Chapitre 14 · 4 min de lecture
Le Saint-Esprit, l’Esprit de guérison
1 Corinthiens 12:4, 9, 11 Qu’est-ce qui distingue les enfants de Dieu ? Quelle est leur gloire ? C’est que Dieu habite au milieu d’eux et se révèle à eux avec puissance (Exode 33:16 ; 34:9, 10). Sous la Nouvelle Alliance, cette habitation de Dieu dans le croyant est encore plus manifeste qu’autrefois. Dieu envoie le Saint-Esprit à son Église, qui est le corps de Christ, pour agir en elle avec puissance, et sa vie et sa prospérité dépendent de lui. L’Esprit doit trouver en elle une pleine liberté, sans réserve, afin qu’elle soit reconnue comme l’Église de Christ, le corps du Seigneur. À toute époque l’Église peut s’attendre à des manifestations de l’Esprit, car elles forment notre unité indissoluble : « un seul corps et un seul Esprit » (Éphésiens 4:4).
L’Esprit opère diversement dans tel ou tel membre de l’Église. Il est possible d’être rempli de l’Esprit pour une œuvre particulière et non pour une autre. Il y a aussi des temps, dans l’histoire de l’Église, où certains dons de l’Esprit sont accordés avec puissance, tandis qu’en même temps l’ignorance ou l’incrédulité peuvent entraver d’autres dons. Partout où se trouve la vie plus abondante de l’Esprit, nous pouvons nous attendre à ce qu’il manifeste tous ses dons.
Le don de guérison est l’une des plus belles manifestations de l’Esprit. Il est rapporté au sujet de Jésus « comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable » (Actes 10:38). Le Saint-Esprit en lui était un Esprit de guérison, et il fut le même dans les disciples après la Pentecôte. Ainsi les paroles de notre texte expriment ce qui fut l’expérience continuelle de l’Église primitive (comparez attentivement Actes 3:7 ; 4:30 ; 5:12, 15, 16 ; 6:8 ; 8:7 ; 9:41 ; 14:9, 10 ; 16:18, 19 ; 19:12 ; 28:8, 9). L’effusion abondante de l’Esprit produisit d’abondantes guérisons. Quelle leçon pour l’Église de nos jours !
La guérison divine est l’œuvre du Saint-Esprit. La rédemption de Christ étend son action puissante jusqu’au corps, et le Saint-Esprit est chargé à la fois de nous la transmettre et de la maintenir en nous. Notre corps a part au bienfait de la rédemption, et dès maintenant il peut en recevoir le gage par la guérison divine. C’est Jésus qui guérit, Jésus qui oint et baptise du Saint-Esprit. Jésus, qui a baptisé ses disciples du même Esprit, est celui qui nous envoie le Saint-Esprit ici-bas — soit pour éloigner de nous la maladie, soit pour nous rendre la santé lorsque la maladie s’est emparée de nous.
La guérison divine accompagne la sanctification par l’Esprit. C’est pour nous rendre saints que le Saint-Esprit nous fait participer à la rédemption de Christ. De là vient son nom de « Saint ». C’est pourquoi la guérison qu’il opère fait partie intégrante de sa mission divine, et il l’accorde soit pour amener le malade à se convertir et à croire (Actes 4:29, 30 ; 5:12, 14 ; 6:7, 8 ; 8:6-8), soit pour confirmer sa foi s’il est déjà converti ; il le contraint ainsi à renoncer au péché et à se consacrer entièrement à Dieu et à son service (1 Corinthiens 10:31 ; Jacques 5:15, 16 ; Hébreux 12:10).
La guérison divine tend à glorifier Jésus. C’est la volonté de Dieu que son Fils soit glorifié, et le Saint-Esprit le fait lorsqu’il vient nous montrer ce que la rédemption de Christ opère pour nous. La rédemption du corps mortel paraît presque plus merveilleuse que celle de l’âme immortelle. Par ces deux voies, Dieu veut habiter en nous par Christ, et triompher ainsi de la chair. Dès que notre corps devient le temple de Dieu par l’Esprit, Jésus est glorifié.
La guérison divine a lieu partout où l’Esprit de Dieu agit avec puissance. On en trouve les preuves dans la vie des Réformateurs, et dans celle de certains Moraves en leurs meilleurs temps. Mais il y a encore d’autres promesses touchant l’effusion du Saint-Esprit qui n’ont pas été accomplies jusqu’à présent. Vivons dans une sainte attente, priant le Seigneur de les accomplir en nous.