La guérison divine ·La volonté de Dieu

Chapitre 26 · 5 min de lecture

La volonté de Dieu

« Que ta volonté soit faite » (Matthieu 6:10). « Si Dieu le veut » (Jacques 4:15).

Aux jours de maladie, quand les médecins et les remèdes échouent, on a généralement recours aux paroles que nous venons de citer, et elles peuvent aisément devenir une pierre d’achoppement sur le chemin de la guérison divine. « Comment saurais-je, demande-t-on, s’il n’est pas de la volonté de Dieu que je demeure malade ? Et tant que la question reste ouverte, comment puis-je croire à la guérison, comment puis-je la demander avec foi ? » Ici la vérité et l’erreur semblent se toucher. Il est en effet impossible de prier avec foi quand nous ne sommes pas sûrs de demander selon la volonté de Dieu. « Je puis, dira-t-on, prier avec ferveur en demandant à Dieu de faire pour moi ce qu’il y a de meilleur, croyant qu’il me guérira si cela est possible. » Tant que l’on prie ainsi, on prie sans doute avec soumission, mais ce n’est pas là la prière de la foi. Celle-ci n’est possible que lorsque nous sommes certains de demander selon la volonté de Dieu. La question se ramène donc à s’assurer de ce qu’est la volonté de Dieu. C’est une grande erreur de penser que l’enfant de Dieu ne peut connaître sa volonté au sujet de la guérison.

Pour connaître sa divine volonté, nous devons être guidés par la Parole de Dieu. C’est sa Parole qui nous promet la guérison. La promesse de Jacques 5 est si absolue qu’il est impossible de la nier. Cette promesse ne fait que confirmer d’autres passages, tout aussi forts, qui nous disent que Jésus-Christ a obtenu pour nous la guérison de nos maladies, parce qu’il a porté nos souffrances. Selon cette promesse, nous avons droit à la guérison, parce qu’elle fait partie du salut que nous avons en Christ, et c’est pourquoi nous pouvons l’attendre avec certitude. L’Écriture nous dit que la maladie est, dans les mains de Dieu, le moyen de châtier ses enfants à cause de leurs péchés, mais que cette discipline cesse de s’exercer dès que son enfant souffrant reconnaît son péché et s’en détourne. N’est-ce pas dire clairement que Dieu ne désire se servir de la maladie que pour ramener ses enfants lorsqu’ils s’égarent ?

Chrétien malade, ouvre ta Bible, étudie-la et vois dans ses pages que la maladie est un avertissement pour renoncer au péché, mais que quiconque reconnaît ses péchés et les abandonne trouve en Jésus le pardon et la guérison. Telle est la promesse de Dieu dans sa Parole. Si le Seigneur avait en vue quelque autre dispensation pour ceux de ses enfants qu’il s’apprêtait à rappeler à lui, il leur ferait connaître sa volonté, en leur donnant par le Saint-Esprit le désir de s’en aller ; dans d’autres cas particuliers, il éveillerait quelque conviction spéciale ; mais, en règle générale, la Parole de Dieu nous promet la guérison en réponse à la prière de la foi.

« Néanmoins, pourrait-on dire, ne vaut-il pas mieux en toutes choses s’en remettre à la volonté de Dieu ? » Et l’on cite l’exemple de tels ou tels chrétiens qui auraient, pour ainsi dire, forcé la main de Dieu en priant sans ajouter : « Que ta volonté soit faite », et qui n’auraient pas trouvé de bénédiction dans l’exaucement de leurs prières. Et ceux-là diraient : « Comment savons-nous si la maladie ne vaudrait pas mieux pour nous que la santé ? » Remarquez ici qu’il ne s’agit nullement de forcer la main de Dieu, puisque c’est sa Parole qui nous dit que sa volonté est de nous guérir. « La prière de la foi sauvera le malade. » Dieu veut que la santé de l’âme ait une heureuse influence en retour sur la santé du corps, que la présence de Jésus dans l’âme trouve sa confirmation dans le bon état du corps. Et lorsque vous savez que telle est sa volonté, vous ne pouvez pas, en parlant de cette manière, dire avec vérité que vous vous en remettez à lui en toutes choses. Ce n’est pas s’en remettre à lui que d’employer tous les remèdes possibles pour obtenir la guérison, au lieu de saisir sa promesse. Votre soumission n’est rien d’autre qu’une paresse spirituelle en face de ce que Dieu vous commande de faire.

Quant à savoir si la maladie ne vaut pas mieux que la santé, nous n’hésitons pas à répondre que le retour à la santé, qui est le fruit de l’abandon du péché, de la consécration à Dieu et d’une communion plus profonde avec Dieu, vaut infiniment mieux que la maladie. « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification » (1 Thessaloniciens 4:3), et c’est par la guérison que Dieu en confirme la réalité. Lorsque Jésus vient prendre possession de notre corps et le guérit miraculeusement, lorsqu’il s’ensuit que la santé reçue doit être entretenue de jour en jour par une communion ininterrompue avec lui, l’expérience que nous acquérons ainsi de la puissance du Sauveur et de son amour est un résultat bien supérieur à tout ce que la maladie peut offrir. Sans doute la maladie peut nous enseigner la soumission, mais la guérison reçue directement de Dieu nous fait mieux connaître notre Seigneur et nous apprend à mieux nous confier en lui. En outre, elle prépare le croyant à mieux accomplir le service de Dieu.

Chrétien qui es malade, si tu veux réellement chercher à connaître quelle est la volonté de Dieu en cette chose, ne te laisse pas influencer par les opinions d’autrui, ni par tes propres préjugés d’autrefois, mais écoute et étudie ce que la Parole de Dieu a à dire. Examine si elle ne te dit pas que la guérison divine fait partie de la rédemption de Jésus, et que Dieu veut que tout croyant ait le droit de la réclamer ; vois si elle ne promet pas que la prière de tout enfant de Dieu pour cette chose sera exaucée, et si la santé rétablie par la puissance du Saint-Esprit ne manifeste pas la gloire de Dieu aux yeux de l’Église et du monde. Interroge-la ; elle te répondra que, selon la volonté de Dieu, la maladie est une discipline occasionnée par le péché (ou par une défaillance), et que la guérison, accordée à la prière de la foi, rend témoignage à sa grâce qui pardonne, qui sanctifie, et qui ôte le péché.

Sommaire

La guérison divine Andrew Murray

Page 1 / 1 · 5 min restantes dans le chapitre