-le pour nous-mêmes, croyons-le pour les autres, pour le cercle de croyants qui nous entoure, et aussi pour l’Église du monde entier. Appliquons-nous à croire d’une foi ferme à la puissance du nom de Jésus, demandons de grandes choses en son nom, comptant sur sa promesse, et nous verrons Dieu accomplir encore des merveilles par le nom de son saint Fils.